Les stations du métro de Rennes sont au nombre de 28 depuis le et comportent 30 points d'arrêt.

Bien que de petite dimension, le métro de Rennes se caractérise par la variété architecturale de ses stations, due aux nombreux architectes qui y ont travaillé. Les stations de la ligne A, ouverte en 2002, présentent une unité architecturale, ce qui n'est pas le cas de la ligne B, ouverte vingt ans plus tard. Une diversité de styles et d'architectes s'y trouve quasiment sur chaque ouvrage. De jeunes architectes rennais sont intervenus, mais aussi les renommés Norman Foster et Manuelle Gautrand, ainsi que d'autres encore, ayant déjà l'expérience de ce type de projet.

Le réseau de Rennes offre une organisation générale standardisée des stations avec deux quais équipés de portes palières encadrant deux voies (sauf à la station J. F. Kennedy), et la présence générale d'un ou plusieurs niveaux intermédiaires pour les stations souterraines. Il compte par ailleurs cinq stations aériennes, et deux stations en correspondance entre les deux lignes : Sainte-Anne et Gares.

Présentation vignette|Le nom des stations est inscrit en blanc sur des panneaux à fond bleu.|alt=Le nom des stations est inscrit en blanc sur des panneaux à fond bleu. vignette|La longueur des quais de la ligne A empêche d'exploiter la ligne en unité multiple, à l'inverse de Toulouse.|alt=Deux rames du métro de Toulouse attelées entre elles montant la rampe d'un viaduc.

Le métro de Rennes compte et d'arrêt répartis sur les lignes A et B, lignes qui se croisent à deux stations : Gares et Sainte-Anne, chacune comptant ainsi deux points d'arrêt..

Cette situation résulte du choix de desservir l'axe central reliant la gare de Rennes et la place Sainte-Anne par les deux lignes afin d'éviter la surcharge des stations République et Charles de Gaulle. Il s'agissait d'éviter la situation constatée à Toulouse en 2007, après l'ouverture de la seconde ligne du métro, où les lignes A et B ne se croisent qu'à une seule station excentrée, Jean-Jaurès, ce qui oblige les voyageurs à changer de ligne pour atteindre le centre historique. De cette façon, les deux lignes rennaises desservent toutes deux les principaux points d'intérêt du centre-ville afin d'éviter des correspondances inutiles pour une ou deux stations tout en évitant la saturation du tronçon central de la ligne A, notamment limitée par la taille de ses stations, ce qui empêche de rallonger les rames. On retrouve avec cette configuration deux quasi-doublons définis dans le même but : République et Charles de Gaulle pour la ligne A et Saint-Germain et Colombier pour la ligne B. Les stations Gares et Sainte-Anne, sont ainsi parmi les plus fréquentées du réseau.

Les stations sont nommées en référence aux quartiers (Colombier, La Poterie), à la voie où se trouve la station (République, Saint-Germain) ou à un point d'intérêt (Beaulieu - Université, Gares) en surface.. Deux stations portent le nom d'une femme. : Joliot-Curie - Chateaubriand et Sainte-Anne. Au terme d'une consultation avec l'exploitant, la commune concernée voire le public, le choix final du nom revient à Rennes Métropole..

Architecture Deux lignes, deux styles Les quinze stations de la ligne A ont été dessinées et conçues par douze équipes d'architectes différentes. Elles présentent chacune un style différent mais dans une cohérence d'ensemble et se distinguent principalement par l'éclairage... Pour les stations de la ligne B, sept équipes différentes sont intervenues et ont proposé des styles variés.. Elles restent toutefois unies par une « identité visuelle architecturale » qui repose sur des principes communs comme la répartition des flux de circulation...

Le revêtement des stations de la ligne A est constitué généralement de grands carreaux blancs ou gris au sol et, aux murs, de dalles de grès ou de granit, de béton brut avec parfois les deux, auxquelles s'associent l'inox et le bois. Les portes palières sont entièrement vitrées. Les dimensions des parements sont normées avec des formats de pour le carrelage mural ou pour les dalles de granit. La fonctionnalité a prévalu sur le style, les stations de la ligne A rappelant ainsi celles de la ligne A du métro de Toulouse, en dehors des deux stations aériennes qui se démarquent nettement par leur architecture.

