Léon Pourtau, né à Bordeaux le Acte de naissance sur archives.gironde.fr. et mort lors d'un naufrage dans l'océan Atlantique le , est un peintre post-impressionniste français.
Biographie À quinze ans, apprenti typographe, Léon Pourtau quitte Bordeaux et vient à Paris pour voir de la peinture. Alors qu'il recherche des chansons à illustrer, un hasard le conduit dans un petit restaurant de la rue La Fayette où se réunissaient des musiciens des concerts Lamoureux. Il trouve grâce à eux une place de clarinettiste dans un café-concert de la Villette. Il part ensuite faire un tour de France avec un orchestre de cirque ; dans les sous-préfectures, après la représentation, il aide à arracher les piquets, à plier la tente, à soigner les éléphants. De retour à Paris, il entre au Conservatoire de musique et de déclamation, se marie, a des enfants. Alors qu'il n'a encore que 22 ans, il est nommé professeur au conservatoire de LyonGilles Caillaud, Léon Pourtau. Vie et œuvre d'un pionnier du pointillisme. Essai de catalogue raisonné, Skira Édition, 2014..
Le travail d'orchestre ne l'accapare pas, mais il rêve d'être libre, car sa véritable passion est de peindre. Il s'est lié d'amitié avec Georges Seurat, lui aussi musicien, qui lui a enseigné la technique du pointillisme. Il saisit l'occasion d'une tournée de concerts aux États-Unis, qui, au bout de deux ans, devra lui rapporter . À l'exposition annuelle des beaux-arts qui se tient à Philadelphie pendant l'hiver 1896-1897, il expose une toile, Quatre heures de l’après-midiSouren Melikian, « Unexpected masterpieces at Maastricht fair », International Herald Tribune, . Article consulté en ligne le 27 avril 2008.. Ce sera son unique exposition. Peu après son départ de New York, le paquebot qui doit le ramener au Havre entre en collision avec un voilier et sombre au large de l'Île de Sable. Léon Pourtau, avec son épouse Marie Eulalie Pourtau née Vallad, sa belle-mère Marie Françoise Vallad née Triolet et d'autres membres de son orchestre, font partie des quelques 560 victimes qui périssent lors du naufrage de La Bourgogne, le .
Victor Barrucand a décrit ainsi l'une de ses toiles :
Notes et références
Annexes
Bibliographie Gilles Caillaud, Léon Pourtau. Vie et œuvre d'un pionnier du pointillisme. Essai de catalogue raisonné, Skira Édition, 2014. Victor Barrucand, « Léon Pourtau », La Revue blanche, t. XVI, mai-, 1891, 549-550. Shurr et Cabanne, 2008. Rainer Budde (dir.), Pointillisme, sur les traces de Seurat, Fondation de l'Hermitage. Dictionnaire Bénézit, T. 11, 1999.
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