Jean de Scythopolis est un évêque et théologien byzantin de la première moitié du . Il écrivit des traités (perdus) contre le monophysisme. Des scholies sur l'œuvre du pseudo-Denys ont été conservées en grec, en syriaque et en latin. Dans cette dernière langue, elles ont été traduites par Anastase le Bibliothécaire qui les a ajoutées en notes marginales à la traduction du corpus dionysien par Jean ScotHyacinthe-François Dondaine, Le corpus dionysien de l'université de Paris au , Rome, 1953..
Il fut évêque de Scythopolis (Tel Beït-Shéan), en Palestine, de 536 à 550.
Il critique le monophysisme, qui ne reconnaît dans la personne du Christ que sa nature divine. La doctrine monophysite est déclarée hérétique lors du Concile de Chalcédoine en 451. Jean de Scythopolis défend la thèse de la double nature du Christ, à la fois humaine et divine.
Il a écrit un livre contre Sévère d'Antioche, qui défendait la doctrine monophysite, mais il n'a pas été conservé..
Il ne nous reste que des scholies en marge d'un manuscrit sur Les noms divins du pseudo-Denys, d'abord attribuées à Maxime le Confesseur, mais dont Jean de Scythopolis semble être le principal auteur.
Édition CPG 6850-6852
Notes et références
A. Nigra, Il pensiero cristologico-trinitario di Giovanni di Scitopoli: tra calcedonismo e prima ricezione del Corpus Dionysiacum (Studia ephemeridis Augustinianum 156), Roma 2019, .
Catégorie:Théologien de l'Empire byzantin Catégorie:Personnalité de l'Empire byzantin du VIe siècle Catégorie:Patristique Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Scholiaste du haut Moyen Âge Catégorie:Théologien du haut Moyen Âge Catégorie:Théologien chrétien du VIe siècle