Saint-Christophe-des-Bois est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en ..
Géographie Situation
La commune est située entre Taillis et Combourtillé sur l'ancienne route nationale 178 reliant Vitré à Fougères, devenue par la suite route .
Saint-Christophe-des-Bois est à environ de Fougères et de Vitré et fait partie du pays de Vitré (département d'Ille-et-Vilaine) et du canton de Vitré-Ouest.
Communes limitrophes Les communes limitrophes de Saint-Christophe-des-Bois sont, en commençant par le nord et en suivant le sens des aiguilles d'une montre : Montreuil-des-Landes, Châtillon-en-Vendelais, Balazé, Taillis, Val-d'Izé et Mecé.
Relief et hydrographie Les points les plus élevés du finage communal se trouvent dans sa partie nord-est (137 mètres eu lieu-dit "la Butte", 136 mètres à la chapelle de la Roussière Gérard), et le point le plus bas (99 mètres) à son extrémité sud-ouest au niveau de la confluence de la Veuvre et du Ruisseau de la Recrue. Le bourg est à 129 mètres d'altitude pour son point le plus élevé.
Le cours d'eau principal qui traverse la commune approximativement en son milieu,en passant eu nord du bourg, est la Veuvre (nommée dans sa partie amont "Ruisseau de Cucé"), un affluent de rive droite de la Vilaine et qui sert un temps de limite communale avec Mecé. Un de ses affluents de rive gauche, le Ruisseau de la Recrue, sépare au sud la commune de celle de Taillis; un autre de ses affluents, de rive droite, le Ruisseau du Pâtis de la Coutancière, sert de limite nord avec la commune voisine de Montreuil-des-Landes. Tous ces cours d'eau coulent vers l'ouest.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Veuvre, le ruisseau du Pâtis de la coutancière..
La Veuvre, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Vilaine à Noyal-sur-Vilaine, après avoir traversé ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Christophe-des-BoisLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports Saint-Christophe-des-Bois est traversé par la D 179 (ancienne Route nationale 178 déclassée), axe routier de Fougères à Vitré, désormais supplanté par la D 178, aussi axe routier Fougères - Vitré, lequel a été modernisé, mais ne traverse pas la commune, passant nettement plus à l'est par Balazé et Dompierre-du-Chemin.
Dans le sens est-ouest, la commune est traversée par la D 26 qui vient, côté est, de Châtillon-en-Vendelais et se dirige, côté ouest, vers Mecé.
Habitat et paysages Le paysage agraire traditionnel de la commune est le bocage avec un habitat dispersé d'écarts constitués de hameaux (appelés localement "villages") et fermes isolées.
Le bourg reste d'importance modeste, n'ayant connu qu'un modeste accroissement par la création de quelques lotissements depuis les Trente Glorieuses en raison de l'éloignement de la commune des grands centres urbains ; le reste de la commune a conservé son aspect rural.
Par contre, par rapport au début du , le bourg traditionnel, situé un peu à l'écart, à l'ouest de la route principale, s'est modérément développé le long de la route Vitré - Fougères et même plus à l'est (lieu-dit "les Forges").
En dépit de son nom, Saint-Christophe-des-Bois n'a plus de nos jours que des bois de faibles dimensions (le bois principal est aux alentours du château de Malnoë, à l'extrême-nord de la commune) ; des espaces forestiers subsistent à sa limite communale, mais sont situés dans les communes voisines (le Bois de Beaufeu est en Taillis et Le Val-d'Izé)
Urbanisme Typologie Au , Saint-Christophe-des-Bois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitré, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,9 %), terres arables (34,4 %), zones urbanisées (3,4 %), forêts (3 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Attestations anciennes Ecclesia Sancti Christofori non longe a Livriaco (1050) : non loin de Livré
Sanctus Christoforus de Nemore (1122) : i.e. Saint Christophe du bois..
Histoire
Moyen-Âge
La paroisse de Saint-Christophe-des-Bois dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes, les papes Calixte II en 1122, Innocent II en 1142 et Urbain III en 1186, confirmèrent à leur tour l'abbaye de Saint-Florent dans la possession de l'église de Saint-Christophe, « ecclesiam Sancti Christofori ».
L'existence du prieuré de Saint-Christophe-des-Bois, membre de l'abbaye Saint-Florent de Saumur, est constatée au milieu du ; les papes Calixte II en 1122 et Innocent II en 1142 confirmèrent la possession de l'aglise de Saint-Christophe-des-Bois par l'abbaye de Saint-Florent..
