Joseph Julien Honoré de Rigaud, dit Joseph de Rigaud, né le à Castres et mort guillotiné le à Paris, est un juriste, professeur de droit à l'université de Toulouse et homme politique français, principalement connu pour avoir été, du au , le premier maire de Toulouse et conseiller Parlement de Toulouse. Il est également identifié à Jean-Laurent de Rigaud, et Jean-Laurens RigaudBulletin municipal de la ville de Toulouse, septembre 1939, p.535..
Biographie Joseph-Julien-Honoré de Rigaud naît le à Castres, en Albigeois. Fils de Pierre-Joseph de Rigaud et de son épouse, Marguerite de Bonnemain, il est co-seigneur de Lanta et de Belleville.
En , Rigaud épousera avec laquelle il aura deux fils.
En , il est le propriétaire et le seigneur des , près de Castelnaudary, dans la sénéchaussée de Lauragais.
Carrière universitaire Docteur en droit, Rigaud est candidat aux divers concours d'agrégation de droit ouverts de à . En , il est enfin élu agrégé, à l'unanimité. Mais ce n'est que le qu'il est reçu au concours ouvert par l'université de Toulouse pour la chaire devenue vacante à la suite du décès du professeur Dèzes. Il intègre alors la Faculté de droit qui, le , l'élit à la chaire du professeur Julien.
En , lorsque des facultés de l'université de Toulouse contestent le privilège de la Faculté de droit de nommer le recteur de l'université, Rigaud est élu syndic de la faculté de droit.
Fin , Rigaud est nommé, pour trois mois, recteur de l'université de Toulouse et c'est en cette qualité que, le , il adresse à Charles de Paule de Barentin, Jacques Necker et Laurent de Villedeuil, un mémoire tendant à faire reconnaître le droit des universités à députer directement aux États généraux.
En , Rigaud habite aux Puits-Clos ; il déménage et, en , habite rue Pargaminières.
Pendant l'année universitaire -, Rigaud professe un cours de droit canonique relatif au décret de Gratien. Il poursuivra sa carrière universitaire au moins jusqu'en , année où il sera nommé, pour la seconde fois, recteur de l'université.
Carrière parlementaire En , Rigaud est conseiller lai au parlement de Toulouse et est membre de la Première Chambre des enquêtes de cette cour supérieure. Le , il est membre de la Chambre de vacations qui assure la continuité du parlement pendant les vacances judiciaires. Le , dans la salle du Grand-Consistoire du Capitole de Toulouse, il prête le serment civique devant les capitouls de Bonfanton, de Gounon-Loubens, Merlé et Manent.
Le , Rigaud siège à l'Assemblée de la noblesse qui se à tient à ToulouseBulletin de la Société archéologique du Midi de la France, année 1940, page 203. ; le lendemain, il se fait représenter, à celle de la sénéchaussée de Castelnaudary, par Louis de Villeneuve de la Crouzille. Il se retire dans son château de Saint-Pierre-de-Lages.
Premier maire de Toulouse Le , à , Joseph de Rigaud est élu premier maire de Toulouse, contre de Chalvet, avec sur . Il entre en fonctions le jour même, succédant ainsi aux capitouls. Le , il est le premier professeur de la Faculté de droit à prêter le serment civique, désormais requis des professeurs pour continuer à exercer dans les établissements relevant du département de l'Instruction publique.
Rigaud est réélu maire en , contre Marc Derrey, avec sur . Mais, le , il est battu par Derrey. De tendance girondine, celui-ci est élu maire avec contre 211 pour Rigaud dont le mandat prend fin le .
Victime de la Terreur Sous la Terreur, Joseph de Rigaud est arrêté le puis libéré sous caution le . Mais, le , la Convention décide d'étendre le champ d'application de loi des suspects afin de .. Considéré comme , Rigaud est arrêté une seconde fois, le , à la suite d'un mandat d'arrêt délivré, à la requête de l'accusateur public, par le tribunal révolutionnaire du département de la Haute-Garonne. Ce même mandat d'arrêt permet l'arrestation de cinq de ses anciens collègues de la Chambre des vacations du parlement de Toulouse, à savoir : Jean-Jacques Balsa de Firmy, Philippe-Joseph-Marie de Cucsac, Jean-François de Montégut, Anne-Joseph de Lafont-Rouis et d'Urbain-Élisabeth de Ségla. Ensemble, ils sont détenus au couvent de la Visitation de Toulouse qui sert de maison de justice. , ils sont interrogés puis transférés à la Conciergerie de Toulouse. Quelques mois après, le Comité de sûreté générale mande leur transfert à Paris afin qu'ils comparaissent devant le tribunal révolutionnaire de la capitale. Avant de quitter la Conciergerie, le , Joseph de Rigaud, qui ne se fait guère illusion sur le sort qui l'attend, fait son testament. Il est condamné à mort et exécuté à Paris, le ( .).
Son père, Pierre-Joseph, âgé de , est assigné à résidence et placé sous la garde de sa belle-fille.
Ses importantes propriétés rurales sont confisquées puis vendues.
Notes et références
Annexes
Bibliographie
Articles connexes Liste des maires de Toulouse
Liens externes
L'intégralité du deuxième conseil municipal de Jean Laurens Rigaud, en novembre 1790, Musée des Augustins, côte 1994 3 1
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