Seneferibrê Senousert (ou Sésostris ) est un roi d'Égypte de la Deuxième Période intermédiaire.
Attestations
Attestations contemporaines
Les attestations contemporaines du roi sont les suivantes : une statue colossale de de haut (sans les pieds ni le socle, hauteur initiale estimée à ), sculptée en granit rose et découverte près du du temple d'Amon-Rê à Karnak ; elle est aujourd'hui conservée au Musée égyptien du Caire (JE 35642 = CG 42026), l'angle supérieur droit d'une stèle (K 767) découverte en 1907 par Georges Legrain dans la zone du lac sacré ou dans la « cour de la cachette » à Karnak et sur laquelle est inscrite la date , de Chémou, du règne de Seneferibrê Senousert , un bloc du temple de Montou à Tôd.
D'autres attestations sont plus douteuses, attribuées au roi pour des raisons stylistiques : un linteau d'Edfou inscrit simplement au nom de Sa-Rê Senousert, une lame de hache portant le nom de Sa-Rê Senousert conservée au Musée Petrie (UC 16324), une statue découverte dans la « cachette » de Karnak et conservée au Musée égyptien du Caire (CG 42025).
Attestations ultérieures
Le Canon royal de Turin ne le mentionne pas, probablement affecté par la grosse lacune qui suit Merkaourê Sobekhotep dans la colonne 8. Seneferibrê Senousert est attesté sur la liste de Karnak sous son nom Senefer[...]rê, à la position 56.
Position chronologique
Selon Jürgen von Beckerath, Claude Vandersleyen et Julien Siesse, Seneferibrê Senousert appartenait à la fin de la , tandis que Kim Steven Bardrum Ryholt le classe comme un roi de la avec une position incertaine dans la dynastie, ou bien Detlef Franke et Norbert Dautzenberg propose que Seneferibrê Senousert fasse partie de la .
Dautzenberg fonde cette hypothèse sur sa lecture de l'entrée 11.4 du Canon royal de Turin comme se référant à Seneferibrê Senousert. Il attribue également à ce roi des graffitis sur une porte du temple de Montou à Médamoud mentionnant un roi Senousert, puisque la porte a été décorée par Sekhemrê-Ouadjkhâou Sobekemsaf , qui vivait, selon lui, au début de la . Les deux arguments sont rejetés par Ryholt : tout d'abord, Ryholt note que le nom à la position 11.4 du Canon royal de Turin n'est pas compatible avec celui de Seneferibrê Senousert et deuxièmement, il observe que la porte du temple de Montou à Médamoud a été construite par ; les graffitis sont donc susceptibles de se référer à ce roi plutôt qu'à Seneferibrê Senousert . Ryholt privilégie la du fait de la lame de hache qui serait à dater plutôt vers la fin de la Deuxième Période intermédiaire.
Siesse privilégie la pour plusieurs raisons : les attestations exclusivement thébaines du roi ne permettent pas de situer chronologiquement plus précisément ce roi car cet état de fait est valable à partir de Mersekhemrê Neferhotep jusqu'à la fin de la , la hache n'est pas une exclusivité de la fin de la Deuxième Période intermédiaire car ce type de haches existe dès la , la statue monumentale du roi, de par sa taille, son matériau et son style (notamment le sourire), la rapproche indéniablement des statues de la , la titulature royale du roi s'inspire de ceux des rois de la , pratique attestée pour d'autres rois de la , alors que les rois thébains suivants des et s privilégient plutôt les rois de la et les plus glorieux rois de la .
Titulature
Notes et références
Bibliographie
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Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Pharaon de la XIIIe dynastie égyptienne Catégorie:Pharaon de la XVIe dynastie égyptienne Catégorie:Pharaon de la XVIIe dynastie égyptienne