Maurice Blond (de son vrai nom Moïse Blumenkrantz, né à Łódź en Pologne le et mort à Clamart le )Archives en ligne de Paris, arrondissement, année 1974, acte de décès transcrit par la mairie de Clamart, cote 14D 608, vue 6/31 est un peintre et lithographe polonais affilié à l'École de Paris Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1993, .. Du fait de son ascendance, de sa pratique de la langue russe et de son cercle d'amis artistes à Montparnasse, il est cependant dit aussi peintre russeAlain Bosquet, Trois peintres russes à Paris - Pougny, Krémègne, Blond, Éditions la Différence/Le Sphinx, 1980.Jacques Zeitoun, « Maurice Blond », in Encyclopædia Universalis, 2015..

Biographie Le père de Maurice Blond était un commerçant, d'origine russe, et amateur d’art. Les débuts de Maurice, qui accomplit ses études au lycée russe de LódzDictionnaire Bénézit, Gründ 1999, tome 2, pages 413 et 414., sont déjà prometteurs : en 1911, à la suite d’un concours scolaire, l'une de ses aquarelles est remarquée puis exposée et conservée au Musée de Kiev.

En même temps qu'en 1922 il entre au département des sciences naturelles de l'Université de Varsovie, il y fréquente l'École des beaux-arts où se situe son réel centre d'intérêt, subvenant pécuniairement à ses besoins en donnant des leçons particulières de mathématiques. En 1923, il quitte la Pologne pour Berlin où il rencontre Issac Mintchine et Kostia Terechkovitch et, en 1924, il arrive à ParisAdrian Darmon, « La prépondérance des peintres juifs au sein de l'École de Paris », Art Cult, le journal du marché de l'art, 19 novembre 2009 (lire en ligne)., s'installe à la cité Falguière et se lie avec le groupe des russes : Michel Larionov et son épouse Nathalie Gontcharova, Jean Pougny, Pinchus Krémègne. Il partage sa chambre à Montparnasse avec Kostia Terechkovitch.

En 1930, il entre à la revue russophone Tchisla en tant qu'animateur et conseiller artistique, participant avec cette revue à l'organisation d'expositionsNieszawer & Princ, Histoires des artistes Juifs de l'École de Paris, 1905-1939, (Denoël, 2000 - Somogy, 2015) Les étoiles éditions, 2020, p. 79-81..

Volontaire dans l'armée française puis démobilisé, adoptant le nom de "Blond" moins repérable par l'occupant allemand, Maurice se réfugie dans une ferme du Vaucluse et y travaille pendant deux ansLimore Yagil, Au nom de l'art, 1933-1945: exils, solidarités et engagements, Fayard, 2015., s'installant un temps à Grenoble à la Libération de sorte d'y reprendre la peintureAdrian Darmon, Autour de l'art juif - Encyclopédie des peintres, photographes, sculpteurs, Éditions Carnot, 2003, page 43., avant de revenir vivre définitivement à Montparnasse.

Expositions personnelles Comédie des Champs-Élysées, Paris, 1929. Galerie Zak, Paris, Blond, peintures, catalogue édité par la Galerie Zak, 1950.. Cowie Gallery, Los Angeles, 1952. Crane Kalman Gallery, Londres, Paintings by Maurice Blond, catalogue édité par la Crane Kalman Gallery, Londres.. Salons de la Rose-Croix, Paris, octobre-Gérald Schurr, « Les expositions », La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°37, 21 octobre 1988, page 54.. Galerie Colette Dubois, Paris, février-La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°7, 16 février 1990, page 79..

Expositions collectives Les peintres russes de l'École de Paris, Maison de la pensée française, Paris, 1961. De Bonnard à Baselitz, dix ans d'enrichissements du Cabinet des estampes, Bibliothèque nationale de France, 1992Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner, Anne Mœglin Delcrois, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992..

Réception critique - Dictionnaire Bénézit - Gérald Schurr. - Jacques Zeitoun

Musées et collections publiques Musée national d'art de l'Ukraine, Kiev. Ben Uri Gallery, The London Jewish Museum of Art Maurice Blond, Ben Uri Gallery, Londres.. Wolverhampton Art Gallery, Wolverhampton, Midlands de l'ouest. Ferens Art Gallery, Kingston-upon-Hull, Yorkshire. Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France, L'équipage, lithographie originale, 1973. Fonds national d'art contemporain, dont dépôts : Ministère de l'éducation nationale, Paris ; Ministère de l'intérieur, Paris ; Préfecture du Cantal, Aurillac.

Collections privées Jacques Spreiregen. Henri Braun-AdamDrouot Presse, La collection Henri Braun-Adam, un destin au service de l'art, novembre 2013..

Notes et références

Annexes Bibliographie Maurice Blond, Blond, peintures, édité par la Galerie Zak, Paris, 1950. Paintings by Maurice Blond, édité par Crane Kalman Gallery, Londres, 1958. Alain Bosquet, Trois peintres russes à Paris - Pougny, Krémègne, Blond, Éditions la Différence/Le Sphinx, 1980. Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner, Anne Mœglin Delcroix, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992. . Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs, graveurs, Gründ, 1999. Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001 (lire en ligne). Adrian Darmon, Autour de l'art juif - Encyclopédie des peintres, photographes, sculpteurs, Éditions Carnot, 2003. Nadine Nieszawer & Princ, Histoires des artistes Juifs de l'École de Paris, 1905-1939, (Denoël, 2000 - Somogy, 2015) Les étoiles éditions, 2020. Limore Yagil, Au nom de l'art, 1939-1945: exils, solidarités et engagements, Fayard, 2015.

Articles connexes Peintres juifs-russes de l'École de Paris École de Paris

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