Pierre Charles Cournarie ( - ) est un ancien administrateur colonial français, en poste au Cameroun français, en Afrique-Occidentale française (AOF), également compagnon de la Libération.
Biographie vignette|Affiche annonçant l’exécution d’un homme et la condamnation d’un autre. Pierre Cournarie est né le à Terrasson (Dordogne)..
À la déclaration de la guerre en août 1914, il signe un engagement volontaire et combat dans la cavalerie, au de dragons.
Succédant à Philippe Leclerc de Hauteclocque, futur Maréchal Leclerc, il est gouverneur du Cameroun français du au puis gouverneur général de l'AOF du au .. À ce poste, il approuve le projet du général Marcel Dagnan visant à réprimer les tirailleurs sénégalais qui réclament leurs arriérés de solde au camp de ThiaroyeFrançoise Croset, « Cahier pour une histoire du massacre de Thiaroye », 2018, 26.. Le a lieu le massacre de Thiaroye, qui est prémédité selon Armelle Mabon, fait plusieurs centaines de morts. Il couvre l’action du général Dagnan, notamment en disséminant de fausses informations dans les documents officiels : ainsi, au lieu des 1600 tirailleurs débarqués le , il affirme qu’il n’y en a eu que 1200, 8..
Après le massacre, il fait surveiller les tirailleurs qui ont survécu et sont renvoyés dans leurs foyers. Il demande aux gouverneurs de l’AOF de surveiller leur comportement et de faire procéder au contrôle du courrier et des télégrammes à destination ou en provenance de la métropole<ref>F. Croset, Cahier...''', , 39.</ref>.
Dans une note personnelle adressée au ministre des Colonies, Henri Laurentie, résistant et compagnon de la Libération, directeur des affaires politiques au ministère, critique sévèrement l’action du gouverneur.
Les postes qu’il occupe après celui de gouverneur de l’AOF le situent dans une trajectoire descendante, sans qu’on sache si cela est lié au massacre de ThiaroyeMartin Mourre, « L’Armée, la haute fonction publique et le massacre de Thiaroye en 1944 au Sénégal. Bureaucratie impériale et petits meurtres entre amis », French Politics, Culture & Society, volume 40, , 2022, 125, note 39.. Il est rappelé en 1946, nommé Haut-Commissaire dans le Pacifique et aux Nouvelles-Hébrides, puis gouverneur de Nouvelle-Calédonie du au . Il quitte l’administration en 1951, âgé d’à peine 56 ans, et prend sa retraiteM. Mourre, L’Armée, la haute fonction publique..., 114..
Il meurt le à La Bachellerie (Dordogne), où une place porte son nom.. Il était le beau-frère de l'administrateur colonial Jacques Gosselin (1897-1953).
Décorations et hommages Décorations
par décret du 19 octobre 1944 (3 citations)
sans_cadre|50x50px Officier de l'ordre de l'Étoile noire sans_cadre|50x50px Officier de l'ordre du Nichan el Anouar sans_cadre|50x50px Officier de l'ordre du Nichan el Anouar Hommages Rue Cournarie dans la commune d'arrondissement de Douala I (Cameroun) Rue du Gouverneur général Pierre Cournarie à Terrasson-Lavilledieu (Dordogne).
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des dirigeants du Cameroun français Administrateurs coloniaux au Sénégal Administrateurs coloniaux en Côte d'Ivoire Liste des compagnons de la Libération Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie
Bibliographie Dictionnaire biographique français contemporain, 1950, Lien externe Liste des gouverneurs généraux de l'Afrique occidentale française de 1895 à 1920 (d'après les Sources de l'histoire de l'Afrique au sud du Sahara dans les archives et les bibliothèques françaises'') Biographie sur le site de l'Ordre de la Libération : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-cournarie
Catégorie:Naissance en Dordogne Catégorie:Naissance en août 1895 Catégorie:Décès en septembre 1968 Catégorie:Gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française Catégorie:Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie Catégorie:Décès à 73 ans