Arnaud Balijon, né le à Reims, est un footballeur français. Il évoluait au poste de gardien de but. Il a annoncé sa retraite sportive le , il était sans contrat depuis la fin de son aventure avec Dunkerque.

Il est le deuxième gardien le plus capé de l'histoire du Stade lavalloisArnaud Balijon : « Je suis fan de José Pasqualetti » sur laval.maville.com, le 19 septembre 2013..

Biographie

Enfance et formation Arnaud Michel Roger « Baba » Balijon nait à Reims d'un père informaticien originaire du Pas-de-Calais, et d'une mère d'ascendance franco-italienne. Ses arrière-grands-parents maternels sont nés en Vénétie, avant de s'installer dans le Nord-Est de la France au début du . Il est âgé de sept ans quand ses parents déménagent à Lille pour des raisons professionnelles. Il grandit à Lille mais déclare avoir « le cœur lensois », son grand-père, ancien mineur, l'ayant souvent emmené au Stade Bollaert lorsqu'il était enfant.

Le jeune Arnaud suit un cursus « classique » en démarrant dans les meilleurs clubs de la région Nord-Pas-de-Calais et en participant à tous les rassemblements de la Ligue. Il porte les couleurs de l'Iris Club Lambersart où son père est longtemps dirigeant, occupant notamment la fonction de trésorierArnaud Balijon sur le site de l'Iris Club Lambersart. Initialement défenseur latéral droit, il commence dans les cages en 1992 en remplaçant un camarade en difficulté lors d'un match.

vignette|gauche|upright=0.60|alt=Franck Ribéry at the Euro 2012 match against England.|Arnaud Balijon côtoie Franck Ribéry au LOSC. Repéré par Lille et Lens, il fait le choix de la proximité et rejoint à 13 ans le centre de formation du LOSC Lille, où il côtoie notamment Franck Ribéry. Pratiquant le violon, il est admis la même année au conservatoire de Lille mais choisit d'intégrer le pôle espoirs de LiévinAu cours de sa première année de collège, il traverse avec succès les 12 phases d’une détection qui le mène, à la rentrée suivante, au centre fédéral régional de préformation de Liévin., qu'il fréquente comme pensionnaire deux saisons en parallèle de son club, pour lequel il joue le week-end. En 1998, il est le gardien de la sélection régionale des moins de 14 ans du Nord-Pas-de-Calais, qui termine 4ème de la Coupe Nationale des Ligues. À cette occasion il découvre Clairefontaine et participe en juin à un stage de détection avec l'équipe de France des moins de 15 ans. En 1999 il participe en tant que remplaçant au parcours de son club jusqu'à la demi-finale de la Coupe Gambardella. En 2000, aux côtés de Matt Moussilou, Stéphane Dumont et José Saez, il est dans le groupe qui dispute la finale de la Coupe Gambardella au Stade de France. Pour la première fois, il fait face aux sollicitations médiatiquesSaunier, Chloé. Les rapports entre journalistes régionaux et footballeurs : l’exemple du Havre Athletic Club. Analyse d’entretiens et étude comparative du traitement médiatique du club à l’échelle régionale et nationale.  Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication, Université catholique de Louvain, 2019. Prom. : Derèze, Gérard. http://hdl.handle.net/2078.1/thesis:18929. Supervisé par Rennes et Châteauroux, celui qui vient d'obtenir son baccalauréat quitte Lille sur un coup de tête. À l'époque, il est pourtant surclassé mais le LOSC offre peu de possibilités aux jeunes et lui refuse un contrat. Il pense avoir trouvé fortune à Metz, mais recalé en Lorraine c'est dans sa ville natale de Reims qu'il rebondira finalement : « pendant mes vacances chez ma tante, j'ai fait un test à Reims et ça a marché »Arnaud Balijon, nouveau rempart du FC Istres sur wikibee.fr, le 25 septembre 2013..

