Weiden in der Oberpfalz (abrégé en : Weiden i.d.OPf.) est une ville allemande de Bavière. Il s'agit d'une ville-arrondissement du district du Haut-Palatinat. La ville se situe à à l'est de Nuremberg et à à l'ouest de la frontière avec la République tchèque. Elle est le chef-lieu de la moitié nord du Haut-Palatinat et est rattachée à la région métropolitaine de Nuremberg.
Géographie Espaces naturels vignette|Calvaire à Weiden. Weiden in der Oberpfalz se trouve à la jonction des collines du Haut-Palatinat et des contreforts de la forêt du Haut-Palatinat. Ces espaces verts se prolongent jusqu'en zone urbaine avec d'une part la clairière de Mantel et la forêt d'Altenstädt, d'autre part la colline du Fischerberg. Le paysage se confond à l'ouest avec celui de la vallée de la Waldnaab, encaissée entre les collines couvertes de sapins de la faille du Haut-Palatinat (appelées Deckgebirge) et à l'est avec le relief tourmenté du socle cristallin ancien. Les prairies humides de la Waldnaab forment une coulée verte naturelle s'étendant du nord au sud et traversant la ville. La ville se trouve au cœur du parc naturel du Nord de la Forêt du Haut-Palatinat, et elle est le point de départ de plusieurs itinéraires à travers ce paysage varié. Weiden possède huit zones naturelles et un géotope.
vignette|Localisation de Weiden.
Communes voisines La ville-arrondissement de Weiden entoure au Nord l’arrondissement de Neustadt an der Waldnaab et son chef-lieu homonyme. Du côté de la frontière, on trouve les communes d'Altenstadt an der Waldnaab, de Störnstein, de Schirmitz, de Theisseil, de Vohenstrauß, de Pirk, de Bechtsrieth, de Luhe-Wildenau, d’Etzenricht, de Weiherhammer, de Mantel et de Parkstein.
Démographie Année Habitants 1531 1900 1910, décembre (recensement) 1939, (recensement) 1950, (recensement) 1961, (recensement) 1970, (recensement) 1987, (recensement) 2011, (recensement de 2011) Année Habitants 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014,
Histoire Appartenances historiques 907–1255 1255–1353 1353-1392 1392-1447 1447-1505 1505–1559 1559-1569 1569–1742 1742-1777 1777–1806 1806–1918 1918–1933 1933–1945 1945–1949 1949–présent La ville doit son nom, soit à l’abondance de saules (<* vieux haut-allemand wida, Moyen bas allemand wide), soit à l’existence d'une pâture (vieux haut-allemand weida, moyen haut-allemandh weitha)D'après .. Dans le dialecte local, on ne dit pas Weiden, mais plutôt d’ Wei’n ; « <originaire> de Weiden » se dit aus der Wei’n, et pour dire que l'on va à Weiden, on ne dit pas nach Weiden mais in d’ Wei’n.
Le toponyme (latin apud Weithaa) est attesté pour la première fois en 1241 dans un testament réciproque liant le roi Conrad IV aux seigneurs de Vohburgern, margraves de Nordgau ; on suppose toutefois qu'il y avait un village à cet endroit dès l'an mil. Situé au carrefour de deux grandes routes de commerce, la Route de l'Or allant d'est en ouest, et la route de Magdebourg dirigée du sud au nord, Weiden s'est rapidement imposée comme un comptoir important. Depuis le , elle est le siège de l'une des sept juridictions de la communauté de Parkstein-Weiden, où le juge régional de Parkstein assisté de douze jurés exerçait la haute et basse justice. En 1531, Weiden in der Oberpfalz comptait habitants. Deux incendies, puis les affres de la guerre de Trente Ans et les épidémies de peste laissèrent la ville désolée, et elle ne retrouva sa prospérité passée qu'à partir de la fin du . En 1714, la ville appartenait en totalité au duché de Palatinat-Soulzbach, puis en 1777 elle se trouva rattachée à l’Électorat de Bavière. Mais l'essor industriel de la ville ne s'est véritablement amorcé qu'en 1863, avec l'arrivée du chemin de fer. L'arrivée de grandes verreries et de manufactures de porcelaine assura la croissance démographique, et en 1900 Weiden franchissait la barre des habitants.
