Laure Albin Guillot, née Laure Meifredy le à Paris où elle est morte le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , , vue 4/31., est une photographe française. Portraitiste, elle s'illustre notamment dans la photographie de mode, du nu et de la publicité, et dans la photographie abstraite.
Biographie
Origines familiales Son père, Henri Nicolas Meifredy [1843-1892], est originaire de Provence. Il est caissier principal de la Société J.F. Cail et Cie La Ruche, 1er avril 1883 ( journal politique, artistique, littéraire et financier fait référence à la structure classique des périodiques et revues d'opinion francophones du XIXe ou du début du XXe siècle, combinant chroniques culturelles, analyses économiques et positionnements politiques)., auteur de nombreux articles pédagogiquesLa Ruche artistique et littéraire, ., d'un Traité pratique de comptabilité Paris, Alphonse Picard, 1881. In-8°. 3 vol. Première édition Cf. Catalogue des ouvrages et documents du Musée pédagogique et Bibliothèque centrale d' enseignement primaire, Volume 2. Paris imprimerie et librairie Chaix et 1883, cinq cahiers in-4°couronne in-8°, 136 p.Catalogue des ouvrages et documents du Musée pédagogique et Bibliothèque centrale d’enseignement primaire, Volume 2, 1883., est administrateur de la Caisse d'épargneLe Temps, , ., membre actif des Apprentis d'Auteuil, et délégué cantonal de la SeineBulletin administratif de l’Instruction publique, : .. Sa mère est d'origine belge, son grand-père natif de Gand devenant négociant en dentelles à Parisau 6, rue Saint-Nicaise. Gazette des Tribunaux journal de jurisprudence et des débats judiciaires, .. Laure a une sœur aînée et un frère, ingénieur électricienNée et mariée à Paris le .Né en 1852, mort à Dijon, Le Figaro, .Annuaire de la Société des ingénieurs civils de France, 1894.Journal Officiel, , année 66, ..
Jeunesse Laure Meifredy manifeste tôt un gout prononcé pour la musique et la peinture Evoqué par Anne Reverseau chercheuse au FNRS , développé dès les petites classes par l'établissement scolaire pour jeunes filles de son quartier, le Lycée Molière. qui compte encore peu d'élèves. L'éducation y est stricte : former à la culture en même temps que développer l'intelligence, ouvrir l'esprit aux activités professionnelles. Elle est pianiste et peint lors de son mariage à 18 ans avec Albin Guillot qui en a 22Acte mariage le 07 décembre 1897, n° 960, Paris 16e. Acte de naissance no 2372, Paris 3e, Albin Célestin Louis Guillot 10 décembre 1875 au 23, rue des Filles-du-Calvaire où son père Jean-Baptiste Albin Guillot était fabricant de pianos.
., est passionné comme elle de musique et finit sa médecine tout en amassant une collection de préparations microscopiques ; son épouse s’initie à les photographier .
Elle est veuve à 50 ans, après .
Oeuvre Vers 1920 elle fait ses débuts professionnels dans le domaine de la mode en collaborant régulièrement avec les magazines Jardin des modes, Femina, L’Officiel de la couture et de la mode, Vogue.
D’abord influencée par le pictorialisme, Laure Albin Guillot reçoit en 1922 une médaille d’or au concours de la Revue française de photographie et joue un rôle important dans la nouvelle photographie des années 1930 et l'avènement de la Nouvelle Vision en orientant ses recherches dans le domaine de l'art décoratif. Elle participe à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925, où elle expose une série de portraits de décorateurs, d’ensembliers et d’artisans d’art (André Groult, Jacques-Émile Ruhlmann, Jules Leleu) et revendique le statut d’artiste décorateur.
Elle ouvre un studio 43, boulevard de Beauséjour dans le de Paris.
