Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf est un roi de la , probablement le prédécesseur de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa (Antef ou ).

Attestations

Attestations contemporaines

Le roi est attesté par quelques documents : un bloc découvert à Abydos et conservée au British Museum (EA 1163), une stèle d'un scribe Sobekhotep provenant de Gournah conservée au British Museum (EA 1163), un fragment de stèle en calcaire provenant de Dra Abou el-Naga et conservé au Metropolitan Museum of Art (25.3.329), un fragment de chapelle en calcaire provenant de Dra Abou el-Naga et conservé au Metropolitan Museum of Art (25.3.330),, un montant de porte dans les vestiges d'un temple de Noubkheperrê Antef à Gebel Antef sur la route Louxor-FarshutSeul son nom de Sa-Rê, Sobekemsaf, est attesté, mais il est considéré de manière conseusuelle comme le père de Noubkheperrê Antef ()., un linteau découvert à Thèbes, un « doigt » sans provenance connue et conservé au Musée égyptien du Caire (JE 85415).

Sept documents mentionnent un roi Sobekemsaf, sans qu'il soit possible de manière certaine de les attribuer à Sekhemrê-Ouadjkhâou Sobekemsaf ou à Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf : une stèle découvete à Thèbes, une statue découverte dans la cachette de Karnak, une double-statue fragmentaire dédiée à Mout et peut-être originaire de Karnak ; elle est conservée au British Museum (EA 69536), une statuette dédiée à Montou découverte dans la cachette de Karnak et conservée au Musée égyptien du Caire (JE 37420 = CG 42029) ; Ryholt suggère qu'elle devait à l'origine être érigéee à Tôd, une statuette du « fils du roi » Antefmosé, loué par un roi Sobekemsaf, sans provenance connue et conservée au British Museum (EA 13329), un sceau-scarabée en jaspe et or et conservé au Metropolitan Museum of Art (MMA 26.7.86) un graffiti conservé au Ouadi el-Shatt el-Rigal (graffiti de Petrie).

Attestations postérieures

Le roi est attesté dans les papyrii Abbott, et Amherst-Léopold , datant du règne de et mentionnant l'inspection de sa tombe et le procès des pilleurs de cette dernière.

Le roi serait peut-être attesté sur la liste de Karnak, à la position 58.

Famille

Il a pour reine une certaine , citée dans le papyrus Abbott et enterrée avec lui dans la même tombe. D'après les inscriptions trouvées sur un chambranle de porte découvert dans les vestiges d'un temple de la à Gebel Antef sur la route Louxor-Farshut, on sait aujourd'hui que Noubkheperrê Antef et, par implication, son frère Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa étaient les fils d'un des deux rois Sobekemsaf. La plupart des égyptologues pensent qu'il s'agit de Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf. Claude Vandersleyen lui donne également comme fils le roi Sekhemrê-Herouhermaât Antef.

Position chronologique

En tant que père d'au moins deux des trois , son règne est considéré comme immédiatement antérieur à leurs règnes. Ainsi, dans la vision courte de la , il est positionné systématiquement au début de la dynastie : en deuxième position pour Kim Ryholt, en troisième pour Daniel Polz et en première position pour Claude Vandersleyen et Julien SiesseSiesse classe de manière certaine 7 rois dans la ; il classe également quatre autres rois à la charnière des et s et classe quatre autres rois à une place indéterminée dans la ()..

Sa numérotation est plus problématique. En effet, la position de Sekhemrê-Ouadjkhâou Sobekemsaf est un sujet débattu par les égyptologues. La plupart le positionne après Sekhemrê-Ouadjkhâou Sobekemsaf. Ainsi, dans cette configuration, Sekhemrê-Ouadjkhâou Sobekemsaf est numéroté Sobekemsaf et Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf est numéroté Sobekemsaf . Mais Kim Ryholt place Sekhemrê-Ouadjkhâou Sobekemsaf à la fin de la , juste avant Senakhtenrê Iâhmes ; ainsi, ce roi devient Sobekemsaf et Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf est numéroté Sobekemsaf .

Le pillage de sa tombe

Sa tombe et son pillage sont attestés dans les papyrii Abbott, et Amherst-Léopold , datant du règne de . Les confessions et les procès pour vol de tombe des hommes responsables du pillage de la tombe de Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf sont détaillés dans ce dernier papyrus qui est daté de l'« An 16, de Peret, » de . Ce document relate qu'un certain Amenpanéfer, fils d'Anhernakht, tailleur de pierre du temple d'Amon-Rê, et mentionne qu'ils ont pillé la tombe de Sobekemsaf avec six autres complices en l'an 13 de . Amenpanéfer confessa :

Dans son procès, Amenpanéfer témoigne que lui et ses compagnons ont creusé un tunnel dans la pyramide du roi avec leurs outils en cuivre :

Amenpanéfer déclara que les trésors prélevés sur les deux momies royales s'élevaient à 160 deben d'or (soit 14,5 kg). Le document se termine par la condamnation des voleurs - avec une probable peine de mort - et note qu'une copie des transcriptions officielles du procès a été envoyée à en Basse-Égypte. Amenpanéfer lui-même aurait été condamné à mort par empalement, un châtiment qui était réservé aux crimes les plus odieux dans l'Égypte antique.

Titulature

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

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