Rafael Calvo Ortega, né le à El Espinar et mort le à Madrid, est un homme politique espagnol de tendance centriste et conservatrice.
Il est ministre du Travail entre 1978 et 1980, secrétaire général de l'Union du centre démocratique de 1980 à 1981, député européen entre 1987 et 1994, et président du Centre démocratique et social de 1991 à 1998.
Biographie Formation Après avoir obtenu sa licence en droit à l'université de Salamanque, Rafael Calvo Ortega passe avec succès son doctorat à l'université de Bologne. Il reçoit à cette occasion le prix , qui récompense la meilleure thèse doctorale.
Revenu en Espagne, il embrasse une carrière universitaire. En 1970 en effet, il est nommé professeur agrégé de droit fiscal à l'université de Salamanque « Orden por la que se nombra en virtud de concurso-oposición Profesor agregado de «Derecho fiscal» de la Facultad de Derecho de la Universidad de Salamanca a don Rafael Calvo Ortega. », Bulletin officiel de l'État, le . Il est promu, six ans plus tard, professeur des universités de droit financier et fiscal à l'université de Valladolid, étant spécifiquement affecté à la faculté de droit de Saint-Sébastien « Orden por la que se nombra, en virtud de concurso de acceso, Catedrático de «Derecho financiero y tributario» de la Facultad de Derecho de San Sebastián de la Universidad de Valladolid a don Rafael Calvo Ortega. », Bulletin officiel de l'État, le .
Carrière politique
Débuts Dans la perspective des élections constituantes du 15 juin 1977, l'Union du centre démocratique (UCD) investit Rafael Calvo Ortega candidat au Sénat dans sa province natale de Ségovie « Candidaturas definitivamente admitidas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado » , Bulletin officiel de l'État, le . Il y totalise , un résultat faisant de lui le mieux élu des quatre sénateurs de la circonscription. Il est choisi comme porte-parole du groupe UCD à la chambre haute le suivant.
Ministre du Travail Le à 44 ans, Rafael Calvo Ortega est nommé ministre du Travail à l'occasion d'un remaniement ministériel « Fernando Abril asume el Ministerio de Economía y cambian cuatro ministros del Gabinete », El País, le . Prenant officiellement ses fonctions le lendemain, il est alors présenté comme un collaborateur direct d'Adolfo Suárez, son nom ayant récemment été évoqué pour prendre le poste de secrétaire général de l'UCD, et un représentant de la « Directo colaborador de Suárez », El País, le .
Pour les élections générales du , il postule au Congrès des députés dans la province d'Oviedo « Candidaturas definitivamente admitidas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 3073/1978, de 29 de diciembre » , Bulletin officiel de l'État, le . Il est reconduit dans ses responsabilités ministérielles le suivant « Pío Cabanillas, Martín Villa y Fernández Ordóñez, excluidos », El País, le .
En , après quatre mois de débats aux Cortes Generales, la loi relative au statut des travailleurs entre en vigueur, marquant le premier pas de l'application des dispositions sociales de la nouvelle Constitution « Mañana entra en vigor el Estatuto de los Trabajadores », El País, le .
Secrétaire général de l'UCD À l'occasion du remaniement ministériel orchestré le suivant, Rafael Calvo Ortega est relevé de ses fonctions exécutives au profit de Salvador Sánchez-Terán.
Le , il est proposé par Suárez au conseil politique de l'UCD comme candidat au poste de secrétaire général du parti, en remplacement du nouveau ministre de la Présidence Rafael Arias-Salgado « Calvo Ortega será elegido hoy secretario general de UCD », El País, le . Il est élu par 107 voix pour et 32 votes blancs « Fuerte debate en el consejo político de UCD sobre el problema del pluralismo interno », El País, le .
Alors qu'il est initialement maintenu dans ses fonctions quand Agustín Rodríguez Sahagún prend la tête du parti, en , il se voit finalement remplacé par Íñigo Cavero le suivant « Próxima reestructuración del secretariado de UCD », El País, le .
Passage au CDS En 1982, Rafael Calvo Ortega suit Adolfo Suárez quand ce dernier rompt avec l'UCD et fonde le Centre démocratique et social (CDS). Il se présente alors aux élections générales anticipées du suivant, en deuxième position sur la liste que mène Suárez dans la province de Madrid « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 2057/82, de 27 de agosto » , Bulletin officiel de l'État, le . Cependant, le CDS n'y remporte qu'un seul siège au Congrès des députés, ce qui met un terme à sa carrière parlementaire. Il se met en retrait de la vie politique et ne se présente pas aux élections générales anticipées du 22 juin 1986.
