Paul Léon Aclocque, né le à Montdidier (Somme) et mort le à Paris , est un militaire, homme politique, industriel et peintre français.

Biographie

La carrière de Paul Léon Aclocque est complexe : militaire, industriel et homme politique, il mène en parallèle une carrière de peintre et effectue des recherches géologiques .

Le militaire

Fils de Jacques Aclocque, 51 ans, directeur des contributions indirectes, et de Cécile Sophie Durand d'Arsonval, 35 ans, il fait ses études secondaires à l'institution Saint-Joseph du Grand-MontrougeCollectif, Biographie complète des cinq cent trente-quatre députés, Dentu, Paris, 1876, . et entre en 1854 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr puis à l'école d'application d'état-major. Il est officier d'état-major jusqu'en 1857 , année de sa démission. thumb|upright=1|right|Portrait d'une jeune Italienne ou Espagnole (nd)

En 1865, il épouse Marguerite Tessier (qui se remariera au général Marius Moutz, inspecteur général de la télégraphie militaire).

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, il est nommé chef de bataillon en puis lieutenant-colonel en octobre de la Garde nationale mobile de l'Ariège et commande le de mobiles . Il participe aux campagnes de la Loire et des Vosges.

Chevalier de la Légion d'honneur en 1870, il est promu Officier en 1878.

Le peintre

Il se lance dans la peinture. Il est l'élève de François Édouard Picot .

Médaille de bronze en portrait à l'exposition de Rouen de 1860 .

Le maître de forges

Il contribue à la fondation des établissements métallurgiques de l'Ariège. Il est successivement administrateur-délégué de la Société métallurgique de l'Ariège constituée en 1867Recueil des arrêts du Conseil d'État, 1869 à Pamiers puis président du conseil d'administration de cette firme métallurgique. Il est aussi administrateur en 1883 puis vice-président de la Compagnie française des mines du Laurion . Il est trésorier du comité des forgesLe Fer, 28 avril 1891, Ibid., 19 avril 1887. Partisan du protectionnisme, il est l'un des fondateursLe Fer, 17 février 1878, Le Fer, 16 février 1879 de l'Association de l'industrie et de l'agriculture françaises, qu'il préside de 1888 à son décès.

L'homme politique

Après la guerre franco-allemande de 1870, il commence une carrière politique, tout en continuant ses autres activités. Député de l'Ariège en 1871, il siège au centre gauche, puis à partir du au centre-droit. Il vote comme les conservateurs orléanistes de l'Assemblée, sauf, pourtant, le , lorsqu'il vote la Constitution, de concert avec d'autres membres dissidents du Centre droit. Il échoue aux élections sénatoriales de dans l'Ardèche. Le même mois, il est élu député dans l'arrondissement de Foix, comme candidat « constitutionnel », contre un candidat républicain. Il siège de nouveau dans le groupe dit « constitutionnel », et est candidat officiel du maréchal Patrice de Mac Mahon après la crise du 16 mai 1877 mais il est battu par le candidat républicain Hippolyte Anglade. Il échoue à nouveau à se faire réélire en 1885.

Mandats Il est élu : député de l'Ariège, arrondissement de Foix (-) conseiller général du canton de Vicdessos (1877-1883) conseiller municipal (conservateur) de Paris, quartier de la Muette (1883-1884)

Fratrie

Son frère, Charles-Paul-Jacques Aclocque, est écrivain et littérateur, il utilise différents pseudonymes dont celui de « Charles d'Amézeuil » (Miss Putiphar, Les Chasseurs excentriques, souvenirs de chasse, Les Parias de l'amour, L'Amour en partie double, Récits bretons, Légendes bretonnes: souvenirs du Morbihan La Braconnière, souvenirs de chasses, Les Amours de contrebande: scènes de la vie réelle, Comment l'esprit vient aux bêtes. Ce que l'on voit en chassant...) .

Œuvres vignette|Le fumoir de l'Assemblée nationale au château de Versailles en 1876. Peintures Portrait du général Borel Portrait d'une jeune Italienne ou Espagnole (Portrait einer jungen Italienerin oder Spanierin) Portrait du capitaine Moreau, huile sur toile, 1861, musée des beaux-arts de Chambéry Portrait de M. Vandier, sénateur, 1875 Fumoir de l'Assemblée nationale au Palais de Versailles, 1876, huile , musée Carnavalet Portrait de M Azaïs, commandant de la garde républicaine, 1883

Publications Origine et composition du globe terrestre: notions élémentaires de géologie, J. Galy, 1870 - 276 p. Discours prononcés à l'Assemblée nationale, par M. P. Aclocque, député de l'Ariège, Wittersheim, 1875 Conférence sur la situation économique de la France: les traités de commerce et les tarifs de douane, Typ. et lithographie Pomiès, 1879, 78 p. ( Lire en ligne ).

Voir aussi

Bibliographie

Louis Claeys, Deux siècles de vie politique dans le département de l'Ariège 1789-1989, Pamiers, 1994 Bruno Labrousse, illustré par Denis Martinez, Les politiques ariégeois, 1789-2003, 346 p, Toulouse - Imp. Chauvin, 2004 .

Liens externes

Biographie extraite de la version numérisée du Dictionnaire des députés (1789-1889) sur le site de l'Assemblée nationale Le Gaulois, 24 octobre 1872, Biographie

Notes et références

Catégorie:Naissance en janvier 1834 Catégorie:Naissance à Montdidier (Somme) Catégorie:Décès en mars 1893 Catégorie:Décès à 59 ans Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Député de l'Ariège (Troisième République) Catégorie:Député de la première législature de la Troisième République Catégorie:Conseiller municipal de Paris Catégorie:Conseiller général de l'Ariège Catégorie:Personnalité liée à une organisation patronale Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1878 Catégorie:Peintre portraitiste français du XIXe siècle Catégorie:Député à l'Assemblée nationale (1871) Catégorie:Personnalité française du monde des affaires du XIXe siècle Catégorie:Maître de forges français Catégorie:Personnalité liée au Comité des forges