La colline parlementaire de Québec est un secteur du quartier du Vieux-Québec—Cap-Blanc—colline ParlementaireLe secteur au nord du boulevard René-Lévesque et à l'ouest de la rue Claire-Fontaine fait partie du quartier Saint-Jean-Baptiste., de l'arrondissement La Cité–Limoilou, à Québec.
Regroupant les sièges de différents organismes de l'administration publique au Québec, le secteur abrite entre autres l'hôtel du Parlement du Québec ainsi que de nombreux édifices gouvernementaux et places d'affaires. On y retrouve également quelques rues commerçantes et résidentielles, dont la Grande Allée, ainsi que plusieurs parcs dont les plaines d'Abrahamhttps://www.capitale.gouv.qc.ca/medias/document/10_21_carte-territoire-colline-parlementaire.pdf carte de la colline parlementaire de la Capitale nationale du Québec.
Histoire
Le faubourg Saint-Louis Le quartier est d'abord nommé « Faubourg Saint-Louis ». Il est situé au sud du faubourg Saint-Jean et à l'ouest des murs du Vieux-Québec. Ce petit faubourg, bâti de maisons en bois, abrite essentiellement une population ouvrière d'origine irlandaise. Arrivés à Québec dans les années 1830, ces immigrants s'installent dans les rues Scott, O’Connell (nommée en l'honneur du patriote irlandais Daniel O'Connel), Saint-Patrick et adjacentes. Enserré par les propriétés militaires, il se développe presque en vase clos.
À la suite de l'entrée du Québec dans la Confédération en 1867, la capitale est transférée à Ottawa, et Québec perd son importance sur le plan militaire. Le départ de la garnison en 1871 permet d'amorcer l'urbanisation du quartier, en laissant libre les terrains militaires. Un incendie détruit le quartier en 1876, ruinant 411 maisons et faisant 3000 sinistrés. Seul le couvent Bon-Pasteur échappe au brasier. En 1876, le nouvel hôtel du Parlement est installé sur l'ancien champ de cricket de la garnison, près de la porte Saint-Louis, à l'est de la rue Saint-Augustin. Les terrains du faubourg Saint-Louis prennent de la valeur, et le nouveau boulevard Saint-Cyrille permet d'aller du Parlement à l'avenue de Salaberry à partir de 1898. La population ouvrière cède graduellement la place aux commis et employés de bureaux rattachés à l'administration provinciale.
D'autres édifices sont construits autour du Parlement et forment le premier noyau de la Cité parlementaire : les édifices Pamphile-Lemay (1910-1916), Honoré-Mercier (1922-24), André-Laurendeau (1931-32), et de la Voirie (1934-37).
La rénovation urbaine gauche|vignette|Boulevard René-Lévesque
Au tournant des années 1960, le gouvernement du Québec décide de réaménager complètement les alentours de l'hôtel du Parlement pour en faire un quartier administratif. Les urbanistes Jacques Gréber et Édouard Fiset proposent un plan dans lequel on retrouve notamment le prolongement du boulevard Saint-Cyrille, devenu depuis le Boulevard René-Lévesque) jusqu'à la Place D'Youville.
Il faudra attendre le remplacement du gouvernement de l'Union nationale par celui de Jean Lesage en 1960 pour que soient amorcés les projets d’embellissement de ce secteur. Après l'élection de Daniel Johnson et son équipe en 1966, les idées de Fiset, qui souhaitait faire de l'hôtel du Parlement le point culminant de la colline à l’instar de celle d'Ottawa, sont toutefois éclipsées au profit de celles de Jean-Claude La Haye, pour qui quelques édifices en hauteurs dans les environs mettraient aussi bien le Parlement en valeur.. Au début des années 1970, les rues et les maisons en rangées du faubourg sont rasées pour faire place à d'imposants complexes comme l'édifice Marie-Guyart ou bien le Grand Théâtre de QuébecL. Noppen (1998), p. 127.
