Un téléphone mobileTerme le plus générique et international ; recommandé (ainsi que « téléphone cellulaire ») au Québec par l'Office québécois de la langue française. Il n'y a pas encore de recommandation en France., téléphone portableDans le vocabulaire courant, dans certains pays, notamment la France, on emploie souvent le terme « portable », qui peut désigner également un ordinateur portable. « Mobile » prête moins à confusion. ou téléphone cellulaireCe terme, couramment utilisé au Québec et en Vallée d'Aoste, relève du vocabulaire technique dans les autres régions francophones du globe. Un téléphone cellulaire est un type particulier de téléphone mobile. Cependant, la très grande majorité des téléphones mobiles utilisés étant des téléphones de type cellulaire, les deux mots ont pris la même signification dans le vocabulaire courant., est un appareil électronique de télécommunication, normalement portatif, offrant une fonction de téléphonie mobile et pouvant être utilisé sur de grandes distances sous réserve d'une couverture réseau. Il est maintenant remplacé, de plus en plus, par le smartphone.

En Belgique, et dans les régions d'outre-mer français de la Nouvelle-Calédonie et de La Réunion, le terme « GSM » (pour , un standard de communication de téléphonie mobile) est couramment utilisé pour désigner un téléphone mobile. En Suisse, le terme de Natel (National Telefon, marque de Swisscom, du nom de l'ancien réseau de téléphonie mobile Natel pour les véhicules) est utilisé. Au Canada francophone et en Vallée d'Aoste., le terme « cellulaire » est couramment utilisé.

Les études relatives à l'équipement en téléphonie mobile, qu'elles soient internationalesPew Research Center Global divide on smartphone ownership février 2016 ou nationales.baromètre du numérique 2015 FrancePew Research Center Smartphone Ownership Update: September 2012 USA, distinguent deux grandes catégories de téléphones mobiles : les téléphones mobiles basiques centrés essentiellement sur la fonction téléphonie ; et les smartphones, ou téléphones multifonctions, plus élaborés, offrant de nombreuses autres possibilités.

Ces études soulignent, toutes, la progression continue de la proportion de smartphones au détriment des téléphones mobiles basiques. Leur utilisation peut être addictive, notamment pour le smartphone, ce pourquoi il existe depuis 2001 une Journée mondiale sans téléphone portable.

Historique

Invention Le téléphone mobile est le résultat de différentes technologies qui existaient déjà, pour la plupart, dans les années 1970. thumb|right|upright=0.6|Motorola DynaTAC version 8000X, téléphone mobile à la norme AMPS. thumb|upright|Un téléphone mobile des années 2000 : le Sagem my700Xi, 2007. Clavier physique, petit écran, appareil photo de 1,3 mégapixels.|alt=78077290

L'invention du portable cellulaire est attribuée au docteur Martin Cooper, directeur de la recherche et du développement chez Motorola qui en a fait la démonstration dans les rues de New York le Inventors and Inventions, Volume 2, Marshall Cavendish, 2007.. Le premier téléphone mobile commercial, conçu par Motorola est lancé le aux États-Unis : le Motorola DynaTac 8000.

Normes mondiales Les premiers appareils analogiques étaient, dans les années 1980, aux normes AMPS (DynaTac 8000 Motorola DynaTAC 8000M, standard: AMPS 800 mobilecollectors.net, consulté en mars 2017), NMT ou Radiocom 2000. Ils ont ensuite été remplacés par des appareils utilisant soit les normes numériques américaines D-AMPS ou CDMA, soit celles d'origine européenne GSM et EDGE, ou encore plus récemment celles succédant au GSM (2G) et définies par le regroupement international 3GPP : l'UMTS (3G), puis le LTE (4G). La norme GSM est née au début des années 1980, d'une volonté européenne de disposer d'un système commun paneuropéen de téléphonie mobile, permettant l'itinérance entre pays, afin d'en finir avec des systèmes concurrents et incompatibles s'arrêtant aux frontières.

