Louis Jean André Léonce Astier de Villatte, né le à Soturac (Lot) et mort le à Brienne-le-Château (Aube), est un aviateur français. Il est un des frères de Jean Astier de Villatte.

Biographie

Première Guerre mondiale Engagé volontaire le , le jeune Louis – qui n’a guère plus de dix-huit ans – intègre l’artillerie, arme que son père, ancien élève de Polytechnique, avait choisi de servir à sa sortie de l’école. Affecté au 34e régiment d'artillerie, il y conquiert rapidement ses galons de brigadier et de maréchal des logis. Son comportement au front – mêlant courage, sang-froid et esprit d’initiative – vaut au soldat, agent de liaison, d’être cité le à l’ordre de l’artillerie divisionnaire.

Nommé aspirant le , il quitte le régiment d’artillerie quelques jours plus tard pour passer dans l’Aéronautique militaire. D’abord affecté en tant qu’observateur à l’escadrille SAL 122, il est bientôt muté à l’escadrille BR 227 où, sous-lieutenant, il participe à de nombreuses et périlleuses missions qui, le , seront récompensées par une nouvelle citation – cette fois à l’ordre de l’armée – récompensant sa conduite exemplaire :

Entre-deux-guerres Après la Première Guerre mondiale, Louis Astier de Villatte est affecté comme officier d’aéronautique adjoint à l’état-major du 7e corps d'armée. Puis il rejoint l’École d’application des élèves officiers de l’Air de Versailles – devenue, depuis, l’École de l'Air de Salon-de-Provence – où, instructeur, il prend le commandement d’une brigade d’officiers-élèves.

Nommé lieutenant en 1922, il est breveté pilote en 1927. Quelques années plus tôt, il s’est marié et a épousé Marie-Louise Caron à Fontaine-Française (Côte-d'Or), le . Promu capitaine le , il est fait chevalier de la Légion d’honneur le . En 1933, il a l’honneur d’être l’accompagnateur de Charles Lindbergh et de son épouse Anne Morrow Lindbergh lors de leur séjour à Paris.

En 1934, le capitaine Astier de Villatte est affecté en Turquie, à l’école d’aviation d’Eski-Cheir, après avoir dirigé pendant quatre ans les sections belges et britanniques du bureau central de renseignements. A son retour de Turquie, il est affecté sur la Base aérienne 112 de Reims, nommé le commandant de la première escadrille de la escadre de bombardement.

Mort accidentelle Capitaine dans l’Armée de l’air, il trouve la mort peu après minuit, le , à Brienne-le-Château (Aube), à bord de son bombardier Marcel Bloch 200, après avoir toutefois réussi à organiser le sauvetage des quatre sous-officiers composant son équipage.

Cet acte héroïque valut à ce brillant officier mort en service aérien commandé alors qu’il commandait la première escadrille de la de bombardement – unité alors stationnée à Reims, sur la Base aérienne 112 – d'être cité à l'ordre de la nation :

Louis Astier de Villatte repose dans le cimetière de Fontaine-Française. Il avait épousé, le à Fontaine-Française, Marie Louise CaronSelon mention marginale de l'acte de naissance, >..

Distinctions 50px Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 50px Croix de guerre 1914-1918 50px Ordre du Ouissam alaouite (Maroc).

Hommages Il fut choisi pour devenir le parrain de la deuxième promotion de l’École de l'air alors installée à Versailles (promotion 1936 « Capitaine Astier de Villate »).

Le , un an après le drame, une cérémonie du souvenir fut organisée sur la Base aérienne 112 de Reims pour perpétuer le nom du capitaine Astier de Villatte, chef qui donna un bel exemple de courage. Une émouvante cérémonie se déroula près d’un hangar de la escadre. Deux sections, l’une composée de sous-officiers de la première escadrille, l’autre de sous-officiers de l’escadre, s’étaient rangées ainsi que deux sections de soldats face à l’ancien bureau du capitaine Astier de Villatte sur le mur duquel avait été apposée une plaque de marbre portant la simple inscription : « Capitaine Astier de Villatte commandant la 1ère escadrille ».

Le , à l’occasion d’une cérémonie des couleurs, la base aérienne 112 rendit hommage au capitaine Louis Astier de Villatte, commandant de la escadrille de la escadre de bombardement de Reims, l'un de ses plus illustres morts. Afin de rappeler cet acte héroïque, le colonel commandant la base – lieu de stationnement de la escadre d’ à – procéda en présence de d'Odile Astier de Villatte, fille de cet officier, au dévoilement d’une plaque de marbre fixée au monument érigé en 1933 en cour d’honneur de la BA 112 pour rendre hommage aux morts de la escadre.

En 1986, pour le cinquantenaire de la mort de l'aviateur, une médaille commémorative fut fondue par la Monnaie de Paris.

Références

Sources Jean-Pierre Calka et Frédéric Lafarge, BA 112 de Reims, côté coulisses (article « Acte d'héroïsme à la BR 107 »), Éditions Dominique Guéniot, Langres, 2011 . . Article de presse paru dans le quotidien L'Éclaireur de l'Est (« Émouvantes obsèques du capitaine Astier de Villatte »).

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