La ligne 2 du tramway de Montpellier est une ligne du tramway de Montpellier longue de reliant, du au nord-est au sud-ouest, Jacou, Castelnau-le-Lez, Montpellier et Saint-Jean-de-Védas. Elle se parcourt en 53 minutes d'un terminus à l'autre. Électrifiée en 750 volts courant continu, elle a la particularité de comporter plusieurs sections en voie unique.
Envisagée et construite dans la foulée de la ligne 1, elle est mise en service le et disposait initialement d'un tracé plus long via les rives du Lez mais a été déviée en 2012 par la place de la Comédie en lien avec l'ouverture des lignes 3 et 4.
Sa fréquentation quotidienne est de en 2018.
L'aménagement urbain de la ligne est réalisé par l'architecte urbaniste Antoine Garcia-Diaz. Les rames Alstom Citadis sont parées d'une livrée orange aux motifs floraux, sur le thème de la terre et dessinée par Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti.
Histoire Prémices
Le , Montpellier District attribue à la SMTU la réalisation des études préliminaires pour la seconde ligne..
Le projet est adopté par le District le . et la concertation publique est menée courant 2001..
Si le tracé global de Jacou à Saint-Jean-de-Védas est défini, deux variantes sont alors étudiées en centre-ville de Montpellier : soit passer en tronc commun avec la ligne 1 entre le Corum et la gare, soit contourner le cœur de ville par le nord et l'ouest par le boulevard Henri-IV et le boulevard du Jeu-de-Paume. Une troisième variante est évoquée ensuite par l'est via l'avenue Mermoz, la rue Léon-Blum, le boulevard de Strasbourg et le pont de Sète, qui a les faveurs des autorités. et qui est retenue en 2003.
En effet, bien que le tracé par la Comédie ait offert la plus grande affluence, le détour par Rives du Lez a été privilégié par Georges Frêche qui craignait pour la cohabitation tram/piétons sur la place de la Comédie en raison du nombre important de passages du tramway.. Le Collectif Tramway s'est notamment battu contre ce tracé sinueux, privilégiant le tronc commun Corum-Gare avec la ligne 1 ; il soutient également le tracé alternatif par le Peyrou et le Jeu-de-Paume avec le soutien des commerçants..
En , la pétition du Collectif tramway recueille près de contre ce tracé..
D'autres variantes ont été abandonnées, comme le passage par l'avenue Clemenceau au profit du quartier Nouveau Saint-Roch par exemple.
En , la livrée florale dessinée par Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti comme pour la ligne 1 est présentée par Georges Frêche aux élus du conseil d'agglomération., la présentation à la presse a lieu le suivant..
Premières concertations et choix du tracé L'enquête publique est organisée du au ..
En la commission d'enquête valide le tracé en émettant des réserves sur le tracé en centre-ville, le préfet demandant une étude complémentaire approuvée par le conseil communauté le et approuvée par les commissaires-enquêteurs.. La commission souhaite rechercher un tracé que celui retenu qui est avec la ligne 1 ; elle rejette également une variante à l'ouest via le boulevard du Jeu-de-Paume, par ailleurs réclamée par les associations..
Alstom est choisi comme pour la ligne 1 pour fournir les rames, en ..
Avant même l'obtention de la déclaration d'utilité publique, la construction du viaduc Alphonse-Loubat, parallèle à la ligne ferroviaire et destiné à dévier une partie du trafic routier de la place du 11-Novembre débute en , et nécessite également la démolition puis la reconstruction de la passerelle piétonne au-dessus des voies ferrées entre le Corum et le lycée Joffre.. Ce chantier est critiqué par les opposants au tracé retenu pour la ligne 2 et les riverains du Corum et un recours est déposé et jugé au tribunal administratif au printemps 2004..
La ligne est déclarée d'utilité publique le .. La station Victoire 2 est ajoutée dans le même temps. En , Alstom est retenu pour fournir 24 rames de tramway..
