vignette|Une pharmacie en Suisse.
Cet article évoque les conditions et les problèmes de santé en Suisse.
Histoire
Politique sanitaire Faits et statistiques
En 2023, la population totale en Suisse est de ..
En 2019, l'espérance de vie à la naissance est de pour les hommes et de pour les femmes.. Cela place la Suisse en première position du classement des pays européen pour l'espérance de vie et en deuxième position dans le monde, après le Japon..
Par ailleurs, l'espérance de vie en bonne santé (c'est-à-dire le nombre d'années de vie passées, substituées des temps de maladie cumulés) est respectivement pour les hommes et les femmes de et de en 2019.
En 2008, le taux de natalité est estimé à pour , et le taux de mortalité à pour Fiche de la Suisse du World Factbook publié par la CIA.
En 2021, le taux de mortalité infantile (décès au cours de la première année) était de 3,1 pour ..
Enjeux publiques de santé La politique de santé publique s'organise à la fois au sein d'observatoires cantonaux étant coordonnés au niveau fédéral par différentes institutions, dont l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) créé en 1999Rapport : les politiques de santé en Suisse - Volume II - publié par l'Office fédéral de la santé publique (cf. annexes pour les références), page 145 (188 du pdf), section 1.3 : Stratégie globale de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).
En ce qui concerne la prévention et les actions de santé publique, les investissements de l'OFSP les plus notoires se manifestent dans différents domaines, dont la lutte contre le SIDA (environ 1/3 de son budget), la prévention des troubles liés aux conduites addictives (environ 1/3 de son budget en cumulant les actions liées à la prévention de l'alcoolisme, de l'usage des drogues et du tabagisme), la prévention des accidents (accidents de la route, accidents et maladies professionnelles) ainsi que les actions menées auprès des émigrants en SuisseRapport : les politiques de sante en Suisse - Volume II - publié par l'Office fédéral de la santé publique (cf. annexes pour les références), page 148 (191 du pdf), Tableau : Répartition du crédit d’investissement de l’OFSP pour la prévention.
Prévalence des principaux problèmes de santé En 2008, la première cause de décès en Suisse sont les maladies cardiovasculaires, représentant 37 % des décès, suivi par les cancers représentant 25 % des décèsLe panorama du thème Santé - publié par l'Office fédéral de la statistique (cf. référence en annexe), page 3, Section : Causes de décès.
La prévalence du SIDA en 2001 en Suisse était de 0,4 % représentant .
Système de santé Organisation Le système des soins de santé en Suisse est organisé en plusieurs sous-systèmes. Les soins de santé sont dispensés au sein d'établissements de soins publics, semi-privés ou privés.
Les établissements publics sont représentés par les hôpitaux de ville ou de région, comme les Hôpitaux universitaires de Genève, la Clinique psychiatrique universitaire de Zurich ou encore le Centre hospitalier universitaire vaudois.
Les établissements du secteur semi-privé regroupent les institutions prenant en charge les soins pré- ou post-hospitaliers, comme les soins de réadaptation.
Le secteur privé quant à lui regroupe les médecins libéraux exerçant en cabinets ou en cliniques privées ; leur système de facturation passe par la grille Tarmed.
Assurance des soins de santé
Les personnes assurées ont la totale liberté de choix de leurs praticiens de santé officiels dans leurs régions de résidence, les coûts étant couverts par une assurance maladie jusqu'à hauteur du ticket modérateur, le complément éventuel étant fourni par les caisses d'assurances dites complémentaires gérées par les mêmes administrations que les assurances maladie de base. Le choix de la caisse d'assurance-maladie parmi des dizaines de compagnies privées est libre mais sa souscription obligatoire, la cotisation à une mutuelle est en revanche optionnelle.
Critiques Malgré la qualité des soins atteinte, le système de santé suisse fait l'objet de diverses critiques, principalement liées à l'explosion des coûts de la santé à charge des assurés (primes d'assurance maladie).
La structure fédéraliste du système politique suisse laisse les cantons très largement compétents en matière de santé, ce qui conduit notamment à l'impossibilité d'une planification hospitalière à l'échelle du pays et une forme de concurrence entre hôpitaux cantonaux, qui provoque une surabondance de l'offre médicale. Le canton est aussi un lobby important qui est en même temps acteur du système de santé (comme fournisseur de soins avec ses hôpitaux) et régulateur de ce même système de santé.
La grande part laissée aux assurances privées, qui doivent donc exercer des tâches étatiques à côté d'une activité d’assureur privé suscitent de nombreuses critiques : les caisses sont régulièrement accusées d'abuser de leurs réserves, au détriment de la maitrise des coûts, la protection des données est remise en cause La « chasse aux patients à moindres risques » érigée en stratégies de marketingReportage « Assurance maladie : des comptes à régler » de l'émission Temps présent de la TSR est une des principales critiquesPierre-Yves Maillard, Soigner l'assurance maladie, Éditions Favre, 2010 . Le peuple a pourtant toujours refusé le passage à une caisse unique, la dernière fois le en rejetant l'initiative populaire pour la caisse publique unique à 61,9 %..
En 2024, un rapport mandaté par l'Académie suisse des sciences médicales relève l'absence de pilotage du système de santé, régulé essentiellement par la loi fédérale sur l'assurance maladie (LAMal). Il propose notamment de clarifier la gouvernance du système entre la Confédération et les cantons...
Coûts et financement du système de santé
L'étude sur les statistiques sanitaires mondiales publiée par l'Organisation mondiale de la santé en 2007World health statistics 2007 for Switzerland, montre qu'en 2004, 12 % du PIB de la Suisse étaient accordés aux dépenses de santé, dont 58,5 % étaient faites par le secteur public et 41,5 % par le secteur privé.
Lors de la votation populaire du , le financement uniforme des prestations est accepté. :
+ Financement uniforme des prestations dès 2028 Jusqu'en 2027 Dès 2028 Soins ambulatoires
Minimum 27 % cantons Soins hospitaliers Minimum 55 % cantons Soins en EMS et à domicile Environ 46 % cantons
Soins de santé vignette|Centre hospitalier universitaire vaudois.
Répartition de la carte médicale
La Suisse comprend environ 350 hôpitaux, soit une moyenne de 4,5 hôpitaux pour Le panorama du thème Santé - publié par l'Office fédéral de la statistique (cf. référence en annexe), page 4, Section : Système de santé, représentant une capacité d'accueil totale de environ. Le secteur de la santé embauche environ acteurs de santé, dont , soit un ratio de 3,8 médecins pour , et Rapport : les politiques de sante en Suisse - Volume II - publié par l'Office fédéral de la santé publique (cf. annexes pour les références), page 174 (217 du pdf), section 3.1 : Situation générale.
À titre d'exemple, la capacité d'accueil des plus gros centres hospitaliers est de pour le Centre hospitalier universitaire vaudois et de pour les Hôpitaux universitaires de GenèvePlaquette institutionnelle des HUG, page 13.
Les institutions médicales sont organisées par cantons au sein de réseaux de santé, comme le Réseau Santé Valais.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . .
Articles connexes Assurance maladie en Suisse Département fédéral de l'intérieur Psychanalyse en Suisse
Liens externes
* Catégorie:Protection sociale en Suisse