María Silva Cruz, surnommée María La Libertaire, née le à Benalup-Casas Viejas et fusillée le à Cadix, est une militante anarchiste et syndicaliste libertaire espagnole.
Biographie Maria Silva Cruz nait le à Benalup-Casas Viejas dans une famille de journaliers et de charbonniers du village de Casas Viejas en Andalousie.
Elle est l'aînée parmi les huit enfants de ses parents.
Son père Juan Silva González est membre de la Confédération nationale du travail. Sa grand-mère lui lit des romans anarchistes à haute voix.
Le , pendant la Seconde République espagnole, elle participe à l'insurrection organisée par la Confédération nationale du travail (anarcho-syndicaliste) dans sa ville natale de Casas Viejas, aujourd'hui appelée Benalup-Casas Viejas, en Andalousie.
Le , la garde d’assaut républicaine est envoyée pour mettre fin aux troubles, c'est le massacre de Casas Viejas.
La cabane de son grand-père, Francisco Cruz Gutiérrez, alias Seisdedos est mise à feu par les gardes d’assaut. Maria parvient à s’échapper avec un jeune garçon par une petite fenêtre. Six personnes périssent brulées et deux autres sont fauchés par les balles en s’enfuyant par la porteGérard Brey et Jacques Maurice, Casas-Viejas : réformisme et anarchisme en Andalouise (1870-1933), Le Mouvement Social, , avril-mai 1973, texte intégral..
Elle est finalement arrêtée le . Emprisonnée pendant deux semaines à Medina Sidonia, puis transférée à Cadix, elle est libérée au bout d'un mois supplémentaire.
Elle s'installe à Cadix où elle rencontre le militant anarchiste Miguel Perez CordonPérez Cordón, Miguel 1909-1939 sur worldcat.org. avec qui elle part vivre à Madrid. Elle a un fils, Sidonio, en 1935.
Elle revient vivre en Andalousie, à Ronda, en juillet 1936.
Lorsqu'éclate le coup d'État nationaliste des 17 et 18 juillet 1936, Miguel se réfugie dans les montagnes. Maria reste seule à la maison avec son fils.
La Guardia Civil l'arrête et l'emprisonne, puis la fusille, sans procès, le .
Bibliographie La Libertaire sur le point de périr plus tard, El País, , texte intégral. José Luis Molina Gutierrez, Casas Viejas, del crimen a la esperanza. María Silva « Libertaria » y Miguel Pérez Cordón : dos vidas unidas por un ideal (1933-1939), Cadix, Almuzara, 2008, notice, . Beatriz Toledo Marín, María Silva Cruz, ASODECO, 2006, notice. Gérard Brey, Compte rendu de l’ouvrage de José Luis Gutierrez Molina, Casas Viejas. Del crimen a la Esperanza. María Silva « Libertaria » y Miguel Pérez Cordón: dos vidas unidas por un ideal (1933-1939), Cahiers de civilisation espagnole contemporaine, 4|2009, texte intégral. Federica Montseny, María Silva La Libertaria, Toulouse, Ediciones Universo, El mundo al día, 1951, 52 p.
Notes et références
Liens externes
Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (Lausanne) : notice bibliographique. Libcom : notice biographique. Memoria publica. Notice biographique en espagnol. Miguel Iñiguez, Esbozo de una Enciclopedia histórica del anarquismo español, Fundación de Estudios Libertarios Anselmo Lorenzo, Madrid, 2001, page 573.
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