Construction vignette|Le raccordement insolite entre la ligne 2 et le dépôt de la Jeune Parque, avec sa branche où seule la ligne aérienne existe.
Le projet est complexe sur le point des ouvrages d'arts avec la présence de 25 ouvrages d'art dont quatre majeurs : le pont de la Concorde, le viaduc Alphonse-Loubat, le passage devant la gare et le passage sous l'avenue de la Liberté, auxquels s'ajoutent les terrassements menés en commun avec le contournement est.. Deux autres points rendent le chantier complexe : l'acquisition de 350 parcelles de foncier et l'emprunt d'une section de la ligne de Paulhan à Montpellier inutilisée mais officiellement toujours ouverte, appartenant à RFF et nécessitant un montage juridique très compliqué. Il est par ailleurs prévu que tramways et trains de fret y cohabitent.. Les rachats de parcelles sont par ailleurs menés en parallèle du chantier.
Les travaux préparatoires débutent le ..
Entre le et le , la construction du viaduc Loubat et le raccordement des voies de la ligne 2 à celle de la ligne 1 place du 11-novembre-1918 devant le Corum est mené, nécessitant la coupure partielle de la première ligne..
Les difficultés à boucler le budget fin 2004/début 2005 conduisent à réduire la voilure sur les infrastructures : parc relais des Sabines dont la capacité est réduite de 600 à 380 places, report sine die des stations Amphitrite, Grisettes et Victoire 2, mobilier urbain et revêtements de sol moins luxueux. Une ouverture phasée est par ailleurs envisagée à ce stade. Le nombre d'œuvres d'art est également réduit, de cinq à une seule.
La première soudure de rails a lieu le dans le quartier de l'Aiguelongue., une cérémonie officielle est organisée le suivant. Le , le projet de passerelle au-dessus du Lez entre la station Pompignane et le quartier éponyme est abandonné, aussi bien pour des raisons économiques que d'opposition des riverains. La construction du dépôt des tramways de la Jeune Parque débute le .
Entre le et le , le raccordement des voies des deux lignes à la gare Saint-Roch nécessite une nouvelle coupure partielle de la ligne 1, puis à nouveau du au au niveau de la place de l'Europe pour les mêmes raisons. Le pont de Sète, sur sa section au-dessus du tramway, est également reconstruit durant l'été 2005.
Courant 2005, le pont vieillissant permettant à l'avenue Dubout de franchir celle de Maurin où passera ligne est remplacé par un ouvrage plus large., achevé le .. À l'automne 2005, de nombreux recours liés aux expropriations sont toujours en cours, notamment à Saint-Jean-de-Védas ou vers la station Aiguelongue (résolu début 2006). Le , la maquette du nez des nouvelles rames est présentée au public.
La première rame est livrée le et présentée le suivant. La construction du futur terminus à Saint-Jean-de-Védas commence tardivement en , tandis que les premiers essais en ligne ont lieu sur le raccordement du dépôt de Jeune Parque.
Le pont de la Concorde, ouvrage mixte routier et tramway, est inauguré le et la pose des voies est achevée le suivant. La passerelle reliant la station Via Domitia au collège voisin est posée en .
Une incongruité du chantier est rectifiée en avec la démolition de l'auvent de l'ancienne halle marchandises de la gare de Montpellier qui engageait le gabarit ; dans le même temps (le ) la première rame d'essai atteint la gare Saint-Roch. La pose de la ligne aérienne de contact est achevée le .
Autre incongruité due aux économies menées pour boucler le financement de la ligne, le triangle de raccordement du dépôt a été amputé d'une de ses branches (seul le raccordement vers Sabines a vu le jour), mais la ligne aérienne de contact a été posée malgré tout. Le dépôt de la Jeune Parque, réaménagé pour le tramway, est inauguré le . La section entre les stations Georges Pompidou et Jacou a été victime de désordres de terrassements dus aux pluies automnales nécessitant, en de déposer, refaire le terrassement puis reposer la voie, chantier achevé le suivant.
