Amar Ben Belgacem () dit Amar, né le à Paris et mort le à Paris Relevé des fichiers de l'Insee. Site officiel d'Amar Ben Belgacem., est un peintre franco-tunisien.

Biographie Né de parents tunisiens, Amar Ben Belgacem grandit à Paris jusqu'à l'âge de cinq ans. En 1984, ses parents décident de le scolariser avec son frère jumeau en Tunisie. Jusqu'à l'âge de 19 ans, il habite à Hammamet dans une villa qu'il qualifie d'« artistique », celle-ci abritant un jardin exotique, de nombreux tableaux, des objets de collection, des livres d'art, etcIbtissem El Oudi, « Exposition de Ammar Ben Belgacem. Jardin de lumière », Le Renouveau, 28 mai 1997..

Amar Ben Belgacem commence à peindre en 1989 et expose pour la première fois dans son atelier d'Hammamet en 1993. Peintre autodidacte, il reçoit rapidement les encouragements et conseils de son voisin, le peintre hammamétois Aly Ben SalemNeïla Gharbi, « La première fois avec Amar. La peinture comme bien-être », Le Renouveau, 4 mars 2007.Lotfi Ben Khelifa, « Amar, l'artiste peintre, et l'hymne à la joie de vivre », Le Temps, .Mona Ben Gamra, « Amar. Nomade dans l'art », Le Quotidien, 28 mai 2006, ..

Représenté dans les collections publiques et privées de vingt pays, Amar Ben Belgacem parcourt le monde pour faire découvrir ses œuvres et rechercher de nouvelles sources d'inspiration Plaquette de présentation du peintre (Amarart).Ronz Nedim, « À la conquête du monde », La Presse de Tunisie, 15 décembre 2006.. Son atelier est situé à Paris.

Il est membre de l'Association internationale des arts plastiques, de l'Académie internationale de Lutèce (membre à vie à partir de 1997) et de l'Union des plasticiens tunisiensMounira Aoudi, « Amar Ben Belgacem, à la galerie d'art Andalucia (Radès). Le lutin et les féeries du monde », La Presse de Tunisie, 9 décembre 2003..

Il meurt à l'âge de 31 ans. Selon son site officiel, sa mort intervient le bien que sa nécrologie dans La Presse de Tunisie donne la date du 5 septembre Nécrologie d'Amar Ben Belgacem, La Presse de Tunisie, 10 septembre 2010. ; d'autres sources donnent la date du 6 septembre« L'artiste Ammar Ben Belgacem n'est plus », Tuniscope, 8 septembre 2010.. Il est rapatrié en Tunisie et enterré à Hammamet le 10 septembre.

Œuvre Techniques et style Ayant commencé à peindre très jeune, Amar Ben Belgacem peut expérimenter diverses techniques picturales — peinture à l'huile, acrylique, pastel, encre de Chine, vitraux et collages — avant de se consacrer durablement à la gouacheRafik Darragi, « Le monde « amarien » de Amar Ben Belgacem », La Presse de Tunisie, 4 octobre 2003.. Ses tableaux ont également gagné en ampleur, allant de la miniature à des formats moyens ou grands telle la peinture murale qu'il a réalisée à Turin pour le Musée d'art urbainRafik Darragi, « Sur les traces de nos artistes à l'étranger. Le peintre Amar Ben Belgacem. Hymne à la joie », La Presse de Tunisie, 18 août 2005..

Le style de l'artiste se situe entre l'art figuratif stylisé et l'art abstrait. Le peintre ne cherche pas à figurer la réalité telle qu'elle est mais telle qu'il la rêve, la ressent et l'idéalise. L'aspect formel de ses compositions permet toutefois d'identifier l'essentiel des sujets représentés. Ben Belgacem peut ainsi être qualifié de peintre du paysage, tant son œuvre est marquée par la représentation d'une nature foisonnante et généreuse où l'on devine la flore et la faune terrestres (arbres, fleurs, champignons, oiseaux, papillons, etc.) Nadia Zouari, « À la galerie Medina, Amar expose ses couleurs en folie... », Le Temps, 23 mars 2007.A.H., « Amar expose à l'Unesco », La Presse de Tunisie, 6 avril 2006. « Artist Belqacem makes a round-the-world trip from Sana'a », Yemen Times, 19 décembre 2005.. L'évocation de la flore et de la faune aquatiques tient également une place de choixRaouf Medelgi, « Un jardin de couleurs », Le Temps, 3 octobre 2008.. Quant à l'air, d'innombrables ronds colorés rappellent son omniprésence comme autant de bulles d'oxygèneRonz Nedim, « Amar à la galerie Yahia des arts (Le Palmarium). Un monde de paix et d'amour », La Presse de Tunisie, 20 mai 2006.. Les figurations humaines sont en revanche très rares et généralement réduites au seul visage.