Édifices
Les édifices suivants sont localisés dans ce secteur :
Édifices parlementaires et gouvernementaux
Place Québec ; Centre des congrès de Québec ; Complexe du Parlement ; Hôtel du Parlement ; Édifice André-Laurendeau ; Édifice Honoré-Mercier ; Édifice Jean-Antoine-Panet ; Édifice Pamphile-Le May ; Édifice Hector-Fabre (construit en 1992) ; Édifice J.-A.-Tardif ; 150 René-Lévesque Est.
vignette|Édifice Jean-Talon, dit le « Bunker », abrite le Conseil exécutif du Québec et le Conseil du trésor du Québec
Édifice Jean-Talon : le complexe comprend les édifices H et J, complétés en 1972. Ils abritèrent alors les bureaux du premier ministre et la salle du Conseil exécutif (surnommée, la soucoupe volante) jusqu'en 2002, année pendant laquelle les installations furent déménagées dans l'édifice Honoré-Mercier. Le complexe est relié au palais législatif, situé au nord, par un tunnel qui passe sous la Grande Allée, et muni d'un héliport sur son toit qui facilite l'évacuation. Il est familièrement connu sous les appellations de « Calorifère » ou « Bunker », de par son architecture qui présente des fenêtres en meurtrières ; Édifice Lomer-Gouin : construit en 1990 ; Édifice Marie-Fitzbach ; Édifice Marie-Guyart : construit à la fin des années 1960 et début 1970 ; Observatoire de la Capitale ; Grand Théâtre de Québec ; Hôtel Le Concorde Québec ; Hôtel Delta Québec ; Hôtel Hilton ;
Édifices commerçants et résidentiels
Chapelle des Sœurs-du-Bon-PasteurChapelle des Sœurs-du-Bon-Pasteur sur le Répertoire du patrimoine culturel du Québec. ; Ensemble conventuel des Sœurs-du-Bon-Pasteur devenu sept coopératives d'habitation. Cet ensemble fait partie de l'agglomération protégée par le classement de la chapelle des Sœurs; Club Renaissance : d'inspiration médiévale, ce bâtiment abrita le club privé de l'Union nationale ; Couvent des Franciscaines de Marie ; Église de Saint-Cœur-de-Marie ; Résidence de Louis-Alexandre Taschereau ; Tour Martello, numéro 2.
Parcs et monuments
Ornements
vignette|Fontaine de Tourny
La Colline parlementaire est ornée de plusieurs monuments.
Fontaine de Tourny : offert en cadeau par le directeur général de La Maison Simons, Peter Simons, pour le de la ville de Québec. La fontaine provenait, à son origine, de la ville de Bordeaux en France ; l'Inuksuk : fait de pierres empilées les unes sur les autres, ce monument représente le symbole de l'orientation des Inuits dans le vaste territoire du nord du Québec ; monument dédié aux arpenteurs-géomètres canadiens ; monument aux Acadiens ; plaque commémorative du de la Tribune de la presse ; la sculpture 1+1=1 ; totem du centenaire de l'entrée de la Colombie-Britannique dans la Confédération.
Monuments de bronze
vignette|Statue de René Lévesque, premier ministre du Québec
Tout comme les sculptures de bronze de la façade de l'hôtel du Parlement, ces monuments furent réalisés en taille réelle, à la différence qu'ils sont montés sur des socles et dispersés dans les jardins de la colline parlementaire. Adélard-Godbout (premier ministre en 1936 et de 1939 à 1944) : réalisée par le sculpteur Michel Binette, cette œuvre a été inaugurée à l’automne 2000 afin de souligner le de l’obtention du droit de vote par les Québécoises38- Le monument Adélard-Godbout - Commission de la capitale nationale, aménagement ville de Québec ; Charles-De-Gaulle (président de la République française de 1959 à 1969) : afin de reconnaître l'apport de l'instigateur des relations entre la France et le Québec, la sculpture a été réalisée en 1997 par Fabien Pagé29- Le monument Charles-De Gaulle - Commission de la capitale nationale, aménagement ville de Québec ; Daniel-Johnson(premier ministre de 1966 à 1968, il accueille le général De Gaulle lors de l'Expo 1967 à Montréal) : le buste fut réalisé par le sculpteur Paul Lancz et inauguré en 1999Le monument de Daniel Johnson (père) - Commission de la capitale nationale, parc, fresques, ville de Québec ; Le député arrivant à Québec : cette œuvre, en reproduction, d'Alfred Laliberté a