GENCI (acronyme de Grand Équipement National de Calcul Intensif) est une infrastructure de recherche française (TGIR devenue IR*). créée en janvier 2007 sous la forme d'une société civile. Sa mission est de mettre à disposition des communautés de recherche scientifique, académique et industrielle des moyens performants de calcul intensif et de traitement de données massives, d’intelligence artificielle (IA) et des technologies de calcul quantique, aux niveaux national et européen.
Opérateur public de niveau national, GENCI démocratise l’usage de la simulation numérique par le calcul haute performance, associé à l’IA et aux technologies de calcul quantique. En 2025, elle cumule 237 pétaflops/s (PFlop/s) de puissance, hébergés et opérés dans les trois centres nationaux de calcul (CINES, IDRIS, TGCC - Très Grand Centre de Calcul du CEA). Les trois centres apportent également des services de support et d’assistance aux utilisateurs. GENCI est propriétaire des trois supercalculateurs nationaux - Adastra (CINES), Jean Zay (IDRIS-CNRS) et Joliot-Curie (TGCC-CEA).
GENCI a également acquis les trois premiers systèmes de calcul quantique de la plateforme HQI (Ruby- produite par Pasqal., Lucy - produite par Quandela. et Kity - produite par Alice & Bob.) avec pour certains un cofinancement issu de la co-entreprise européenne EuroHPC Joint Undertaking.
Partenaire de EuroHPC Joint Undertaking GENCI pilote l'arrivée du futur supercalculateur exascale européen Alice Recoque, dont le fournisseur (EVIDEN/Bull) a été sélectionné le 18 novembre 2025. par EuroHPC pour une production fin .
Depuis , GENCI coordonne également le projet européen AI Factory France (AI2F), guichet unique de ressources et de services pour la recherche et l'industrie en intelligence artificielle, sélectionné par EuroHPC en mars 2025. dans le cadre de la stratégie européenne AI Continent.
Repères Forme juridique : Société civile (Infrastructure de Recherche – IR*) Création : Siège : 6 bis, rue Auguste-Vitu, 75015 Paris, France Président-directeur général : Mickaël Krajecki (depuis , succédant à Philippe Lavocat qui a succédé à Catherine Rivière en ) Associés : État français (49 %), CEA (20 %), CNRS (20 %), France Universités (10 %), Inria (1 %) Puissance de calcul cumulée () : plus de , répartis dans 3 centres de calcul Effectif () : 21 salariés
Historique GENCI a été fondée en pour renforcer la place de la France dans la course mondiale au calcul haute performance., et à cette fin, doter ce pays de moyens avancés de calcul intensif et de traitement de données massives, au service des communautés académiques et industrielles, en France et en Europe, dans le cadre de la recherche ouverte.
Outre l’acquisition et l’attribution d’heures de calcul sur les trois supercalculateurs nationaux au bénéfice des communautés scientifiques, GENCI participe également à la mise en œuvre du plan AI for Humanity, initié en 2018, et de la Stratégie Nationale Quantique annoncée par le Président de la République en 2021.
En effet, depuis , GENCI accompagne le déploiement des technologies quantiques hybrides en France via la plateforme HQI et depuis , via le réseau des Maisons du Quantique.
Sur le plan européen, GENCI a représenté la France de à au sein de l'infrastructure européenne PRACE (Partnership for Advanced Computing in Europe) en tant que membre fondateur. Depuis, GENCI participe à l'entreprise commune EuroHPC Joint Undertaking, qui structure désormais la stratégie européenne de calcul haute performance.
L'année , déclarée «année internationale du quantique» par l'ONU, a constitué pour GENCI, une étape structurante : signature du marché de fourniture du supercalculateur Exascale Alice Recoque, mise en service de deux premiers systèmes quantiques (Ruby et Lucy). a également vu le lancement d'AI Factory France et l’inauguration de la 4ᵉ extension de Jean Zay.