Député européen Rafael Calvo Ortega revient finalement en première ligne aux élections européennes du 10 juin 1987, occupant la troisième place de la liste du CDS emmenée par Eduard Punset « Candidaturas proclamadas para las Elecciones de Diputados al Parlamento Europeo convocadas por Real Decreto 504/1987, de 13 de abril de 1987. » , Bulletin officiel de l'État, le . Il siège parmi les non-inscrits et à la commission des Budgets« Rafael Calvo Ortega », Parlement européen.
Il est rétrogradé en quatrième position de la liste centriste aux élections européennes du 15 juin 1989 « Candidaturas proclamadas para las Elecciones de Diputados al Parlamento Europeo convocadas por Real Decreto 377/1989, de 14 de abril » et se trouve réélu député européen. À une dizaine de jours du début de la législature, lui et ses collègues annoncent quitter le groupe des non-inscrits et d'adhérer au groupe des Libéraux, démocrates et réformateurs (LDR), sans explication particulière sur cette décision « Los cinco eurodiputados del CDS se integrará en en el Grupo Liberal », El País, le . Pour ce second mandat, il siège alors à la commission de la Politique régionale et de l'Aménagement du territoire.
Président du CDS À l'occasion du congrès national extraordinaire du CDS, Rafael Calvo Ortega est élu président du parti le par 445 voix, contre 339 à Raúl Morodo, candidat officiellement soutenu par Suárez « Suárez pierde el congreso del partido que fundó », El País, le . En revanche, son candidat au secrétariat général, l'ancien ministre Rafael Arias-Salgado, est battu avec 279 voix, devançant par ailleurs Rosa Posada, la candidate de Suárez « Calvo Ortega presidirá el CDS contra la voluntad de Suárez », El País, le . Dès le , il s'accorde avec le porte-parole parlementaire pour faire remplacer le secrétaire général du parti, dans un climat de forte division au sein de l'assemblée nationale du CDS « Gómez Calcerrada, elegido secretario del CDS en un clima de grave enfrentamiento », El País, le .
Il échoue largement aux élections générales anticipées du 6 juin 1993, en recueillant moins de . Pour ce scrutin, il postulait en tête de liste dans la circonscription de Madrid. Alors que l'appareil évoque une dissolution du CDS, Rafael Calvo Ortega s'y oppose et remporte un soutien massif des 655 délégués au congrès convoqué au mois de suivant, dans la mesure où les deux tiers d'entre eux s'opposent à une telle décision « Las bases del CDS deciden no disolverlo, pese al criterio de muchos de sus dirigentes », El País, le .
Pour les élections européennes du 12 juin 1994, il constitue une coalition avec le Forum (Foro), le parti d'Eduard Punset, une alliance dont il affirme qu'elle contient , ce qui compte plus que les personnes « Calvo Otega afirma que Foro-CDS contiene las e esencias de UCD », El País, le . Pour ce scrutin, il est deuxième de la liste Foro-CDS « Candidaturas proclamadas a las elecciones de Diputados al Parlamento Europeo convocadas por Real Decreto 646/1994, de 15 de abril », Bulletin officiel de l'État, le qui réalise un score inférieur à bulletins. Il ne se présente pas aux élections générales anticipées du 3 mars 1996, puis est remplacé à la présidence du parti le par Teresa Gómez Limón.
Après la politique Après avoir obtenu un poste de professeur des universités de droit financier et fiscal à l'université complutense de Madrid au mois de « Resolución de 4 de julio de 1997, de la Universidad Complutense de Madrid, por la que se nombra a don Rafael Calvo Ortega Catedrático de Universidad del área de conocimiento de «Derecho Financiero y Tributario». », Bulletin officiel de l'État, le , Rafael Calvo Ortega est proposé en par le ministre du Travail et des Affaires sociales Juan Carlos Aparicio pour présider le Conseil économique et social « El Gobierno propone al ex ministro de UCD Calvo Ortega como candidato a presidir el CES », El País, le . Il y renonce finalement au bout de deux mois, avant même d'avoir été élu, invoquant des motifs personnels et professionnels « Jaime Montalvo, candidato al CES, tras la renuncia de Calvo Ortega », El País, le .
Vie privée Marié à la professeure d’université Mercedes Vérgez Sánchez, Rafael Calvo Ortega est père de quatre enfants et plusieurs fois grand- père.
Mort Le , Rafael Calvo Ortega meurt à Madrid à l'âge de 92 ans..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Gouvernement Suárez II ; Gouvernement Suárez III Union du centre démocratique (Espagne) ; Centre démocratique et social Adolfo Suárez
Liens externes
Fiche sur le site du Sénat : législature constituante. Fiche sur le site du Congrès des députés : I législature.
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