Blanche Charlet (1898-1985) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent secret du Special Operations Executive (SOE), section F.
Identités État civil : Valentine Blanche Charlet Comme agent du SOE : Nom de guerre (field name) : « Christiane » Nom de code opérationnel : BERBERIO
Biographie Blanche Charlet est née en Belgique le , de parents belges. Jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale, elle tient une galerie d'art à Bruxelles. Parmi les artistes exposés, on trouve E. L. T. Mesens et René MagritteGeurts Krauss, p. 61 et 71. Lors de l'invasion de son pays, elle fuit en Angleterre, à Londres où elle fait partie de la première session féminine du SOE avec Andrée Borrel, Yvonne Rudellat et Marie-Thérèse Le ChêneBeryl E. Escott, p. 61-62.
Après un entraînement intensif en Angleterre, elle embarque le sur le bateau de pêche Seadog à Gibraltar et est déposée sur les côtes française près d'Agay à l'est de Toulon le . Devant retrouver son contact à Cannes, elle découvre qu'il a été arrêté la veille et décide de partir à Lyon vers un autre contact, Virginia Hall. Là, elle apprend qu'elle doit rejoindre le réseau VENTRILOQUIST de Philippe de Vomécourt, qui lui demande de trouver des refuges pour le radio Brian Stonehouse qui va bientôt être parachuté en FranceMichael R. D. Foot & J-L. Crémieux-Brilhac, p. 315-316. Après son arrivée, elle sert particulièrement de courrier (ou agent de liaison) entre Stonehouse et Vomécourt.
Malgré les précautions, l'émetteur de Stonehouse est localisé le par les Allemands alors que Charlet lui apporte un message de Vomécourt à envoyer à Londres. Lorsque le courant est coupé, ils tentent de s'enfuir par l'arrière mais sont arrêtés tous les deux par la Milice française à Feyzin, au sud de LyonSiedentopf, p. 148Vincent Nouzille, p. 150. Après plusieurs interrogatoires par la police française, elle est transférée par les Allemands à la prison de Castres où se trouvent les otages à fusillerBeryl E. Escott, p. 64-65. Là, elle devient amie avec un membre du personnel, un Yougoslave qui l'informe le qu'elle peut fuir ce soir-là. Elle trouve alors refuge dans un monastère bénédictin pour deux mois avec un autre membre du SOE, Suzanne Warren. Elles tentent deux fois de passer les Pyrénées, sans succès à cause de la neige et sont finalement rapatriées en Angleterre depuis la Bretagne, dans des canots de sauvetage qui les conduisirent vers des navires-hôtes dans la baieBeryl E. Escott, p. 66. Elles arrivent à Londres le .
Le , The London Gazette annonce que le roi George VI fait de Blanche Charlet une membre de l'Ordre de l'Empire britannique (MBE) civil pour « services rendus en France pendant l'occupation ennemie ».
Reconnaissance Plaque commémorative : sur les lieux où elle a été arrêtée (château de Hurlevent, chemin de Beauregard, Feyzin), une plaque lui rendant hommage, ainsi qu'à Brian Stonehouse et à M. et Jourdan, a été inaugurée le
Références
Sources
. Traduction en français par Rachel Bouyssou de SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France.
Catégorie:Espion britannique Catégorie:Special Operations Executive Catégorie:Membre de l'ordre de l'Empire britannique Catégorie:Naissance en mai 1898 Catégorie:Décès en octobre 1985 Catégorie:Décès à 87 ans Catégorie:Naissance à Westminster Catégorie:Décès à Camden (borough londonien)