Abel Ramón Caballero Álvarez, né le à Ponteareas, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

En 1985, il devient ministre des Transports de Felipe González, pour une durée de trois ans. Il se présente, sans succès, aux élections régionales de 1997 en Galice, puis se place en retrait de la vie politique. Nommé président de l'autorité portuaire de Vigo en 2005, il parvient deux ans plus tard à prendre la mairie de la ville.

Biographie Formation Titulaire d'une maîtrise de sciences économiques, obtenue à l'université de l'Essex, et de deux doctorats dans ce domaine, passés à l'université de Cambridge et à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle, il était initialement pilote de la marine marchande. Il a ensuite enseigné la théorie économique, en tant que professeur agrégé, puis comme professeur des universités, à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Député En 1976, il adhère au Parti des socialistes de Galice-PSOE (PSdeG-PSOE), et devient six ans plus tard député de la province de La Corogne au Congrès des députés. Il est alors désigné coordinateur du groupe parlementaire socialiste pour l'économie, les finances et le commerce, et membre de la commission de l'Économie, des Finances et du Commerce, et de la commission des Budgets.

Ministre des Transports À l'occasion du remaniement ministériel du 4 juillet 1985, Abel Caballero est nommé, à 38 ans, ministre des Transports, du Tourisme et des Communications « Los cambios en el Gabinete », El País, le . Réélu député, mais dans la province de Pontevedra, l'année suivante, il est reconduit dans ses fonctions.

Son mandat est marqué par la réforme du secteur des transports terrestres et du secteur des télécommunications, partiellement libéralisé « El orden en los transportes y en las antenas », El País, le . La loi de régulation des télécommunications (LOT) est cependant critiquée par l'ensemble de l'opposition, qui y voit un texte interventionniste et contraire aux compétences décentralisées « El Congreso aprobó la LOT sólo con los votos de los socialistas », El País, le .

Il quitte le gouvernement lors du remaniement du 13 juillet 1988 « Maravall, Ledesma, Croissier y Caballero dejan el Gobierno », El País, le , au profit de José Barrionuevo. Moins de deux semaines plus tard, il est choisi par le comité fédéral du PSOE comme nouveau secrétaire aux Relations institutionnelles de la commission exécutive, en remplacement de José Luis Corcuera « González defiende la existencia de los fondos reservados », El País, le . Lors des élections de 1989, il est réélu au Congrès des députés, avant d'être reconduit à la direction du parti, en 1990 « Rechazada la presencia de críticos en los órganos de dirección », El País, le .

À l'occasion du congrès de 1994, il est réélu à la commission exécutive « Equilibrio entre familias, territorios y poderes », El País, le , mais perd ses fonctions au profit de Txiki Benegas, issu du même courant que lui « González: "Nadie ha querido machacar ni barrer" », El País, le . Environ deux mois plus tard, il devient président du Parti des socialistes de Galice-PSOE, sur décision du nouveau secrétaire général Paco Vázquez, qui le préfère à l'ancien président de la Junte Fernando González Laxe « Vazquez se impone a los renovadores gallegos pese o ir a la mediacion de Ciscar », El País, le .

L'échec de 1997 et le retrait En 1997, il est confirmé à la direction socialiste « Un 55 % de caras nuevas en la ejecutiva del PSOE », El País, le et conduit une coalition entre le PSdeG-PSOE, la Gauche de Galice et Les Verts aux élections régionales du 19 octobre. Il y subit une importante déroute en terminant troisième, derrière le Bloc nationaliste galicien (BNG), avec 19,7 % des voix et 15 députés, soit quatre points et sièges de moins que les seuls socialistes quatre ans plus tôt « Fraga arrolla y el Bloque supera al PSOE », El País, le . Il assume alors l'échec de sa candidature « Abel Caballero asume toda la responsabiIidad por el fracaso de la coalición de izquierdas », El País, le , et propose de renoncer à la présidence de la fédération du PSOE en Galice « Vázquez y Caballero ofrecen sus cargos al PSOE gallego y animan a sus críticos a presentarse », El País, le . Il reçoit toutefois le soutien du comité directeur une semaine après le scrutin « Vázquez logra mantenerse al frente de los socialistas gallegos con un respaldo del 62 % », El País, le .

À quelques jours de l'ouverture de la législature, prévue le , la commission exécutive du PSdeG-PSOE choisit de le désigner président du groupe socialiste, un poste honorifique, la fonction de porte-parole revenant à son ancien directeur de cabinet au ministère des Transports, Emilio Pérez Touriño « Caballero deja de ser portavoz del PSOE en el parlamento », El País, le . Ce dernier devient secrétaire général du PSdeG-PSOE le et supprime la présidence – honorifique – de la fédération.

Il perd son poste à la commission exécutive fédérale lors du congrès socialiste de 2000 « La dirección socialista, renovada casi al completo », El País, le , puis ne se représente pas aux élections régionales du 21 octobre 2001.

Maire de Vigo Nommé président de l'autorité portuaire de Vigo le par la Junte de Galice, alors présidée par Touriño, il est investi l'année suivante candidat à la mairie de la ville par la section socialiste « Caballero seguirá en el puerto hasta las municipales de mayo », La Voz de Galicia, le pour les municipales du . Bien qu'il arrive derrière la conservatrice sortante Corina Porro avec 29,4 % des voix et 9 sièges sur 27, le bon score du BNG, qui remporte 5 élus « El PP pierde Vigo, Ourense, Ferrol y la Diputación de Lugo », El País, le , lui permet d'être investi maire de Vigo le suivant « Novatos en el Ayuntamiento, veteranos en la política », El País, le . Candidat à sa propre succession le , il fait partie des rares maires du PSOE à conserver son mandat « Revolución en el mapa político », El País, le , parvenant même à progresser de cinq points et deux élus, au détriment des nationalistes. Il est réélu le avec le soutien des trois élus du BNG, qui décident cependant de passer dans l'opposition « Caballero, reelegido alcalde de Vigo con los votos del BNG, que irá a oposición », Faro de Vigo, le .

À l'occasion de l'élection du 24 mai 2015, la liste qu'il conduit remporte voix, soit un total de 51,8 % des voix et 17 élus sur 27. Il s'agit de la première majorité absolue depuis vingt ans. Le , il est élu président de la Fédération espagnole des villes et des provinces (FEMP) par voix contre pour le sortant Íñigo de la Serna, grâce à un accord avec les élus du groupe Convergence et Union (CiU) et ceux de la Gauche unie (IU) et avec l'appui de la maire de Madrid Manuela Carmena.

Lors des élections du 26 mai 2019, il est réélu en réunissant 67,64 % des voix et 20 conseillers municipaux sur 27. Il établit ainsi le record historique du nombre d'élus à Vigo, remporte le plus grand nombre de conseillers municipaux dans toute la Galice, devient le premier maire de la ville à conserver sa majorité absolue et réalise le meilleur résultat depuis 1979 dans les communes espagnoles de et plus. Ce score revêt une importante dimension personnelle, puisqu'il est supérieur de 23 points à celui qu'enregistre le PSOE à Vigo aux élections européennes organisées le même jour..

Lors des élections du , la liste du PSOE obtient 61 % des voix et 19 sièges au conseil municipal. Le suivant, Abel Caballero est réélu maire pour un cinquième mandat

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Gouvernement González I et González II Élections régionales de 1997 en Galice Emilio Pérez Touriño ; Francisco Vázquez Vázquez

Liens externes

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