Lucotèce est une variante de Lutèce utilisée par des auteurs grecs ou hellénistes.

Le terme transcrit deux noms grecs légèrement différents, le premier dans Strabon (Géographie, IV, III, 5) sous la forme / , le second dans Ptolémée (Géographie, II, VIII, 10) sous la forme / Pierre-Yves Lambert, La langue Gauloise, éditions Errance 1994, .. Ces deux noms sont attestés seulement après le latin « Lutetia » qu'on trouve dans le commentaire de Jules César sur la guerre des Gaules, mais ils semblent venir d'une forme antérieure du mot.

Une théorie proposée par Ernest Desjardins en 1878 est que Lutèce et Lucotèce désigneraient des lieux distincts, cette dernière un faubourg au sud de la première, près de la montagne Sainte-Geneviève et de l'actuel Jardin des plantes de Paris en aval du confluent de la BièvreFernand Bournon, Histoire de Paris, éditions Armand Colin, 1888 ; réédition Grafik Plus, Bagnolet, 1977, Lire en ligne., tandis que Lutèce aurait été limitée à l'île de la CitéErnest Desjardins, Géographie historique et administrative de la Gaule romaine, , Hachette, 1878 . Il le rattache au nom antique de cette montagne, mons lucotitius. Cette théorie n'a pas été reprise au Paul-Marie Duval, Paris antique: des origines au troisième siècle, 1961Jean Dérens, Les origines de Saint-Germain des Prés, note 16, 1973 .

Étymologie Le mot gaulois Lucotetia pourrait signifier « marais »« Lutèce, ville fantôme », Le Monde, 25 juillet 2009. mais le fait que Lucotèce se situe sur le flanc nord du « mont lucoticien », mons Lucotitius, connu au Moyen Âge sous le nom de « Mont Cétard » – ayant peut-être donné son nom à l'actuelle rue Mouffetard, –, suggère d'autres étymologies. À la version tardive de Ptolémée correspond l'indo-européen leuk « clair »Patrice Lajoye, « À la recherche de Lug : deux exemples médiévaux français », Bulletin de la Société de mythologie française, 2003, , hommages à Jean Paul Lelu, .. À la version plus ancienne transmise par Strabon correspond le radical celtique loukot, qui a donné le breton logod et signifie « souris »Pierre-Yves Lambert, La Langue gauloise : description linguistique, commentaire d'inscriptions choisies, Éditions Errance, Paris, 1994 , .. Le suffixe -ekia serait un collectif concurrent de -acti attesté dans Bibracte, littéralement « les bièvres ».

Notes et références

Articles connexes Leucothea (déesse)

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