En effet, GENCI assure la coordination du projet européen AI Factory France (AI2F), point d'entrée national pour les entreprises, le monde académique et les services publics souhaitant bénéficier de ressources en IA, de services (formation, support, expertise), de moyens de calcul et de jeux de données.
Missions GENCI a pour missions de. :
mettre en œuvre la stratégie nationale d'équipement en moyens de calcul intensif, stockage et de traitement de données massives associé aux technologies de l’IA et aux futures technologies quantiques au bénéfice de la recherche scientifique ouverte française et Européenne en lien avec les trois centres nationaux de calcul ; soutenir la réalisation d'un écosystème intégré du calcul intensif, de l’IA et du quantique à l'échelle nationale et européenne ; promouvoir la simulation numérique par le calcul intensif auprès de la recherche ouverte académique et des industriels, dont les startups.
Organisation GENCI est une société civile détenue par cinq associés, représentant l'État et la recherche publique française. :
49 % par l'État français (ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace) 20 % par le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) 20 % par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) 10 % par France Universités 1 % par l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria)
Les ressources nationales de calcul et de stockage appartiennent à GENCI et sont hébergées et opérées dans trois centres de calcul nationaux :
CINES (France Universités), à Montpellier : héberge le supercalculateur Adastra IDRIS (CNRS), à Orsay : héberge le supercalculateur Jean Zay TGCC (CEA), à Bruyères-le-Châtel : héberge le supercalculateur Joliot-Curie et la plateforme quantique HQI, et accueillera le futur supercalculateur Exascale Alice Recoque
Gouvernance et instances GENCI est dirigée par un comité de direction réunissant notamment le président-directeur général (Mickaël Krajecki depuis février 2026), un secrétaire général, un directeur technique et innovation, ainsi que les responsables des opérations, du calcul quantique et des programmes en intelligence artificielle. Plusieurs instances accompagnent la gouvernance et les choix stratégiques et techniques de l'organisme :
Conseil de GENCI : représentants de l'État/MESRE, du CEA, du CNRS, des Universités et d'Inria. Comité technique (CT) : réunit les représentants des associés et des centres de calcul (IDRIS, TGCC, CINES) pour les orientations techniques. Comité d'orientation stratégique des investissements (COSI) : conseille GENCI sur sa stratégie d'investissement pluriannuelle. Commission des marchés (CM) et Comité consultatif administratif et financier (CCAF) : encadrent les procédures d'achat et la gestion financière, dans le respect de la commande publique. Comité d'évaluation, présidé en par Marjorie Bertolus (CEA), et 11 Comités thématiques (CT1 à CT10), organisés par grands domaines scientifiques (environnement, mécanique des fluides, biologie et santé, astrophysique et géophysique, physique des plasmas, mathématiques et calcul quantique, chimie et modélisation moléculaire, matériaux, intelligence artificielle...), qui évaluent les projets de recherche candidats à l'accès aux ressources de calcul.
En 2025, l'effectif de GENCI s'élevait à 21 salariés.
Présidence Arrivé à la présidence-direction générale de GENCI en , Mickaël Krajecki succède à Philippe Lavocat, PDG sortant après dix années à la tête de l'organisme. Mickaël Krajecki présidait auparavant le comité thématique de GENCI consacré à l'intelligence artificielle (CT 10). Il a annoncé la préparation d'un nouveau plan stratégique pour GENCI, qui prévoit de renforcer la synergie entre les trois centres de calcul nationaux et les partenaires européens..
Fonctionnement GENCI acquiert et attribue les ressources nationales de calcul intensif - supercalculateurs, moyens de stockage et, ressources quantiques - répartis dans les trois centres nationaux.
Ces ressources sont acquises par GENCI dans le cadre de la commande publique.
L'accès à ces moyens est gratuit pour les équipes de recherche françaises ou internationales, académiques comme industrielles, dès lors qu'elles s'engagent à publier leurs résultats dans le cadre de la recherche ouverte.