Essais et inauguration La marche à blanc débute le et la ligne 2 est inaugurée le .. Elle est mise en service le suivant avec un service réduit jusqu'au où le réseau de bus restructuré est mis en service..
La station Victoire 2, dont la construction a débuté en , est mise en service quelques mois plus tard le .. À proximité de cette dernière, l'unique située sur la section appartenant à RFF, se trouve leseul passage à niveau du réseau, au croisement de la route départementale 612..
Lors de sa construction, une fouille a été réalisée rue de la Fontaine-du-Pila. Les archéologues ont découvert, que ce lieu avait été occupé il y a par des humains au bord du Verdanson. Des chasseurs y avaient installé leur campementrapport d'activité 2006 de l’Inrap page 97..
Un contentieux avec un concessionnaire automobile à Castelnau-le-Lez, concernant l'acquisition des terrains pour élargir la route et relocaliser la concession., oblige les voitures à rouler sur 100 à 200 mètres sur les voies du tramway en direction de Jacou, cette situation durera jusqu'au et l'ouverture du tronçon routier manquant, dont la construction a débuté le précédent et n'a pas nécessité l'interruption de la ligne 2...
Modifications ultérieures La courbe de la place Carnot est reprofilée durant l'été 2007 pour limiter les secousses rencontrées par les voyageurs et augmenter la vitesse de passage. À l'été 2008, le mur de soutènement de l'avenue Villeneuve d'Angoulême est reconstruit, il menaçait de s'effondrer sur les voies du tramway et était étayé depuis l'automne 2007..
En , l'idée d'une ligne circulaire permettant à la ligne 2 de gagner un itinéraire plus direct via la Comédie est évoquée dans le Midi-Libre.. Au vu de la faible fréquentation de la ligne 2 sur son détour par le Lez , Georges Frêche annonce le la création d'une ligne 4 reprenant ce détour..
La ligne est partiellement interrompue du au pour permettre le raccordement des voies des futures lignes 3 et 4. Au niveau de l'hypothétique station Grisettes (entre Sabines et Victoire 2), dont seules les bordures des quais existent, un évitement supplémentaire est construit et nécessite l'interruption partielle de la ligne entre le et le ..
Tracé plus direct depuis 2012 Avec la mise en service des lignes 3 et 4 le , au lendemain de leur inauguration, la ligne 2 voit son tracé considérablement modifié entre Gare Saint-Roch et Corum : la ligne relie désormais les deux stations en tronc commun avec la ligne 1 via la place de la Comédie, abandonnant son long détour par l'est du centre le long du Lez et d'une des entrées du lycée Jean-Mermoz aux lignes 3 (stations Place Carnot, Voltaire et Rives du Lez) et 4 (stations Place de l'Europe, Pompignane et Les Aubes).. La ligne 2 dessert désormais la gare aux quais de la ligne 1, son ancienne station n'est désormais desservie qu'en cas de travaux ou de perturbations. La ligne peut également retrouver son ancien itinéraire d'avant 2012 en cas de travaux entre la gare Saint-Roch et le Corum..
Du au , le passage à niveau avec la D 612 est supprimé et remplacé par un carrefour à feux traditionnel, en même temps que le renouvellement de la plateforme routière, nécessitant la coupure du tronçon entre Sabines et Saint-Jean-de-Védas..
Acteurs et coût du projet La maîtrise d'œuvre de la ligne a été attribuée en 2000 et comme pour la première ligne au groupement Semaly, BCEOM, Beterem Infrastructures et Antoine Garcia-Diaz. et placé sous l'autorité du maître d'œuvre, la communauté d'agglomération de Montpellier et son mandataire la société d'économie mixte TaM.
La procédure initiale est déclarée sans suite début 2001 en raison d'un vice de procédure..