La France et l'Allemagne d'abord, rejoints ensuite par l'Italie et la Grande-Bretagne, ont mené à partir de 1985 les tests de faisabilité technique d'un système numérique, et ont défini les principes de bases. La norme GSM (2G) est le socle de la 3G, 4G et maintenant la 5G. Il est admis que les inventeurs du GSM, au sens technique et politique, sont messieurs et Philippe Dupuis, respectivement et présidents du comité GSM. Pour cela, ils ont reçu la médaille 2018 IEEE/RSE James Clerk Maxwell des mains du Prince William, duc de Cambridge. Concernant les normes de protection de la santé face à la croissance exponentielle de l'exposition aux radiations non ionisantes des antennes, mobiles, elles sont fixées sur la base des propositions d'une ONG : la commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants.

Selon l'association des opérateurs GSM, la GSMA, les normes GSM, UMTS et LTE sont utilisées en 2018 par de personnes.

Les claviers suivent la recommandation E.161.

Chronologie en France

En , France Télécom lance le premier réseau de téléphonie mobile 2G à la norme GSM : itineris.

Les premiers forfaits destinés au grand public sont proposés en 1996, puis en 1997 les cartes prépayées deviennent disponibles. Cette deuxième option a permis de démocratiser le téléphone mobile même pour les personnes ayant un revenu non régulier. Les opérateurs ont essayé de viser la population jeune, ceux pour qui il est facile de changer leurs habitudes de vie.

En 2001, Orange (France Télécom) et SFR obtiennent une licence UMTS et développent leurs réseaux GPRS, puis EDGE et UMTS. Bouygues Telecom a ensuite fait de même et obtient, à son tour en 2002, une licence UMTS pour son réseau 3G.

En 2009, Free Mobile obtient des bandes de fréquence 3G ; cela lui permet de se positionner en tant que quatrième opérateur mobile français avec comme objectif de faire baisser les tarifs des offres du moment. En 2012, Free Mobile met en place le quatrième réseau mobile de France avec deux forfaits mobiles sans engagement : l’un à et le second à pour atteindre son objectif.

L’année 2012 est marquée par le lancement de la quatrième génération de réseaux téléphoniques mobiles (4G). La 4G permet de naviguer plus rapidement qu’en 3G avec des débits nettement supérieurs et des temps de téléchargement diminués. Les vidéos et les partages de fichiers nécessitant des débits de données nettement plus importants, la 4G permet de répondre aux besoins grandissants.

Démocratisation L'usage du téléphone mobile s'est progressivement démocratisé, notamment vers la fin des années 1990. France Télécom commercialise en 1991 le Bi-Bop, premier téléphone portable en France destiné à un public en mobilité urbaine. Le taux de pénétration du mobile dans le monde à cette époque est de pour . Le nombre d'abonnements en mobile ( pour ) dépasse celui des lignes fixes en 2002. Lorsqu'Apple lance son iPhone en 2007, ce taux est passé à pour Histoire, économie et société, Volume 27, Editions C.D.U. et S.E.D.E.S., 2008, .

Depuis les années 2010, la plupart des téléphones mobiles disposent de nombreuses fonctions supplémentaires, rendues possibles grâce à l'intégration d'un système d'exploitation évolué dans le téléphone : ce sont les smartphones. Le nombre d'utilisateurs de téléphones mobiles en république populaire de Chine atteignait, en 2011, dont d'utilisateurs 3G fin , la 4G (LTE) y débute en 2013. En 2013, les ventes annuelles mondiales de smartphones () dépassent celle des téléphones basiques ()Jean-Christophe Victor, « Téléphone mobile : les faces sombres », émission Le Dessous des cartes sur Arte, 28 mars 2015, 2 min 50 s..

