La frontière entre le Costa Rica et le Nicaragua est une frontière longue de pour laquelle le fleuve San Juan sert de frontière sur une grande partie de son parcours.
Traité Cañas-Jerez
La limite entre le Costa Rica et le Nicaragua au niveau du lac Nicaragua est fixée par le traité Cañas-Jerez du 15 avril 1858, complété par la sentence arbitrale Cleveland de 1888 (qui en a confirmé la validité) et précisée sur le terrain par les sentences d'arbitrage Alexander de la fin du XIXe siècle.
Le traité fixe la ligne de démarcation, d'Est en Ouesthttps://leap.unep.org/en/countries/cr/national-legislation/tratado-de-limites-entre-nicaragua-y-costa-rica-tratado-canas : En partant de l'embouchure du fleuve San Juan sur la mer des Caraïbes, en suivant la rive droite de ce fleuve jusqu'à un point situé à trois milles anglais du Castillo Viejo. Puis une courbe autour de cette forteresse. Ensuite la ligne suit un tracé qui reste toujours à deux milles de la rive droite du fleuve San Juan avec ses méandres jusqu'à son origine dans le lac. Elle suit ensuite la rive droite du lac lui-même à une distance de deux milles, jusqu'à la rivière Sapoá, où cette ligne parallèle aux rives prend fin. Depuis le point où cette ligne rejoint la rivière Sapoá — qui doit donc être à deux milles du lac — une ligne droite astronomique est tracée jusqu'au point central de la baie de Salinas, sur l'océan Pacifique, où se termine la démarcation entre les deux Républiques.
Navigation vignette|gauche|Frontière en bordure de la réserve costaricaine de Caño Negro et de celle de Los Guatuzos au Nicaragua
Selon le traité Cañas-Jerez, le fleuve appartient au Nicaragua, rive droite incluse, mais le Costa Rica garde des droits de navigation commerciale (hors navire de guerre et de police).
En application de ce traité, le lac Nicaragua n'est pas frontalier au sens strict : il est entièrement situé en territoire nicaraguayen. La frontière ne touche jamais ses rives — elle passe à environ 2 milles anglais (≈3,7 km) au sud de la rive droite (sud-est) du lac, en suivant son contour de façon parallèle, avant de bifurquer vers la rivière Sapoá puis vers la baie de Salinas sur le Pacifique.
D'autre part, le fleuve San Juan, qui sert d'exutoire au lac vers les Caraïbes, appartient lui aussi entièrement au Nicaragua : la frontière suit sa rive droite (sud), ce qui donne au Costa Rica un territoire riverain mais pas la souveraineté sur les eaux du fleuve — seulement des droits perpétuels de libre navigation à des fins commerciales, également garantis par le traité de 1858.
Ligites internationaux
Ce tracé a fait l'objet de litiges répétésDes litiges ultérieurs (navigation, embouchure du San Juan, Isla Portillos) devant la Cour internationale de Justice (notamment Costa Rica c. Nicaragua, 2009 et 2015, sur la navigation et la souveraineté sur certaines zones humides), mais le principe du tracé de 1858 — rive droite du fleuve, puis bande de 2 milles autour du lac — n'a jamais été remis en cause dans son fondement.
Une demande du Costa Rica pour obtenir un droit de navigation pour le contrôle des frontières est en discussion à la Cour internationale de Justice de La Haye.. Par ailleurs l'île Calero qui se trouve à l'embouchure du fleuve fait l'objet d'un litige entre les deux payshttp://ceriscope.sciences-po.fr/content/part3/Costa-Rica-Nicaragua-l-impossible-apaisement-%3Fpage%3Dshow Institut d'études politiques de Paris.
Notes et références
Liens internes Traité Cañas-Jerez Río San Juan (Nicaragua) sur la version espagnole de Wikipédia.
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