Débuts au Stade de Reims (2002-2006) vignette|gauche|upright=0.80|alt= Florentino Perez et Jean-Pierre Caillot lors de la rencontre Real Madrid-Stade de Reims, le 16 août 2016.|Jean-Pierre Caillot offre à Balijon son premier contrat pro en 2003. C'est sous les couleurs du Stade de Reims qu'il passe professionnel. Après une saison en 17 ans Nationaux, il intègre en 2001 le groupe de National comme troisième gardien et joue six mois en DHR avec l'équipe C. « Ça forge le moral », dira-t-il de cette période. À la suite de la blessure du gardien titulaire Olivier Tingry, l'entraîneur Marc Collat le préfère au deuxième gardien Hubert Charpentier, et lui offre un baptême du feu le . Balijon garde la confiance de son entraîneur jusqu'à la fin de la saison, disputant une douzaine de matches et devenant vice-champion de National. En contact avec Auxerre et Troyes, il préfère rester au Stade de Reims qui lui propose un contrat stagiaire de deux ans. Il est numéro 2 lors de la saison 2002-2003 en Ligue 2. À la suite de la descente en National, Jean-Pierre Caillot lui témoigne sa confiance lors de l'entretien de fin de saison et il se voit propulsé titulaire à l'été 2003, signant au passage son premier contrat pro. Auteur d'une saison pleine, il permet au club de remporter remporte le Championnat de National en 2004 et d'accéder en Ligue 2.

En , resté titulaire en Ligue 2, il voit la qualité de ses prestations récompensée par deux présélections en équipe de France espoirs. Il retourne sur le banc à mi-saison et Olivier Tingry retrouve sa placeLa lèvre de Balijon va mieux sur football365.fr, le 29 septembre 2003..

Lors de la saison 2005-2006, Balijon est la doublure de Laurent Weber. Le , à l'occasion de l'inauguration du Stade Alfredo-Di-Stéfano, il participe à un match amical contre le Real Madrid, remake du clasico continental de la fin des années 50 et de la première finale de la Coupe d'Europe des clubs champions disputée à Paris en 1956. Tous les Galactiques du Real sont présents et notamment Zidane pour une de ses dernières apparitions avec le maillot blanc. Arnaud Balijon entre à la mi-temps et encaisse trois buts (une volée de Jurado suivie d'un doublé de Soldado), dans un match que les madrilènes emporteront par 6 buts à 1.

Leader de vestiaire au Stade lavallois (2006-2013) vignette|right|alt=Arnaud Balijon sous le maillot du Stade lavallois en 2008.|Arnaud Balijon sous le maillot du Stade lavallois en 2008.|195x195px Laissé libre par les dirigeants rémois, il dispute le un match amical avec une sélection de l'UNFP face aux remplaçants de l'équipe de France, qui prépare sa Coupe du Monde à Lens. Face à Cissé, Trezeguet et Ribéry, il multiplie les prouesses et attire l'œil de plusieurs clubs (Sète, Ajaccio, Dijon et quelques clubs étrangers). Il opte pour le Stade lavallois, relégué en National, qui lui avait été recommandé par Mickaël Buzaré, son coéquipier avec la sélection de l'UNFP. Balijon signe un contrat d'un an en faveur du club mayennaisLaval : Arrivée de Balijon sur football365.fr, le 10 juin 2006.. « J'avais repoussé les offres des clubs de L2 qui cherchaient une doublure. Je me sens trop jeune pour l'étranger. Et, le challenge de Laval me plaisait. Je suis soulagé. Je voulais quitter Reims car je ne jouais pas assez. Mais, je voulais partir de moi-même. Quand on ne vous garde pas, c'est une déception ». Il est un temps en concurrence avec Fabrice Catherine avant le départ de celui-ci à la fin du mercato d'été.

