Myr et Myroska est un couple de vedettes internationales du music-hall des années 1940 à 1980. Le numéro de Myr et Myroska était fondé sur ce qu'on appelle aujourd'hui le mentalisme : Myr posait des questions concernant un spectateur (âge, prénom, numéro de la carte d'identité…) auxquelles Myroska, les yeux bandés répondait, supposément par « transmission de pensée ». Le couple donna sa première représentation à Bordeaux en 1944Revue de la Prestidigitation, , octobre 1991, page 31. et fit ses adieux au théâtre Princesse Grace de Monte-Carlo en 1984Programme des 16 et 17 mars 1984 au Théâtre Princesse Grace de Monte Carlo..
Carrière
Myr et Myroska se rencontrèrent en 1941 dans le village de Castets-en-Dorthe (près de Langon en Aquitaine). Myroska (Marie-Charlotte Baron, - .interencheres.com) était fille du charcutier du village et Myr (André Audé, - ) ancien journaliste et chansonnier parisien, avait fui la capitale pour se refugier dans le village pour éviter la menace du service obligatoire en AllemagneTélé 7 jours. Myr conçut le numéro d'illusion qu'ils répétèrent et travaillèrent jusqu'à la fin de la guerreRevue de la prestidigitation, , octobre 1991, page 31..
Ils durent leur popularité en France, dans les années 1950 et 1960, à leur amitié avec Jean Nohain qui programmait régulièrement leur numéro dans ses émissions, dont Trente-six chandelles, première grande émission de variétés de la télévision française naissanteMon programme, "toutes les émissions européenne de la semaine", , 15 juillet 1954, page 2.Le numéro de Myr et Myroska en 1957 sur le site de l'INA :.
Leur succès fut si grand et leurs « pouvoirs » si convaincants que Myroska tint régulièrement dans la presse une rubrique de courrier du cœur et de voyanceLa Presse, , 15-21 juillet 1954, page 6..
Praticiens de la stéganodixie, appelée aujourd'hui mentalismeLe terme « mentalisme » est récent (années 2000) et d'origine américaine ; dans les années 1960, on parlait de « haute illusion »., stars de la télépathie de music-hallVoir aussi Stéganographie., ils se sont produits avec un grand succès un peu partout dans le monde durant plusieurs décennies. Ils ne revendiquaient ni pouvoirs extra-sensoriels, ni trucagesLes magiciens, le monde fantastique de l'illusionnisme, par Maurice Saltano et Bernard Joubert.. Jusqu'à leur mort, ils gardèrent leur « truc » jalousement secret.
Leur numéro inspira à Pierre Dac son sketch Madame Arnica, devenu avec Francis Blanche le fameux sketch Le Sâr Rabindranath Duval (1957).
Myr et Myroska terminaient toujours leur spectacle par : « S’il n’y a pas de truc c’est formidable, mais s’il y en a un, reconnaissez que c’est encore plus fort. »
Reprise du numéro Des artistes contemporains ont repris leur numéro : Carole & Franck Condon ; Wanda et Viktor ; Édouard et Sarah ; Gero et Lucie ;
Publication André Myr, ESTAMPES, ouvrage de poésie sur « la Vie, l'Amour et la Mort », préfacé par Pierre-Jean Vaillard, La Pensée universelle, Paris.
Notes et références
Annexes
Bibliographie Maurice Saltano et Bernard Joubert, Les magiciens, « Le monde fantastique de l'illusionnisme », Alternatives, Paris, 1990.
Lien externe
Myr et Myroska en 1957, sur Youtube.
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