En 1931, en hommage à son défunt mari, elle publie un portfolio de grand format, tiré à , intitulé Micrographie décorative, dont le travail est fondé sur la découpe de végétaux et de minéraux. Portraitiste reconnue, elle photographie notamment André Gide, Paul Valéry, Jean Cocteau, Colette et participe à la revue Arts et Métiers Graphiques fondée par Charles Peignot. Elle collabore avec Paul Valéry à l'illustration de Narcisse.. Son activité se prolonge dans les domaines de la photographie publicitaire et la photographie de mode.
Nommée archiviste en chef du service des archives photographiques des Beaux-Arts de Paris en 1932, Laure Albin Guillot est, l’année suivante, nommée directrice de la Cinémathèque nationale, projet sans suite qui précéda la Cinémathèque française d'Henri Langlois créée en 1936.. En 1933, elle écrit et publie Photographie publicitaire, ouvrage définissant le rôle de la photographie dans la publicité moderne. Membre du jury de l’Exposition internationale de la photographie contemporaine au pavillon de Marsan du palais du Louvre en 1936, elle obtient la création d’une section photographique pour l'Exposition internationale des arts et techniques de 1937. Présidente de l’Union féminine des carrières libérales, elle co-organise la manifestation Les femmes artistes d’Europe exposent au Jeu de Paume en 1937, au Jeu de Paume. Elle met fin à ses fonctions officielles en 1940, mais poursuit ses activités dans son studio personnel.
Auteur de livres d’artiste composés de tirages au charbon Fresson, luxueusement édités, à tirage limité, Laure Albin Guillot illustre Narcisse de Paul Valéry et Les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs dans les mêmes années, réalise en 1939 un reportage sur la protection des monuments de Paris et l'évacuation des œuvres du musée du Louvre en vue de l'OccupationDelphine Désveaux et Michael Houlette, , ., illustre les Préludes de Claude Debussy en 1948. En 1946, elle réalise un livre d'artiste avec Henry de Montherlant, La Déesse Cypris.
En 1950, un dégât des eaux détruit la plus grande partie de ses archives et ses négatifs les plus anciens. Elle est expulsée de sa villa et de son studio au bénéfice d’une opération immobilière en 1955. En , Laure Albin Guillot se retire à la Maison nationale des artistes de Nogent-sur-Marne. Elle meurt à Paris le .
L’agence Roger-Viollet rachète en 1964 son fonds d’atelier qui est composé de négatifs originaux, de épreuves d’époque, de correspondance et de documents autographes. Ce fonds est à présent propriété de la Ville de Paris.
Une grande exposition des œuvres de Laure Albin Guillot est organisée en 2013 au musée du Jeu de Paume à Paris., puis au musée de l’Élysée à Lausanne. Elle fait l'objet d'un hommage lors de la de la photographie à la mairie du de Paris, du 3 au .
Expositions monographiques
1935 : Laure Albin Guillot, portraits d'hommes, galerie Billiet-Worms à Paris. - : Laure Albin Guillot ou « la Volonté d’art » , musée d'Évreux. - : Laure Albin Guillot (1879-1962). l’enjeu classique, musée du Jeu de Paume, Paris.. Puis - : Musée de l'Élysée, Lausanne.
- : Laure Albin Guillot artisane d’art et de la photographie, musée du Jeu de Paume, Paris. 2018 : Laure Albin Guillot, Maison nationale des artistes, Nogent-sur-Marne.
