Gaston Virebent (Toulouse, - Launaguet, ) était un graveur et céramiste toulousain.

Biographie Fils aîné de l'architecte Auguste Virebent et de Jeanne Céline Miegeville. Après des études à l'École des Beaux-Arts de Toulouse, il se forme à Paris chez l'ornemaniste Liénard et dans l'atelier de l'émailleur Joseph Devers.

Cette formation se poursuivit par un voyage en Italie dont il rapporta de nombreux carnets couverts de croquis où il puisera son inspiration tout au long de sa vie.

En 1869 il épousa Gabrielle Roumengas avec qui il eut 6 enfants dont deux fils : Raymond (1874-1965) et Henry (1880-1963) qui poursuivirent séparément l'œuvre paternelle.

L'hôtel particulier où il résidait dans le quartier Saint-Cyprien est surnommé Hotel Virebent

Travaux Peu après le décès de son père (1857), Gaston Virebent reprit la manufacture de Miremont à Launaguet, qu'il dirige dès 1861, lui insufflant de nouvelles lignes directrices.

Décorateur et céramiste il donna sa préférence à la statuaire religieuse (avec l'aide du sculpteur Clerc) et au mobilier sacré (autel, chaire, baptistère...) Nombre d'églises du Sud de la France portent la marque des ateliers de Gaston Virebent : Tympan de Église Notre-Dame de la Dalbade Autel principal et de la Vierge Noire de la Basilique de la Daurade à Toulouse Église de Launaguet, et de Saint-Jean Calvaire de Verdelais

Mais aussi le tympan de l'église de Saint-Denis de la Réunion ou le décor de céramique de l'église Sainte-Clotilde à Paris. Gaston Virebent dota aussi de rinceaux entremêlés de putti émaillés, inspirés de la Renaissance italienne, les châteaux de Villebrumier, Pibrac, LavelanetNelly Desseaux-They, in La Dynastie Virebent, une histoire de terre, Terrefort, 2015. Ceux de Pompignan et Hinx virent leurs salles à manger lambrissées d'assiettes et de panneaux décoratifs de céramique bleue.

De son maître Lienard, il garda le goût pour les compositions éclectiques complexes lui permettant d'augmenter le catalogue de la manufacture de nombreux modèles de cheminées monumentales pittoresques. À sa mort en 1925, son fils Raymond reprit la manufacture, tandis qu'Henri fondait à Puy-l'Évêque une usine de céramique industrielle.

Notes et références

Annexes Bibliographie

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Liens externes

Gaston Virebent sur le site des Sociétés savantes de Toulouse

Catégorie:Graveur français du XIXe siècle Catégorie:Graveur français du XXe siècle Catégorie:Céramiste français Catégorie:Naissance en juin 1837 Catégorie:Naissance à Toulouse Catégorie:Décès en mars 1925 Catégorie:Décès en Haute-Garonne Catégorie:Personnalité inhumée à Toulouse Catégorie:Décès à 87 ans Catégorie:Statuaires, sculpteurs et ébénistes d'église