Arris (en , en berbère : ⴰⵔⵔⵉⵙ) est une commune de la wilaya de Batna en Algérie.

Géographie Situation Le territoire de la commune d'Arris est situé au sud-est de la wilaya de Batna.

Localités de la commune La commune d'Arris est composée de plus de 15 localitésJournal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya de Batna, p. 1479. :

Mzata

Taghrout ghassira

Taghrout amor

Bacha

Haqliaath hamellall

Haqluaath mmarris

Inerkeb

Laarara

Bouzeddah

Sanf

Chir

Blihoud

Highanimines

Géographie physique

La ville d'Arris se trouve à une altitude de 1100 m dans la haute vallée de l'oued El Abiod, entre le Djebel Zellatou à l'est, le Djebel Ichmoul au nord (col d'Aïn TinnCf. Le col d'Aïn Tinne. à 1800 m) et le Djebel El Azreg à l'ouest.

Géographie humaine

Arris est reliée à Biskra et Batna par la route nationale: RN31, qui passe par le col d'Aïn Tinn; une route secondaireNommée « route de Bali » par Google Maps. relie Arris à Baali dans la vallée de l'oued Abdi.

Toponymie Arris signifie « terres blanches » ou « lionceau » en berbère des Aurès (dialecte chaoui).

Histoire Antiquité La ville est très ancienne. Arris était un chef-lieu des Gétules (Zénète) BerbèresRecueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province de Constantine - Google Livres. La Capsa anciennela Gafsa moderne, de Pierre Bodereau qui se sont soulevés contre Rome. À l'époque, les historiens les appelaient les Maures. Il s'agit d'une population qui était établie dans la région depuis longtempsAnne-Marie Flambard Hérich, Les Lieux de pouvoir au Moyen Âge en Normandie et sur ses marges.. On sait maintenant que les Gétules, au départ, étaient concentrés dans l'ancienne Libye et après ils se sont multipliés. On trouve deux catégories de populations, les romanisés (citoyens romains) et les non romanisés (rebelle ou mauresIdentité et ethnicité : concepts, débats historiographiques, exemples, disponible sur Google Livres ou peuple barbares). Les recherches nous révèlent l'importance des inscriptions trouvées à ArrisCf.. Ces inscriptions datent d'entre le dernier quart du et le début du deuxième tiers du .

Masties était le chef des Aurès. Dans l'inscription découverte à Arris, il mentionne sa foi chrétienne et se proclame « empereur » des maures et des romains de la régionJérôme Carcopino et Louis Leschi, « Inscription d'Arris (Aurès) en l'honneur de Masties », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, , n° 1, 1944, pp. 13-14, disponible en ligne sur Persée..

Moyen Âge L'apparition des Vandales dans la région a été attestée par les historiens, mais Masties s'était libéré de leur domination et le monument érigé par Vartaia rend hommage à la mémoire de feu Masties, « inflexiblement fidèle à l'idée romaine et aux formes du gouvernement impérial », selon Jérôme Carcopino« Inscription d'Arris... ».

Parmi les autres princes et chefs des Aurès, Tacfarinas était une chef rebelle. Cousina était un chef rebelle, il avait une mère romaine au , vers 533 à 563, d'après CorripusCf. Identité et ethnicité: concepts ... et Anne-Marie Flambard Hérich, Les Lieux de pouvoir ..... Les deux figures historiques de la région des Aurès au début de la conquête de l'Afrique du Nord par l'islam sont Koceila des Aurébas et la reine des Djerawas, Dihiya, dite: la KahinaIbn Khaldoun, Histoire des Berbères..

Période de la colonisation française En 1886Cf. Fonds Arris (ANOM), est créée la commune mixte de l'Aurès (arrondissement de Batna, département de Constantine), qui a pour chef-lieu Arris.

Arris est donc la résidence de l'administrateur principal, assisté de deux adjoints, d'un secrétaire et de commis (notamment des messagers). Cette commune mixte est divisée en douars, chacun sous la responsabilité d'un « adjoint indigène » (« caïd » à partir de 1919). En 1936, la commune mixte de l'Aurès comporte quatorze douars et un « centre de colonisation » (Foum Toub).

Les ethnologues Thérèse Rivière et Germaine Tillion, qui ont longuement séjourné dans l'Aurès de 1934 à 1940, évoquent Arris dans les années 1930 dans leurs articles et compte-rendu sur l'AurèsIl était une fois l'ethnographie et L'Algérie aurésienne. : reliée à Batna par une route où circule un autobus régulier, la ville dispose d'un dispensaire et d'une école primaire, mais d'aucun commerce. Elle est reliée à Biskra par une piste carrossable« L'Aurès en 1934 », carte, dans L'Algérie aurésienne, p. 5. La brigade de gendarmerie d'Arris est forte de six hommes, pour une population de 60 000 habitants dans l'Aurès.

Guerre d'Algérie Un des neuf fondateurs du Front de libération nationale (), Mostefa Ben Boulaïd, est issu d'une famille notable d'Arris. Militant du PPA, puis du MTLD, il est responsable de la zone de l'AurèsIntégrée dans la « Wilaya I » à partir d'août 1956. d' à sa mort en . Le , jour de la Toussaint rouge, les insurgés réussissent à isoler Arris pendant plusieurs heuresDroz, 1982, ..

Le , lors de la réorganisation administrative de l'Algérie par le gouvernement français, Batna devient une préfecture et Arris une sous-préfecture ; plusieurs douars deviennent des communes : Bouzina, Chir, Kimmel, M'chouneche, Menaa, Oulach, Tadjemout et TighanimineCf. Fonds Arris (ANOM)..

Période de l'Algérie l'indépendante

Les communes d'Arris et de Tighanimine forment la daïra d'Arris, une des 21 daïras de la wilaya de Batna.

Démographie Évolution démographique depuis 1966 Population de la commune de Arris de 1966 à 2008.1966 1977 1984 1998 2008

Vie quotidienne Sports Chaque année, le semi marathon: Chahid Mostefa Benboulaïd se déroule dans la ville. Il est à sa en 2009. Semi-marathon « Mostefa Benboulaïd » d’Arris.

Personnalités Mostefa Ben Boulaïd (1917-1956), un des fondateurs du Front de libération nationale, est né à Arris Abdelmajid Bourebbou, footballeur né à Arris en 1951. Fadila Alfarouk, célèbre écrivaine, d’expression arabophone, née à Arris en 1967. Abdel-Kader GUERZA, prefet né à Arris en 1957

Notes et références

Voir aussi Sources Fonds Arris aux Archives nationales d'Outre-Mer (ANOM), Aix-en-Provence

Bibliographie Bernard Droz et Evelyne Lever, Histoire de la guerre d'Algérie 1954-1962, Paris, Le Seuil, coll. « Points » Germaine Tillion, Il était une fois l'ethnographie, Paris, Seuil, 2000, pp. 20 à 30 Germaine Tillion, L'Algérie aurésienne, Paris, La Martinière, 2005 (carte de l'Aurès en 1934 ; photographies)

Articles connexes Aurès Histoire des Aurès Communes de la wilaya de Batna Daïras de la wilaya de Batna

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