thumb|Perdigon avec sa vièle, dans un manuscrit du Perdigon ou PerdigoChute du -n final dit caduc de l'ancien occitan. - sa carrière commence vers 1190 et finit vers 1220Aubrey, 18. ; il était un troubadour né à Espérés (commune de Saint-Léger-de-Peyre) ou, plus probablement, à Lespéron près de Coucouron (aujourd'hui en Ardèche), Tome I, p.737. Il était très respecté et admiré par ses contemporains, à en juger par sa forte présence dans les chansonniers et les nombreuses références à son œuvres dans les chansons de ses confrères troubadours.
Biographie Son village natal D'après sa biographie en occitan : J. Boutière & A.-H. Schutz, Biographies des troubadours, Privat, Didier, 1950, p. 252. (Perdigon était jongleur [et un ménestrel, c'est-à-dire joueur d'instrument]. Il jouait de la vièle à archet et composait des vers avec talent. Il était de l'évêché du Gévaudan, d'un petit bourg nommé Lespero, et était le fils d'un pêcheur pauvre). C'était donc d'abord un interprète et ce n'était pas non plus un aristocrate, contrairement à beaucoup de poètes et musiciens, de ceux qu'on appelle troubadours (ou trouvères dans les pays de langue d'oïl).
Biographie Bien que sa biographie soit rendue confuse par des déclarations contradictoires dans sa vida et des allusions dans ses poèmes et ceux de ses contemporains, le statut de Perdigon en tant que jongleur depuis sa jeunesse et joueur de vièle est bien attesté dans les œuvres contemporaines. Dans ses nombreuses pérégrinations, il est passé par de nombreux patronages, parmi lesquels ceux de par Dalfi d'Alvernha (1155-1234), la Maison des Baux, Pierre II d'Aragon (1178-1213) et Barral de Marseille (1178-1192).
D'après sa vida , Perdigon s'était distingué par son esprit et son inventivité. Il fut armé et se vit octroyer des terres par Dalfi d'Alvernha. Les manuscrits de sa vida divergent quant à la suite de sa carrière. Selon une version, suite à la mort de ses amis, il perdit sa position à la cour et entra dans un monastère cistercien, où il mourut.
Selon une autre version de sa vida, il devint un farouche opposant au catharisme et soutint la croisade contre les Albigeois. Il aurait accompagné Guillaume des Baux, Folquet de Marseille et l'abbé de Cîteaux à Rome pour s'opposer à Raymond VI de Toulouse après l'excommunication de ce dernier en 1208. L'auteur de la vida accuse Perdigon d'avoir « provoqué et organisé tous ces évènements. » Le biographe affirme en outre que Perdigon appela la population à la croisade par ses chansons. Pour cette raison, il fut méprisé par ceux qui étaient en faveur du catharisme, et perdit nombre de ses soutiens au cours de la guerre. Finalement, le fils de Dalfi d'Alvernha l'abandonna, confisqua ses terres et le renvoya. Le biographe prétend qu'il se rendit chez Lambert de Monteil et demanda à être admis au monastère cistercien de « Silvabela », mais l'auteur croit à tort que Lambert était le gendre de Guillaume des Baux, et le monastère de Silvabela est mal identifié (Abbaye de Silvacane ?).
Son œuvre Quatorze poèmes de son œuvre sont parvenus jusqu'à nous, dont trois cansos et leur mélodie (la canso était le genre noble de la lyrique des troubadours)Aubrey, 19..
Parmi les chansons survivantes de Perdigon se trouve un torneyamen avec Raimbaut de Vaqueiras et Ademar de Poitiers. Perdigon est, avec Aimeric de Peguilhan, l'un des rares troubadours à écrire des chansons en composition continue.
Annexes Notes et références
Bibliographie H.J. Chaytor. Les chansons de Perdigon, Champion, Paris, 1926. Luisa Marina Perdigó. The Life, Poetry, and Music of the Provençal Troubadour Perdigon: Texts, Translations, and Interpretations, Mellen Press, New York, 2013. .
Sources Aubrey, Elizabeth. The Music of the Troubadours. Indiana University Press, 1996. . Egan, Margarita, ed. and trans. The Vidas of the Troubadours. New York: Garland, 1984. .
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