Les demandes de ressources et de comptes se font via le portail commun aux trois centres, www.edari.fr. L'ensemble du processus d'attribution des ressources par GENCI est certifié ISO 9001..
Types d'allocations Allocations régulières : ouvertes deux fois par an, pour des projets nécessitant des volumes importants (plus de d'heures cœurs CPU ou GPU), après évaluation scientifique et technique. Réservées aux personnels permanents des structures de recherche. Allocations dynamiques : disponibles toute l'année, pour des projets nécessitant moins de ressources ; accessibles également aux doctorants et étudiants de Master 2. Allocations stratégiques : nouveau type d'allocation introduit en avec l'arrivée de la partition H100 sur Jean Zay, destiné à des projets de grande envergure et de fortes retombées sociétales : des volumes d'heures de calcul accéléré très importants (plusieurs centaines de milliers d'heures) sont accordés sur une durée courte (deux à trois mois). Six projets pilotes ont été sélectionnés en , parmi lesquels l'entraînement d'un modèle de diarisation par la startup pyannote.AI (aujourd'hui intégré à La Suite numérique de la DINUM) et l'entraînement de modèles de langage français par Linagora dans le cadre du projet OpenLLM France.
Ressources de calcul GENCI met à disposition une nouvelle génération de supercalculateurs, succédant à des systèmes comme Occigen au CINES, Curie au TGCC ou Turing à l’IDRIS pour le calcul intensif, l'intelligence artificielle et, depuis , le calcul quantique.
En , les capacités de calcul de GENCI (exprimées en PFlop/s) sont apportées à plus de 90 % par les partitions équipées d'accélérateurs GPU ; s'y ajoutent d'importantes partitions CPU et, pour la première fois, des QPU (partitions quantiques).
Jean Zay (IDRIS, CNRS)
Mis en service en en remplacement de son prédécesseur Turing, Jean Zay a plusieurs extensions permettant de quadrupler sa puissance pour atteindre maintenant crête grâce notamment aux NVIDIA H100. Jean Zay est le supercalculateur IA au service de la recherche le plus utilisé en Europe..
Son architecture consiste en une partition scalaire ( Intel Cascade Lake, 2,5 PFlop/s) et trois partitions accélérées GPU (Nvidia V100, A100 et H100), totalisant la majorité de la puissance de la machine.
Depuis l'automne , l'IDRIS héberge également DALIA., un système NVL72 GB200 de Nvidia (), première architecture Nvidia NVL72 Grace Blackwell installée en Europe pour la recherche académique, préfigurant les futures architectures de calcul/inférence.
Plus de scientifiques dans des domaines variés (biomédecine, astronomie, industrie) utilisent ce calculateur. En , les demandes d'accès liées à l'IA représentaient 76 % des heures de calcul GPU consommées par GENCI.
La phase de qualification « Grands Challenges » de Jean Zay 4 a mobilisé plus de d'heures GPU H100 sur dix projets emblématiques (astronomie, biologie, chimie quantique, santé, conduite autonome, modèles de langage souverains francophones tels que Lucie-7B. ou Pleias 1.0.).
Jean Zay est hébergé et exploité par l'IDRIS (CNRS) qui apporte un support dédié IA via le programme PNRIA (Programme national de recherche en IA)..
Joliot-Curie (TGCC, CEA) Installé fin par Atos/Bull, puis ayant bénéficié d'extensions en notamment, Joliot-Curie. offre une puissance crête de , répartie entre une partition scalaire principale ( AMD Rome, , ), une partition accélérée ( Nvidia V100) et une partition prototype ARM ( Nvidia Grace) destinée à préparer le portage des codes vers l'architecture exascale.
Joliot-Curie est hébergé et exploité par le TGCC (Très Grand Centre de Calcul du CEA).