À l'ouest de la ville, à côté d'une caserne de la Wehrmacht, il y eut pendant la Deuxième Guerre mondiale un camp de prisonniers, le Stalag XIIIB. Les prisonniers de guerre français et soviétiques, et les travailleurs de force morts dans ce camp entre 1940 et 1945 ont été inhumés dans une fosse commune du cimetière municipal, rue du GabelsbergD'après ..
Entre 1945 et 1955, la population a bondi à plus de grâce à l'afflux de réfugiés et d'expulsés des anciens territoires prussiens. Weiden a conservé cette population, en développant son économie et ses infrastructures. Depuis la fin des années 1980, elle a bénéficié de la réunification allemande et de l'ouverture des frontières avec la République Tchèque, qui l'a soulagée de sa position marginale.
Monuments vignette|La place du marché (Marktplatz). vignette|L’ancien hôtel de ville et l’Oberer Markt. La place du marché La place du marché et l’ancien hôtel de ville se trouvent entre la porte haute et la porte basse. L’ancien hôtel de ville sépare l’Oberer Markt et ses maisons à pignons de la seconde moitié du , de l’Unterer Markt, où se tiennent les quatre grandes foires annuelles, vivaces depuis 1396, ainsi que les marchés hebdomadaires du mercredi et du samedi. Plusieurs maisons présentent une ornementation de style Renaissance.
L’ancien hôtel de ville L’ancien hôtel de ville a été construit entre 1539 et 1545 par l'architecte Hans Nopl, le maître-menuisier Hans Stieber et le maître maçon Andreas Falk. Il a été déplacé entre 1914 et 1917. Son campanile a été offert à la municipalité en 1983. Depuis 1981, le rez-de-chaussée de l’hôtel de ville est occupé par des boutiques comme autrefois. Le plafond à poutres apparentes de la grande salle du conseil est un chef-d’œuvre de charpente du . Naguère, l’hôtel de ville n'était pas seulement une administration, mais aussi le centre d'affaires de la ville. On y organisait aussi des représentations théâtrales et des bals. Aujourd'hui, le conseil municipal ne s'y retrouve qu'une fois l'an. On peut y célébrer les mariages ou certaines manifestations privées. vignette|La Haute Porte, entrée ouest du centre-ville historique.
La Haute Porte On accède au centre historique de la ville par le complexe moderne Anker et la Haute Porte. Cette porte de ville possédait jusqu'en 1840 un mur en retour en demi-cercle, appelé la Rondelle, et flanqué de deux tours circulaires. La porte et sa couverture mansardée a été abattue en 1911 pour élargir la rue et reconstruite avec des formes simplifiées. À gauche de cette porte, le visiteur tombe sur la masse imposante de la Veste Haus, bailliage de la seigneurie de Parkstein-Weiden. Le comte palatin Frédéric de Parkstein résida dans ce bâtiment de 1585 à 1593 ; ses deux parentes, les princesses von Liegnitz, sont inhumées dans le cimetière luthérien de la paroisse Saint-Michel. vignette|Le temple Saint-Michel.
Le temple protestant Saint-Michel Le temple protestant Saint-Michel a aujourd'hui l'aspect d'une église baroque. Lorsque l’église de 1280, de style gothique primitif, disparut en 1396 dans un incendie, on construisit une nouvelle église gothique à triple nef, achevée en 1448, et dont les collatéraux empiétèrent sur le cimetière d'alors. Puis à la suite des incendies de 1536 et de 1540, l’église a reçu une nouvelle arcature en 1561, puis a été entièrement modifiée comme un édifice baroque en 1627 dans le cadre de la Contre-Réforme. De 1653 à 1900 l’église Saint-Michel a servi de lieu de culte aux deux confessions chrétiennes à la fois. Il a fallu reconstruire son clocher en 1761 après un effondrement en 1759. Le chancel a été aménagé en 1787 et sert d'écrin la statue de l'archange Saint-Michel. Les bancs sont ornés de somptueuses moulures de style rococo. Le bas-relief de l'autel Christi Geburt est une œuvre du peintre de cour Johann Karl de Sulzbach. Les grandes orgues de Max Reger ont été jouées pour la première fois en 1900 dans ce temple. En 2000, la congrégation décida de remplacer les orgues Walcker de 1967 (41 registres) par un instrument neuf. Les nouvelles orgues à 53 registres, de style romantique allemand, fabriquées par la Sté Weimbs de Hellenthal, ont été inaugurées le .