Réception critique
Publications
Micrographies décoratives. La micrographie pathologique au point de vue des arts décoratifs texte d'Alfred Daniel-Brunet 1882-1943 pharmacien membre de l'Institut, Paris, In-folio carré (435 x 405mm.), vingt photographies tirées en noir, bistre, argent, sépia, vert et or. Reliure à spirale, le premier plat estampé d'un décor de feuillages et marqué du titre en grandes lettres au palladium, Paris, Draeger Frères,1931. Photographie publicitaire, Delphine Desveaux. — Michael Houlette. In-8°, 61 pages illustrées de photos. Paris, éditeur Gauthier-Villars, 1933. Fernand Windels, Le Tapis, un art, une industrie, Paris, Éditions d’Antin, 1935. 212 pages in-4° abondamment illustrées de photos L. Albin-Guillot. Henri Verne, Le Louvre la nuit, 60 photographies de Laure Albin-Guillot, guide du visiteur par Jean Vergnet-Ruiz, Grenoble, Éditions Arthaud, 1937. Pierre Louÿs, Douze Chansons de Bilitis, douze photographies de Laure Albin-Guillot reproduites en phototypie. 30 feuillets non chiffrés en leporello, in-4° (31 x 21 cm) sous ais de bois biseautés liés par deux rubans, titre gravé sur le premier plat, tirage limitée à 40 exemplaires numérotés, mise en page et typographies réalisées par Henri Jonquières, Paris, J. Dumoulin imprimeur, . Aspects de la France, treize héliogravures par Laure Albin Guillot composent cet ouvrage broché in-4° (38,5 x 28,5 cm) au tirage limité à 1000 exemplaires numérotés, édité par le Gouvernement français à l'occasion de la soirée de gala à l'Opéra de Paris en l'honneur du Roi George VI et de la reine Élisabeth II en visite en France, Paris, Imprimerie Georges Lang, . La Cantate du Narcisse, vingt images photographiques de Laure Albin-Guillot en regard de textes de Paul Valéry « Vous avez simplement fait un poème à côté du mien » lui dit-il. 86 pages in-4°, 30 exemplaires hors commerce sur vélin de Rives, impr. Artra, 1941 (1942). Arbres, dix-huit images photographiques de Laure Albin Guillot (tirages originaux réalisés par le procédé Fresson sur vergé d'Arches), texte-dialogue de Paul Valéry (32 pages), in-folio, sous portefeuille muet et emboîtage de l'éditeur. Cinquante exemplaires numérotés, dix exemplaires marqués HC, éditeur Rousseau Frères, Bordeaux 1943. Ciels, Seize images photographiques de Laure Albin-Guillot, Texte de Marcelle Maurette, portfolio (31*24,8 cm) sous couverture rempliée, éditeur Henri Colas, Paris et Rousseau Frères, Bordeaux, 1944. La déesse Cypris, douze études de nus de Laure Albin-Guillot gravées sur cuivre et tirées à la presse à bras, texte d'Henry de Montherlant. In-folio, 41 pp. 12 planches, en feuilles, couverture originale imprimée, étui de l'éditeur. Tirage à 250 exemplaires, Paris, Henri Colas et Bordeaux, Rousseau Frères, 1946. L’éternel Retour, vingt et une photographies hors texte de Laure Albin Guillot, tirées du film de Jean Delannoy, scénario de Jean Cocteau, in-4° en feuilles tirées sur les presses héliogravures de Draeger frères, 156 pages sous chemise et étui cartonnes de l'éditeur Nouvelles Éditions Françaises, 1947. Missa Est, commentaires et prières de Daniel-Rops, planches photographiques de Laure Albin Guillot, Librairie Arthème Fayard, 1951.
Récompenses et distinctions 1922 : médaille d'or au concours de la Revue française de photographie à Parisdata.bnf.fr. Journal officiel Paris, , Année 58, N122. Laure Albin-Guillot, artiste-décorateur à Paris. Grand prix, de pratique professionnelle..
Hommages publics Le jardin Laure-Albin-Guillot, situé au 18, rue Paul-Bourget dans le de Paris, a été nommé en sa mémoire par délibération votée à l'unanimité du Conseil de Paris..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Christian Bouqueret (dir.), Les Femmes photographes de la Nouvelle Vision en France 1920-1940 [catalogue d’exposition, Hôtel de Sully], Paris, Éditions Marval, 1988. . . Ulrich Pohlmann (dir.), Qui a peur des femmes photographes ? 1839-1945 [catalogue d’exposition], Paris, Éditions Hazan, 2015. . . ..
Articles connexes Place des femmes dans la photographie Liste de femmes photographes Femme artiste
Liens externes
Laure Albin Guillot, L'Enjeu classique sur Jeu de paume.org. Laure Albin Guillot : un peu plus que le bon goût français sur lemonde.fr. « Laure Albin Guillot » sur Archives of Women Artists, Research and Exhibitions.
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