Mundéric ou Mondéric est le nom d'un prince franc de la première moitié du qui s'est révolté contre , roi d'Austrasie, en prétendant au trône royal.
Aux alentours de 534, il décide de ne plus servir le roi , regroupe autour de lui une partie du peuple qui lui prête serment et tente de se faire reconnaître roi. Thierry fait mine d'accepter, mais Mundéric, prudent, se retranche dans Vitry-le-Brûlé. Un envoyé de Thierry l’incite à sortir de la ville en échange de la vie sauve, mais constatant la trahison, il tue le traître et engage le combat au cours duquel il est tué et ..
Sources Grégoire de Tours, Histoires, :
Ses prétentions au trône semblaient fondés, ainsi que le montrent deux éléments du récit de Grégoire, à savoir qu’une partie du peuple lui prête serment, ce qu’il n’aurait pas fait pour un imposteur, et aussi parce que Thierry lui reconnaît la qualité royale et propose même le partage du royaume.
Au , la Vita Gundulfi donne quelques indications sur sa descendance (issus du parricide Clodéric et le père de saint Gundulf et de Bodogisel. On note une confusion entre deux Bodogisel, le frère de Gundulf et le père présumé de saint Arnulf) :
Ce témoignage, tardif, n’est pas toujours retenu, mais il faut considérer que les indications généalogiques sont en contradiction complète avec la généalogie de saint Arnulf universellement acceptée au Moyen Âge qui faisait de ce dernier le fils d'Arnoald. Or un faussaire de ce temps cherche plutôt à mélanger du vrai avec du faux et un tel document n’aurait pu que le desservir. En fait, Gundulf de Tongres est l’évêque de Tongres, un diocèse qui est par la suite en butte aux attaques des Frisons et qui a dû transférer son siège à plusieurs reprises : à Maastricht, puis à Liège. Il est raisonnable de penser que des documents se soient perdus au cours d’un des transferts avant d’être redécouverts au et servir de base à la Vita Gundulfi et ..
Sa famille
Filiation Il semble acquis, à la lecture du récit de Grégoire de Tours, que Mundéric est un descendant des rois de Cologne, dont les deux représentants connus sont Sigebert le Boiteux et son fils Clodéric. Christian Settipani considère que chronologiquement, Mundéric ne peut qu’être fils de Clodéric, mort en 508. Selon Michel Rouche, Mundéric porte un nom d'origine gotiqueMichel Rouche, Clovis, Paris, Éditions Fayard, 1996, ..
Cette parenté explique les prétentions de Mundéric : à la mort de Clodéric, Grégoire de Tours raconte que les Francs Ripuaires choisissent comme roi : effectivement, même si Mundéric est bien fils de Clodéric, il est alors trop jeune pour régner ; à la mort de Clovis, en 511, il n’est pas non plus question de choix, d’une part parce que Mundéric était encore trop jeune, d’autre part parce que les fils de Clovis ne désirent pas voir une partie du royaume franc leur échapper. Le royaume de Cologne est définitivement intégré dans le royaume d’Austrasie, dont Thierry hérite ; devenu adulte vers 534, Mundéric cherche alors à faire valoir ses droits.
Enfants Selon la Vita Gundulfi, il a eu pour enfants : Gundulf († 607) vice roi d’Austrasie et élu évêque de Tongres vers 600 ; Bodogisel, identifié à un homonyme patrice de Provence, puis duc en Austrasie et mort en 585 et ..
La Vita Gundulfi indique en outre que saint Arnulf, évêque de Metz et fils de Bodogisel, était le nepos de Gundulf. Par élimination, ce terme de nepos ne peut que signifier petit-neveu, et Bodogisel est par ailleurs connu comme fils d'un Mummolin qui est connu comme comte à Soissons et maire du palais de Neustrie en 566, père de Babon et Bodogisel, tous deux ambassadeurs à Byzance, le premier en 584, le second en 589.
Dans un premier temps Christian Settipani a proposé de voir dans Mummolin un frère de Gundulf et donc un fils de Mundéric.. Mais dans la seconde édition des Ancêtres de Charlemagne, il revient sur cette position et considère Mummolin comme gendre de Mundéric..
Épouse Aucun document ne nomme l’épouse de Mundéric. Grégoire de Tours, dans le de son Histoire, raconte que . Fortunat, dans sa Vita Radegundis, mentionne un Gundulf élu évêque de Metz en 591, mais rapidement remplacé par Agilulf. Bien que certains auteurs confondent ces Gundulf avec leur homonyme fils de Mundéric, il faut conclure à l’existence de deux Gondulf... : Gundulf, de race sénatoriale, duc en Austrasie, patrice de Provence de 581 à 583, évêque de Metz en 591 et probablement mort peu aprèsGrégoire de Tours nous renseigne sur sa famille ; voir l'article Gundulf de Provence. ; Gundulf, de race franque, vice roi d’Austrasie en 595, évêque de Tongres vers 600 et mort vers 607. Une homonymie associée à une telle position au pouvoir dans un même royaume est certainement due à une parenté proche, qui ne peut passer que par les femmes, puisque les deux hommes sont de race différente. Il s’ensuit que la mère de Gundulf de Tongres est probablement sœur de Gundulf de Metz.
Synthèse généalogique
Notes et références
Bibliographie . . .
Catégorie:Mérovingien hypothétique Catégorie:Décès en 534 Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Noblesse franque du VIe siècle