La Vieille École (Altes Schulhaus) Le centre culturel Hans Bauer, installé dans la Vieille École, abrite le musée et les archives municipales, la salle Max-Reger, la Galerie d’État (de Bavière) et le musée patrimonial Tachau, où sont exposés des souvenirs du jumelage avec la ville de Tachau en Bohême. Cet édifice était à l'origine une cense construite en 1529 par les tisserands de Weiden. L'incendie de 1536 la détruisit entièrement. Reconstruite en 1565, elle accueillit l'école d'allemand et l'école de latin, d'où son appellation courante d’Altes Schulhaus. Le bâtiment a été entièrement réhabilité entre 1975 et 1979 .
La Porte Basse vignette|La Porte Basse Par la Porte Basse et le guet (qui a pris sa forme actuelle après un décret municipal de 1635), on accédait à la Schlörplatz. La rue piétonne a été aménagée en 1955 après la ruine de la porte renaissance par un char américain. Actuellement la Porte Basse est le siège de l'association religieuse de jeunes Marianische Kongregation (MC), affiliée à la J-GCL.
L'église Saint-Joseph L’église catholique Saint-Joseph a été construite en 1900-01 en l'espace de moins de . C'est la plus grande église catholique du diocèse de Ratisbonne construite depuis le Moyen Âge.
Les remparts Un simple coup d’œil à la Promenade Kurt-Schumacher et au nouvel hôtel de ville depuis le ruisseau de Stadtbach suffit pour apercevoir l'angle sud-ouest des anciennes fortifications, la contrescarpe, le bastion d'angle et la demi-tour. On n'a pu déterminer à partir de quelle date Weiden a été fortifiée. Un acte de 1347 de l’empereur Charles IV nous apprend que les burgraves de Nuremberg devaient munir de remparts ou renforcer les murailles de Floß et de Parkstein ainsi que le « marché de Weiden ». C'est donc sans doute plus tard que Weiden bénéficia de ses premières fortifications, mais il préexistait sans doute un palissade renforcée de tours.
L'église Saint-Sébastien vignette|L'église Saint-Sébastien Un oratoire avait été construit à cet endroit en 1486. Détruite par les intempéries et les guerres, cette chapelle a été reconstruite en 1692 et consacrée à comme église à Saint-Sébastien en 1697. Le chœur ouest abrite la stèle funéraire, de style Renaissance, des filles jumelles du comte palatin Frédéric de Parkstein, décédées à Weiden en 1590. Outre la magnifique grille en fer forgé sous les tribunes, on peut y admirer une reproduction de la statue de la chapelle Sainte-Staude consacrée en 1792 à la Sainte Vierge. La tour du cadastre La tour du cadastre (Flurerturm) est l’ultime vestige de la seconde enceinte, qui enfermait la ville en 1575. À cette époque, les remparts comptaient quatre portes fortifiées et deux tours rondes (Rossturm et Flurerturm). L'ingénieur des fortifications était un certain Maître Reicholt. Lorsqu'en 1634 la ville fut assiégée et qu'il fallut établir un glacis, on rasa cette enceinte extérieure. Seule la « tour du cadastre » a été reconstruite en 1694 : elle doit son nom au fait qu'elle abritait les bureaux du géomètre local (elle s'appelait jusque-là la Karlsturm). Elle héberge aujourd'hui la police de proximité de Weiden.
Le parc Max-Reger vignette|La chapelle du frère saint Jean-Népomucène.