La gastronomie en Rhône-Alpes est un type de gastronomie spécifique à une ancienne région administrative de France.
Caractéristiques
La gastronomie rhônalpine doit sa réputation aux « mères », aux Vettard, à Nandron, Lacombe père et fils, Paul Bocuse (restaurant doublement étoilé de Collonges-au-Mont-d'Or), aux brasseries lyonnaises, ou encore à Pierre Orsi.
La région, encore pauvre au XIXe siècle, connaît un essor économique progressif grâce à sa position sur de grands itinéraires. , constatait Paul Bocuse, .
Elle compte aujourd'hui une soixantaine d'établissements étoilés sur le guide Michelin, dont cinq chefs honorés de trois Étoiles Michelin : Michel Troisgros, successeur de Pierre et Jean à Roanne ; Marc Veyrat à Annecy Veyrier du Paul Bocuse ; Anne-Sophie Pic à Valence (seule femme de France à recevoir cette distinction) ; Georges Blanc à Vonnas.
La région se caractérise par la diversité de sa production et la richesse de ses terroirs, par exemple : Spécialités : la volaille de Bresse, les poissons de la Dombes ou du Léman, la charcuterie dite lyonnaise, l’olive de Nyons, les truffes du Tricastin ; Fromages : le beaufort, l'abondance, le reblochon , la tome des Bauges, le chevrotin , l'emmental de Savoie, la tomme de Savoie picodon, fourme de Montbrison; Fruits : la noix de Grenoble la myrtille, la châtaigne, le nougat de Montélimar .
Dans l’Ardèche et la Drôme, la gastronomie s'inspire de la cuisine du Sud de la France, à base d’olive ou de plantes aromatiques.
Dans le Dauphiné, la cuisine dauphinoise tire ses racines à la fois dans une tradition méditerranéenne et alpine : on y constate en effet la fréquente utilisation d'huile d'olive ou de noix.
À Lyon, dans les « bouchons », restaurants typiques, le menu est souvent composé d’une salade de cervelas, d’andouillette, de charcuterie et de cervelle de canut, accompagnées d’un « pot lyonnais » de Beaujolais ou de Côte du Rhône.
En altitude, parmi les plats les plus fréquemment servis se trouvent la tartiflette ou le farcement. Des préparations à base de châtaigne (cousina, castagnou… ) sont consommées en Ardèche. En Isère, les spécialités sont le gratin dauphinois et le bleu du Vercors-Sassenage, tandis que dans la Drôme, ce sont les ravioles de Romans. Dans l’Ain, la poularde demi-deuil de Georges Blanc et la galette au sucre de Pérouges.
Les côtes du Rhône septentrionales comprennent notamment les régions viticoles de condrieu, saint-joseph, cornas, côte-rôtie, ou encore hermitage, tandis que le Beaujolais comprend celles de morgon, fleurie, ou encore juliénas… À cela s'ajoutent les vins de Savoie, du Bugey, les vins d’Ardèche (Côte du Vivarais), les coteaux du Tricastin, les Côtes du Forez et la Côte roannaise.
La région n'est pas brassicole à la manière de l'Alsace ou du Nord, mais compte des micro-brasseries artisanales ou fermières, qui élaborent des bières aromatisées aux produits du terroir : à la châtaigne, à la myrtille, aux noix, à l’eau des glaciers dans les Alpes ou encore au génépi.
Elle produit également les eaux minérales d’Évian et de Thonon, ainsi que les eaux pétillantes de Vals ou de Saint-Galmier.
Références
Voir aussi
Bibliographie
Liens externes