Taux de pénétration dans le monde En 2014, en termes de téléphonie mobile, il y avait dans le monde d'habitants et d'abonnements téléphoniquesContre d'abonnements en 2001, en 2005. aux mobiles selon l'Union internationale des télécommunications, ce qui correspond à un taux de pénétration global du mobile de 96 % Measuring the Information Society Report 2014, Statistiques 2014 de l'Union internationale des télécommunications. Banque mondiale (2012), Information et communications au service du développement, 2012, Exploiter au maximum la téléphonie mobile. Ces chiffres révèlent d'importantes disparités selon les régions du monde et leur stade de développement ( d'abonnés dans la région Asie-Pacifique avec un taux de pénétration de 89 %, dans les Amériques avec un taux de 109 %, en Europe avec un taux de 126 %, en Afrique avec un taux de 63 %…). Alors que certains sont souvent "suréquipés" avec en moyenne plusieurs abonnements par personne physique, certaines autres régions en Afrique et en Asie et en Europe ne sont pas couvertes et leurs habitants n'ont pas les moyens de s'offrir un abonnement par personne et partagent un abonnement avec plusieurs personnes.

D'après la banque mondiale, les pays ayant le plus d'abonnement sont en 2019 : Macao (345 %), Hong Kong (289 %), les Émirats arabes unis (201 %). Les autres pays avec un taux supérieur à 160 % sont: les Îles Vierges britanniques, les Seychelles, la partie néerlandaise de Saint-Martin, Antigua-et-Barbuda, la Thaïlande, le Monténégro, le Koweït, le Botswana, la Lituanie, l'Afrique du Sud, la Russie, le Turkménistan et le Costa Rica.. À l'inverse, les territoires ayant les taux d’abonnement les plus faibles sont le Samoa (4 % en 2009), la Corée du Nord (15 %), l'Érythrée (20 %), la Micronésie (21 %), les îles Marshall (28 %), la République centrafricaine (32 %), le Kosovo (32 %), le Soudan du Sud (32 %), les Îles Mariannes du Nord (36 % en 2009) et l'Éthiopie (36 %)..

Dans les grands marchés, les taux sont élevés en 2019 : États-Unis (124 %), Union européenne (123 %) et Chine (120 %).

Le taux de pénétration du mobile apparaît ainsi comme une conséquence du développement d'un pays mais aussi comme un accélérateur de ce même développement. Ainsi selon une étude en 2008 de la Banque mondiale dans plus de , une hausse de 10 % du taux de pénétration du mobile dans un pays s'accompagne d'une hausse de son PIB de 0,8 %Jean-Christophe Victor, «  Téléphone mobile : outil de développement ?  », émission Le Dessous des cartes sur Arte, 21 mars 2015, 3 min 20 s..

En 2018, l'évolution est notable dans les différentes régions du monde : d'abonnés dans la région Asie-Pacifique avec un taux de pénétration de 102 %, dans les Amériques avec un taux de 106 %, en Europe avec un taux de 131 % et en Afrique avec un taux de 82 %.

Jeunesse Selon l'anthropologue Mizuko Ito, la téléphonie mobile a été une révolution pour la vie privée des jeunes : « Avant l’arrivée du mobile, quand on téléphonait à quelqu’un, il y avait de fortes chances que ce soit un parent, un frère ou une sœur qui réponde. (…) Le mobile a changé la donne et les jeunes l’ont plébiscité car c’était la première fois qu’ils bénéficiaient d’un accès privé inconditionnel à leurs pairs ».

Utilisation en France En 2016, 77 % des Français ont un smartphone, 58 % l'utilisent parfois au volant, 41 % le consultent au milieu de la nuit et 7 % répondent même alors à leurs messages, 84 % l'utilisent en regardant la télévision, 66 % l'utilisent tout en traversant la rue, et 81 % reconnaissent l'utiliser à table en famille ou avec des amisDonnées pour la France (basées sur un échantillon de de ) dans l’enquête internationale de Deloitte ("Global Mobile Consumer Survey 2016") menée sur , auprès de .. En 2015, un Français moyen passait déjà plus de temps sur son smartphone que devant la télévision et Flurry Analytics a montré une nette augmentation de l'addiction au mobile (le nombre de personnes utilisant leur mobile plus de par jour a augmenté de 59 % en un an (de 2014 à 2015). et au niveau mondial le nombre des accros au mobile serait passé de en 2014 à en 2015.