LAnti-Jacobin Review and Magazine, ou Monthly Political and Literary Censor est un périodique politique conservateur britannique fondé en juillet 1798 par John Gifford, pseudonyme de John Richards Green (1758–1818). Mensuel, il succède à l'Anti-Jacobin, or Weekly Examiner (novembre 1797-juillet 1798), hebdomadaire de William GiffordE. J. Clery, Robert Miles, Gothic Documents: A Sourcebook 1700-1820, Manchester University Press, 2000, 320 pages, p. 254 ., et paraît à Londres jusqu'en décembre 1821. Gifford et Andrew Bisset en étaient les principaux rédacteurs et le philosophe James Mill lui adressait des chroniques.
histoire Décrit comme « souvent calomnieux » et « ultra-Tory »John Strachan, « Gifford, William (1756–1826) », Oxford Dictionary of National Biography, éd. H. C. G. Matthew and Brian Harrison, Oxford, OUP, 2004. En ligne Éd. Lawrence Goldman, mai 2006. Consulté le 7 mai 2007., le journal contenait des essais, des critiques et des gravures satiriques, en particulier de James Gillray, et attaquait les auteurs qu'on savait ou soupçonnait être républicains. Il bénéficia de la fermentation politique de la période et représenta une caisse de résonance de la réaction anti-jacobine britannique contre les idéaux de la Révolution française dans le monde intellectuel britannique.
Dans cette période, un mouvement important de clubs s'est développé sur les modèles du réseau du Club des jacobins et des sociétés populaires en France. Il reprend le mouvement des années 1780 pour une Constitution sur le modèle américain. Il prend son essor en 1792, en écho direct des évènements en France, et est violemment réprimé par le gouvernement défendant les institutions avec le maintien de la royauté et de l'aristocratieMichel Vovelle, Les Jacobins. De Robespierre à Chevènement, Paris, Éditions la Découverte, 1999, p. 61-65..
Plusieurs figures du monde intellectuel sont alors influencées par les idéaux des révolutions américaine et française, qu'il s'agisse de Thomas Paine, auteur d'une réplique au pamphlet d'Edmund Burke, menacé d'arrestation et banni d'Angleterre par Pitt à la fin de 1792Thomas Paine, Le Sens Commun, Les éditions du Septentrion, 1995, 182 pages, présentation de Jean-Pierre Boyer, p. 148-150 ., de William Blake, auteur du poème The French Révolution (1790-1791), emprisonné pour jacobinismeGeorges Gusdorf, sciences humaines et la pensée occidentale, Paris, Payot, 1977, p. 106-107., ou de William Wordsworth et Samuel Taylor ColeridgeAlison Yarrington, Kelvin Everest, Reflections of Revolution: Images of Romanticism, Routledge, 1993, 200 pages, p. 42-43 ..
Parmi les contributeurs, on signale Robert Bisset (1758/9–1805), John Bowles (1751–1819), Arthur Cayley (1776–1848), George Gleig, Samuel Henshall (1764/5–1807), James Hurdis, John Oxlee (1779–1854), Richard Penn (1733/4–1811), Richard Polwhele, John Skinner (1744–1816), William Stevens (1732–1807) et John Whitaker (1735–1808), bien que l'anonymat fréquent des articles rendît leur attribution incertaine.
Parmi les victimes de la revue, on peut citer les féministes Mary WollstonecraftPar exemple, à l'index du premier volume de 1798, on trouve l'entrée « Prostitution : See Mary Wollstonecraft » et inversement à l'entrée « Mary Wollstonecraft ». Voir Duncan Wu, A Companion to Romanticism, Blackwell Publishing, 1998, 568 pages, p. 197, note 12 . et William Godwin, attaqués en 1801 dans le poème Vision of Liberty, considéré comme une réplique des Memoirs of the Author of a Vindication of the Rights of Woman (1798) :
William hath penn'd a wagon-load of stuff And Mary's Life at last he needs must write, Thinking her whoredoms were not known, enough, Till fairly printed off in black and white. With wondrous glee and pride, this simple wight Her brothel feats of wantonness sets down, Being her spouse, he tells, with huge delight, How oft she cuckolded the silly clown And lent, O lovely piece ! Herself to half the townBarbara Taylor, Mary Wollstonecraft and the Feminist Imagination, Cambridge University Press, 2003, 352 pages, p. 305, note 10 , et Duncan Wu, A Companion to Romanticism, p. 197, note 12..
Notes et références
Sources partielles
Leslie Stephen, « Gifford, John (1758–1818) », in révérend Adam I. P. Smith, Oxford Dictionary of National Biography, Éd. H. C. G. Matthew and Brian Harrison, Oxford, OUP, 2004 (consulté le ). John Strachan, « Gifford, William (1756–1826) », Oxford Dictionary of National Biography, Éd. H. C. G. Matthew and Brian Harrison, Oxford, OUP, 2004. En ligne Éd. Lawrence Goldman, (consulté le ).
Bibliographie Stuart Andrews, The British Periodical Press and the French Revolution, 1789-99, New York, Palgrave, 2000 Kevin Gilmartin, Writing Against Revolution : Literary Conservatism in Britain, 1790-1832, Cambridge University Press, 2007, 332 p. Emily Lorraine De Montluzin, The Anti-Jacobins, 1798-1800 : The Early Contributors to the Anti-Jacobin Review, St. Martin's Press, 1988, 212 p.
Liens externes
The Anti-Jacobin Review, Londres, vol. XXI, mai-août 1805; vol. XXV, septembre 1806-janvier 1807; vol XXVI, février-mai 1807; vol. XXXII, janvier-avril 1809
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