Les formes sont simples et composées de lignes courbes avec lesquelles le peintre souhaite exprimer douceur et apaisement, tout autant que l'impression de mouvement et de dynamisme, notamment grâce au motif du cercleImène Khammassi, « « Les jardins de couleurs » de Amar (19 septembre-18 octobre chez Art-Libris). Une symphonie de couleurs », Le Renouveau, 30 septembre 2008, .Ousmane Wague, « Folie de couleurs en mouvement », Le Quotidien, 22 février 2007, .Raouf Medelgi, « Amar expose « Les couleurs font la fête » à la galerie Yahia. Une leçon d'amour et d'amitié... », Le Temps, 30 mai 2006. ; elles sont soigneusement organisées en dessins préparatoires parfois longuement retouchés avant la mise en œuvre. Le dessin à l'encre Tant de Joie (2007) illustre ce travail des formes aux allures de dentelle. Les couleurs sont vives et chaleureuses, donnant à l'œuvre d'Amar Ben Belgacem un aspect toujours lumineuxRonz Nedim, « À la conquête du monde », La Presse de Tunisie, 15 décembre 2006.Jameleddine Ben Abdessamad, « Amar à la galerie Yahia. Illuminance du moi et du ça », Tunis Hebdo, 12 juin 2006.. Leur foisonnement, évocation artistique des multiples couleurs de la nature, traduit la soif d'une vie intense et d'une joie éclatanteMohamed Ayed, « Le benjamin des peintres tunisiens », La Presse de Tunisie, 22 novembre 1996.. La couleur noire a été longtemps absente de l'œuvre d'Amar Ben Belgacem qui y voyait un reflet de la tristesse et de la mélancolie, contraires à ses objectifs picturaux ; il a toutefois évolué à ce propos et le noir fait désormais partie de sa palette chromatique comme l'illustre le tableau Éternité de bonheur (2008)Lofti Ben Khelifa, « Amar, l'artiste-voyageur. « Je retourne dans ma Tunisie pour un éblouissement des yeux » », L'Hebdo touristique, , 27 juillet 2007.. Le blanc constitue cependant la couleur essentielle, celle de la toile ou de la feuille de papier où le peintre traduit l'image d'un ciel lumineux, source d'équilibre et de respiration. Le blanc se fait même parfois dominant comme dans le dessin à l'encre Tant de Joie (2007) qui pourrait évoquer un monde vaporeux ou encore un environnement nuageux.

Amar Ben Belgacem conçoit ses toiles comme des poèmes ou des chants visuels. Ses créations valorisent les thèmes positifs de l'amour, de la paix, du bonheur, de la quiétude, du plaisir ou encore de l'harmonie, le tout décrivant un monde idéal dépourvu d'éléments négatifs.

En termes d'influences, il dit avoir été marqué en premier lieu par le peintre hammamétois Aly Ben Salem ; il évoque également l'attraction suscitée par les œuvres de Joan Miró, Vassily Kandinsky, Henri Matisse et Alexander Calder. Il puise également son inspiration dans la musique qu'il écoute en peignant.

Œuvres dans les collections publiques Hammamet : centre culturel international, municipalité et bibliothèque publiqueMohammed Sfia, « À Hammamet. Don culturel au profit de la mairie de la ville », L'Hebdo touristique, 10 février 1997.Mohammed Sfia, « Don au profit de la mairie de Hammamet », La Presse de Tunisie, 7 février 1997. ; Les Mureaux : médiathèque municipale ; L-Imġarr : Tempra Museum of Contemporary Art ; Paris : collections de l'Unesco ; Tunis : collections de l'État tunisien et de l'Association tunisienne des auberges de jeunesse ; Turin : Musée d'art urbain (peinture murale au numéro 30 de la via Nicola Fabrizi)« L'art chatoyant d'un Tunisien cosmopolite », Arabies, mai 2008, .Fresque d'Amar Ben Belgacem réalisée pour le Musée d'art urbain de Turin en mars 2008 (Dailymotion).Fresque d'Amar Ben Belgacem réalisée pour le musée d'art urbain de Turin en mars 2008 (YouTube)..

