Tahar Zbiri (en ), né le à Oum El Adhaim (aujourd'hui dans la wilaya de Souk Ahras, alors dans le département de Constantine) et mort le à Alger, est un militaire algérien surtout connu pour son rôle dans les évènements militaires et politiques qui ont suivi l'indépendance de son pays, en particulier dans la tentative de coup d'État de 1967 contre le président Houari Boumédiène.

Il est responsable de la wilaya I pendant la guerre d'Algérie. Après l'indépendance, il est nommé chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, premier du titre, en 1963. Il participe au coup d'État militaire de 1965.

Biographie vignette|gauche|Tahar Zbiri (à gauche). Initialement, Tahar Zbiri est chef d'équipe aux mines de fer de l'Ouenza lorsqu'il adhère au PPA-MTLD. Militant de la CGT, il participe, en liaison avec Badji Mokhtar, à la préparation de l'insurrection du , dans la région de Guelma. Il est arrêté le lors d'un accrochage au djebel Sidi Ahmed, près de la frontière algéro-tunisienne, emprisonné à Souk Ahras puis à Constantine. Condamné à mort en 1955, il s'évade le de la prison de Constantine avec Mostefa Ben Boulaïd.

Membre de la direction de la wilaya I (Aurès), il entre au Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) en 1959 et devient colonel commandant de la wilaya I de 1961 à 1962, à la suite de la mort du commandant Souahi Ali, chef de la wilaya, le .

Il contribue en 1962 à faire passer les maquisards de la wilaya I dans le camp du groupe de Tlemcen, puis prend le commandement de la militaire. Après le cessez-le-feu du 19 mars, il facilite l'intégration d'environ 500 harkis dans les rangs de l'armée. Chef d'état-major de l'Armée nationale populaire en 1963, il est à la tête du petit groupe de militaires qui arrête le président Ahmed Ben Bella, conduisant au coup d'État du 19 juin 1965. Il devient alors membre du Conseil de la Révolution.

Mécontent de la place faite aux ex-maquisards (de l'intérieur) au sein de l'Armée algérienne (ANP) par rapport aux militaires de l'ex-Armée des frontièresCent quatre-vingts Algériens sont jugés pour leur participation à la rébellion de décembre 1967, site lemonde.fr, 11 juillet 1969, il tente un coup d'État en et échoue dans son entrepriseLa République algérienne démocratique et populaire, Bernard Cubertafond, Presses universitaires de France, 1979, .. Le , il est condamné à mort avec cinq de ses co-accusés dont Amar MellahL'ex-colonel Zbiri et cinq de ses coaccusés sont condamnés à mort, site lemonde.fr, 25 juillet 1969.. Tahar Zbiri vit alors en exil dans divers pays d'Afrique du Nord et d'EuropeHistoire : Tahar Zbiri, premier chef de l'armée algérienne accueilli par le Maroc 26/12/2019 et rentre en Algérie après la mort de Houari Boumédiène. Il publie ses mémoires en 2011.. Dans cet ouvrage, il raconte son exil lorsqu'il contacte Krim Belkacem puis Hocine Aït Ahmed ensuite qui tentera de lui obtenir l'asile politique en Suisse et enfin au Maroc ou Mohamed Boudiaf qui lui remet une somme d'argent tout en lui reprochant son appui à Boumediene en 1962.

Il est nommé sénateur du tiers présidentiel le http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2016/F2016002.pdf.

Tahar Zbiri meurt à Alger le , à l'âge de 95 ans. Il est inhumé au cimetière d'El Alia Le moudjahid et colonel Tahar Zbiri inhumé au cimetière d'El Alia, site aps.dz, 31 octobre 2024.. Décoration 50x50px Athir de l'ordre du Mérite national d'Algérie.

Publications . .

Notes et références

Annexes Articles connexes Aurès Wilaya (guerre d'Algérie)

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