été réalisée en 2018 pour le des institutions parlementaires du Québec François-Xavier-Garneau (écrivain, il fut le premier à écrire l'Histoire du Canada, 1809-1866) : cette œuvre de Paul Chevré a été réalisée en 19121- Le monument François-Xavier-Garneau - Commission de la capitale nationale, aménagement ville de Québec ; Honoré-Mercier (ardent défenseur de l'autonomie du Québec et premier ministre de 1887 à 1891) : une œuvre de Paul Chevré datant de 19122- Le monument Honoré-Mercier - Commission de la capitale nationale, aménagement ville de Québec ; Jean-Lesage (premier ministre de 1961 à 1966 et père de la Révolution tranquille) : une œuvre d’Annick Bourgeau réalisée en 20006- Le monument Jean-Lesage - Commission de la capitale nationale, aménagement ville de Québec ; Louis-Hippolyte-La Fontaine (chef réformiste et premier ministre du Canada-Uni pour le Canada-Est de 1848 à 1851 au sein du premier gouvernement responsable) : la sculpture est l'œuvre du sculpteur Henri HébertLe monument Louis-Hippolyte-La Fontaine - Commission de la capitale nationale, parc, fresques, ville de Québec et fut dévoilée en 2003 sur la place de l'Assemblée-Nationale, bien qu'elle fût placée sur la façade de l'hôtel en 1921 ; Louis-Joseph-Papineau (chef du parti patriote à partir de 1826, il prend la tête du mouvement de contestation des Patriotes en 1837) : dévoilée en 2002, la sculpture est l'œuvre de Suzanne Gravel et Yvon MilliardLe monument Louis-Joseph-Papineau - Commission de la capitale nationale, parc, fresques, ville de Québec ; Maurice-Duplessis (premier ministre de 1944 à 1959, période de la Grande Noirceur) : une œuvre du sculpteur Émile Brunet réalisée en 1960Le monument Maurice-Duplessis - Commission de la capitale nationale, parc, fresques, ville de Québec, mais dévoilée en 1977 ; Montcalm (lieutenant-général des troupes militaires françaises lors de la bataille des plaines d'Abraham en 1760) : réalisée en 1911, l’œuvre est du sculpteur Léopold Morice et de l’architecte Paul Chabert30- Le monument Montcalm - Commission de la capitale nationale, aménagement ville de Québec ; René-Lévesque (premier ministre de 1976 à 1985 au sein du premier gouvernement souverainiste) : une œuvre de Fabien Pagé réalisée en 200111- Le monument René-Lévesque - Commission de la capitale nationale, aménagement ville de Québec ; Monument Robert Bourassa (premier ministre de 1970 à 1976 et de 1985 à 1994, il développa le potentiel hydroélectrique du nord du Québec) : dévoilée en 2006, l'œuvre est du sculpteur-mouleur Jules LasalleLe monument Robert-Bourassa - Commission de la capitale nationale, parc, fresques, ville de Québec ; Short-Wallick (les militaires Short et Wallick sont les deux héros ayant sauvés les habitants de l'incendie du quartier Saint-Sauveur de la basse-ville de Québec en 1889) : le monument fut créé par le sculpteur Louis-Philippe Hébert et érigé dans le parc face au manège militaire en 1891 ; Monument en hommage aux femmes en politique. Présent depuis 2012. Une oeuvre de Jules Lasalle. Cet ensemble sculptural rappelle le combat des femmes pour obtenir le droit de vote et celui de participer pleinement à la vie politique. Trois militantes de la première heure, Idola Saint-Jean, Marie Lacoste Gérin-Lajoie et Thérèse Casgrain, ont ouvert la voie à la première députée au Parlement, Marie-Claire Kirkland.
Parcs, places et promenades
vignette|Place George-V
Parc de l'Amérique-Française : ce parc est dédié aux communautés francophones d’Amérique du Nord fondées par des Québécois et des Acadiens20- Le parc de l’Amérique-Française - Commission de la capitale nationale, aménagement ville de Québec ; Parc de la Francophonie : ce parc rappelle le de l’Agence de coopération culturelle et technique des pays ayant le français en partage35- Le parc de la Francophonie - Commission de la capitale nationale, aménagement ville de Québec ; Place de l'Assemblée-Nationale : espace public situé directement en face de l'hôtel du Parlement ; Place Berthelot ; Place George-V ;