Expositions 1993 : Hammamet (atelier et exposition personnelle) ; Moscou (exposition personnelle) ; 1995 : Bruxelles (exposition personnelle) ; Casablanca (exposition personnelle) ; Hammamet (exposition personnelle à la maison des jeunes) ; Rabat (exposition personnelle) ; 1996 : Hammamet (plusieurs expositions personnelles)Mohamed Sfia, « Rêveries en couleurs », La Presse de Tunisie, 8 avril 1996. ; Luxembourg (exposition personnelle) ; Nabeul (exposition personnelle à la maison de la culture) ; Paris (exposition collective à l'Assemblée nationaleMohamed Sfia, « Un rayon de soleil dans la grisaille parisienne », La Presse de Tunisie, 10 décembre 1996., exposition collective « l'Hiver en fête » à la galerie Art présent) ; Tunis (exposition personnelle à la galerie Yahia)He. Ha., « À la galerie Yahia. Amar et « Les couleurs de la fête ». Retour aux sources », La Presse de Tunisie, 17 mai 2006. ; 1997 : Blois (exposition personnelle)Bady Ben Naceur, « Amar Ben Belgacem, le plus jeune plasticien tunisien. Le « Mozart de la peinture » », La Presse de Tunisie, 12 août 1997. ; Hammamet (exposition collective au centre culturel international, exposition personnelle à la bibliothèque publique, exposition collective organisée à l'Hôtel Vénus par l'Association des artistes plastiques d'Hammamet et leurs amis) ; Le Bardo (exposition collective à la Nationale Galerie Alyssa) ; La Valette (exposition collective à la Biennale internationale de Malte) ; Paris (exposition au Salon des beaux-arts de l'Académie internationale de Lutèce, exposition collection, exposition personnelle à la maison de la Tunisie (Cité internationale universitaire de Paris), exposition personnelle au centre culturel tunisien, exposition collective au concours international de l'Académie internationale de Lutèce, exposition personnelle à la galerie A Part, exposition collective à l'Assemblée nationale) ; Sbikha (exposition collective au festival d'art plastique) ; Sidi Bou Saïd (exposition collective dans un musée) ; Sousse (exposition personnelle au centre culturel Yahia Ibn Omar) ; Tunis (exposition personnelle au centre culturel de la ville de TunisAlya, « Le plus jeune peintre tunisien », La Presse de Tunisie, 22 mai 1997., exposition collective au sixième salon des jeunes plasticiens à la galerie Yahia) ; Washington (exposition personnelle à la Banque mondiale) ; 1998 : Profondeville (exposition collective à la galerie du Nid d'aigle) ; Vasto (exposition collective au Castello Caldora) ; El Menzah (exposition personnelle à la galerie Ulysse) ; Londres (exposition collective à la Foreign Press Association) ; In-Naxxar (exposition collective au Palazzo Parisio) ; Paris (exposition collective au Salon des beaux-arts de l'Académie internationale de Lutèce, exposition collective à la galerie ASAC) ; Summit (exposition collective au New Jersey Center for Visual Art) ; Tunis (exposition collective pour le concours AMINA, exposition collective annuelle de l'Union des plasticiens tunisiens) ; 1999 : Beyrouth (exposition collective au palais de l'Unesco) ; 2002 : Paris (exposition personnelle à la galerie A Part) ; Grenoble (exposition personnelle) ; 2003 : Paris (exposition personnelle à la galerie A Part) ; Radès (exposition personnelle à la galerie Andalucia) ; 2004 : Paris (exposition collective aux Journées culturelles et touristiques tunisiennes de Paris à l'Institut du monde arabeJournées culturelles et touristiques tunisiennes en juin 2004 (Ambassade de Tunisie en France)., exposition collective à l'espace culturel tunisien) ; 2005 : Paris (exposition personnelle à la galerie L'ARTicle) ; Sanaa (exposition personnelle au centre culturel français) Anwar Mohamad Haydar, « La nature yéménite, source d'inspiration pour les artistes plasticiens », Al Joumhouria (Yémen), 19 décembre 2005, p. 19. Exposition d'œuvres d'Amar Ben Belgacem à Sanaa en décembre 2005 (YouTube). ;