Très demandé au terme de sa première saisonBalijon très demandé sur football365.fr, le 13 juin 2007., Balijon resigne néanmoins un contrat d'un an. De même l'année suivante où il est élu deuxième meilleur joueur de la saison par les supporters Tango, alors que son ancien club, le Stade de Reims, le solliciteLaval : Balijon prolonge sur football365.fr, le 17 juin 2008.. Il prolonge donc jusqu'en 2011. En 2009, il est élu dans l'équipe-type de la saison en National. En début de saison 2009-2010, Balijon se blesse gravement au genou mais conserve sa place de titulaire à son retour. Il franchit un cap en 2012, finissant la saison en trombe, en étant décisif à plusieurs reprises. À l'été 2012, installé dans les buts du Stade lavallois depuis six saisons et après avoir prolongé jusqu'en 2013Laval : Balijon rempile sur football365.fr, le 14 mai 2011., Arnaud Balijon est proche de rejoindre l'ESTAC, promu en Ligue 1. Lors de la saison 2012-2013, il est avec Pierre Talmont l'un des deux délégués syndicaux de l'UNFP au sein du Stade lavallois.

« Gros travailleur », promu vice-capitaine par Philippe Hinschberger en 2011 et devenu un leader naturel de vestiaire chez les Tango, Balijon deviendra en l’un des sept joueurs les plus capés de l’histoire de Laval. En , il est désigné dans le onze type de la décennie par la rédaction sportive de Ouest-France Laval.

Dans un mémoire publié en 2019 par une étudiante en journalisme, il reconnait avoir lié de réelles amitiés avec des journalistes durant sa carrière : « J’ai toujours été bien avec eux. Plutôt de très bonnes relations avec les journalistes, j’en ai même fait des potes ». Cette proximité, poursuit-il, lui permit d'obtenir des papiers « plus cool » lorsqu'il était moins performant, et « dithyrambique » quand il faisait « des gros matches ». Évoquant sa période à Laval, il admet qu’un journaliste était tellement proche du club qu’il n’avait plus la capacité d’émettre un jugement négatif : « Moi j’en connais un à Laval, ça fait des années qu’il est là-bas, il connait tout le club par cœur, et lui par contre ce qui m’étonne c’est qu’il a une super relation avec le club, il est amoureux du club, il connait le club par cœur, il est très proche des dirigeants et tout ça et il est jamais piquant même quand ça va pas ». Susceptible face aux commentaires négatifs, trouvant les journalistes régionaux généralement trop « piquants » dans leur jugement des matches, il dit essayer d'apporter sa réponse sur le terrain et n'hésite pas à couper tout contact avec les médias si ceux-ci se montrent trop critiques.

Bon client pour la presse, ses analyses tactiques d'après-match font parfois tousser les dirigeants lavallois, comme en lorsqu'au soir d'une défaite à Guingamp il n'hésite pas à parler d'un manque de « dynamique mentale » et d'une absence de « fil conducteur » au club. S’ils sont libres de leurs paroles, les footballeurs doivent en assumer les conséquences. Les dérapages sont rares mais ils existent et les répercussions peuvent être multiples. Arnaud Balijon en a fait les frais. « À Laval, j’ai joué longtemps là-bas, j’avais une très bonne image et puis bon il y a eu des choses qui n’ont pas été correctes vis-à-vis de moi de la part du club. J’ai rien dit pendant un long moment, c’est monté et puis un jour en conférence de presse, j’ai lâché des informations sur mon avenir que j’aurais pas dû lâcher à ce moment-là et ça a été très mal pris de la part du président ». Dès lors, ses relations avec le président se sont tendues.

vignette|alt=Philippe Hinschberger après le match RC Lens / Grenoble Foot 38, le 10 février 2020, comptant pour la vingt-quatrième journée du championnat de France de football de Ligue 2 2019-2020, au Stade Bollaert-Delelis.|Philippe Hinschberger est l'entraîneur de Balijon pendant 6 ans, mais leur belle collaboration se termine par un règlement de comptes cinglant.|203x203px En , le maintien acquis mais ayant été informé du non-renouvellement de son contrat à l'issue de la saison, il déclenche une polémique en mettant en cause dans la presse le président Philippe Jan, accusé de d'ébruiter des « choses scandaleuses » sur la vie du groupe, et d'avoir dit de Balijon qu'il était « l'un des gardiens les plus surcotés de Ligue 2 ». Il remet également en cause le management du coach, qu'il décrit comme « un capitaine de navire laissant son équipage et les passagers » et effectuant « un vrai travail d'isolement », le tout conduisant à « l'autogestion » du groupe pro. Sa conclusion est sans appel :