Selon A. Marteville et P.Varin, la paroisse était jadis couverte de bois (d'où le suffixe de son nom) ; un seigneur du château de Malnoë aurait concédé ces bois à l'Abbaye Saint-Florent de Saumur et des moines les défrichèrent et s'établirent dans la paroisse, y créant un noviciat et gérant eux-mêmes la paroisse jusqu'en 1545, date à laquelle ils la confièrent à un recteur vivant de la portion congrue, se réservant l'essentiel des revenus pour leur communauté.. Les moines restèrent dans la paroisse jusqu'en 1630, date à laquelle un édit les força de rentrer à Saint-Florent, mais l'abbé de cette abbaye resta présentateurLe droit de présentation était le droit de choisir le recteur et de le présenter à l'évêque qui le nommait officiellement. et décimateur de la paroisse..
Temps modernes En 1513 Michel de Malnoë était chevalier seigneur de Malnoë ; ce château appartenait en 1670 à Jacques-Annibal de Farcy et ses descendants le conservèrent jusqu'au . En 1513 également le manoir du Plessis-Saint-Christophe appartenait à Tristan de Malestroit et son épouse Françoise de Montbourcher ; la Mancherie au chevalier Guérin de la Duchays.
En 1691 une confrérie du Rosaire existait dans l'église paroissiale.
Une épidémie de dysenterie fit des ravages en 1756 : « les paroisses les plus affligées sont celles de Balazé, Châtillon-en-Vendelais, Étrelles, Erbrée, Teillé [en fait Taillis), Saint-Christophe-des-Bois, Saint-Jean-sur-Vilaine et les environs de Saint-Martin de Vitré. Il y a, à ce qu'on m'a assuré, dans ces paroisses, quatre, cinq ou six enterrements par jour et, ce qu'il y a de plus touchant dans une pareille désolation, c'est que la plupart des gens de campagne s'abandonnent, et qu'en quelques endroits on n'a pas pu faire la récolte de blé noir faute de monde » écrit le subdélégué CharilDocteur Raymond Petit, La science et l'art de guérir en Bretagne, revue "Annales de Bretagne", novembre 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214900h/f33.image.r=Balaz%C3%A9?rk=85837;2. thumb|Carte de Cassini de la paroisse de Saint-Christophe-des-Bois et de ses environs (1772). Selon Henri Sée, en 1774, le nombre des journaliers et domestiques à Saint-Christophe-des-Bois était de 111 sur une population totale qui s'élevait alors à 427 habitantsHenri Sée, "Les classes rurales en Bretagne du à la Révolution", 1906, page 307.. Le seigneur de Malnoë jouissait du droit de quintaine (chaque nouveau marié devait le jour de la Saint-Christophe [] payer un droit de 4 mines d'avoine, 6 chapons, 12 poulets et 6 « justes » de vin valant 12 pots), du four banal et du droit de tenir un marché tous les mardis et plusieurs foires par an..
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Christophe-des-Bois en 1778 :
Les paroissiens de Saint-Christophe-des-Bois devaient la corvée pour l'entretien de la route de Vitré à Fougères sur une longueur de 639 toises.
La chapelle Saint-Jean de Malenoë, qui avoisinait le manoir du même nom, aurait été construite au ; elle était fondée vers 1713 de 3 messes par semaine (mais n'était plus desservie à la fin du ).
Augustin Le Royer, pourvu recteur de Saint-Christophe-des-Bois en 1761 le resta jusqu'à la Révolution française.
Révolution française L'assemblée électorale de Saint-Christophe-des-Bois en vue de la préparation des États généraux de 1789 se tint le en présence de 21 paroissiens sous la présidence de Pierre Dufeu ; celui-ci et Prosper Dauphin furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée. Il n't eut pas de cahier de doléances rédigé, les paroissiens se contentant d'approuver ceux rédigés à Rennes et dans les paroisses rurales environnante.
Le prieuré Saint-Christophe fut vendu comme bien national pendant la Révolution française ; l'église paroissiale, qui était riche en ornements, tableaux, statues, fut dévastée ; le presbytère devint une caserne et l'église un corps de garde ; tout fut pillé ; un officier républicain fit réserver le tabernacle pour y loger son chien.