Pour la ligne B en revanche, les matériaux et choix architecturaux sont bien plus variés : béton, inox, verre, aluminium, dalles de grès céramique au sol À la suite d'une enquête menée auprès des usagers en 2007, les éclairages artificiels sont perçus comme plus chaleureux et diversifiés sur cette ligne. Les dalles de verre utilisées dans certaines stations de la première ligne ne sont pas reprises dans la deuxième.. Les stations sont aussi plus colorées tandis que les stations aériennes présentent une architecture plus fermée protégeant mieux de la pluie, du vent et limitant ainsi les problèmes de sol glissant. Elles présentent en outre une forme de gigantisme, particulièrement dans la section centrale, où se trouvent les stations les plus profondes.

Les stations sont dessinées de façon à limiter au maximum les conflits de flux de voyageurs, les niveaux inutiles et les culs-de-sac, avec pour objectif de permettre l'évacuation totale de chacune en cinq minutes au maximum. Les revêtements sont sélectionnés pour être faciles à entretenir ou à remplacer, et sont résistants au feu.

Les stations ont pour point commun d'être conçues pour être lumineuses, mais de différentes façons : Anatole France, La Courrouze, Jacques Cartier ou encore J.F. Kennedy font entrer la lumière naturelle dans la salle des billets voire directement sur les quais. La station Charles de Gaulle est quant à elle, éclairée par des fibres optiques, en particulier le plafond formant une sorte de « ciel étoilé ». Les cages d'ascenseurs sont toutes conçues pour être des puits de lumière. Quatre stations de la ligne B (Cleunay, Saint-Germain, Sainte-Anne et Jules Ferry) intègrent des sondes géothermiques capables de récupérer la chaleur du tunnel pour chauffer quatre immeubles HLM, soit environ .. Ce système est une première en France et une première mondiale de par son envergure.. Des tubes échangeurs de chaleur formant des serpentins sont posés contre le radier de la station et sont reliés aux pompes à chaleur des immeubles alimentés en surface.

Les architectes Pour la ligne A, douze équipes d'architectes ont été choisies par appel d'offres européen au début des années 1990.. Pour la ligne B, sept équipes d'architectes ont été choisies par appel d'offres européen en ..

Pour la première ligne, sauf exception, un appel d'offres a été organisé pour chaque station. Au contraire, pour la ligne B, seulement sept appels d'offres distincts ont été lancés en regroupant des stations en fonction de caractéristiques techniques communes (profondeur, stations aériennes, stations de correspondances ou présence de parcs relais). Aussi les différentes stations dessinées par un même cabinet d'architectes présentent-elles des similitudes esthétiques.

Au contraire de la ligne A qui fait appel à des architectes français à l'exception du britannique Norman Foster, la ligne B fait appel à des architectes français, allemands ou suisses ayant précédemment travaillé sur des infrastructures de transport pour les stations souterraines, ainsi qu'à de jeunes architectes rennais pour les stations aériennes..

+ Les architectes des stations du métro de Rennes Stations Architectes Atalante et Beaulieu - Université Anthracite Architecture, Alexandre & Massinon Architectes Cesson - Viasilva Anthracite Architecture Charles de Gaulle Atalante Architecture (Laurent Gouyou-Beauchamp, Pierre Bolze et Simon Rodriguez-Pages) Clemenceau Jean-Pierre Chouzenoux et Yvan Roginski Cleunay, Jules Ferry et Gros-Chêne Susan Dunne, Berranger & Vincent Architectes Colombier, Gares (ligne B), Mabilais, et Saint-Germain Atelier Zündel Cristea, Architram Gares (ligne A) Thierry Le Berre et Jean-Luc Le Trionnaire Henri Fréville Atelier de l'Île (Dominique Brard, Olivier Le Bras et Marc Quelen) et Monsieur Robaglia Jacques Cartier Philippe Lair et Jean-Paul Roynette La Courrouze, Joliot-Curie - Chateaubriand et Saint-Jacques - Gaîté Laurent Gouyou-Beauchamps et Fabien Pédelaborde La Poterie Norman Foster Le Blosne Isabelle Geslin Les Gayeulles Atelier Schall Pontchaillou Joël Yves Gautier République et Anatole France Pierre et Pascal Prunet Sainte-Anne (ligne A) Martine Weissmann et Jean Léonard Sainte-Anne (ligne B) Canal Architecture avec Thierry Roty, 8’18’’ et Beterem Ingénierie Triangle et Italie Atelier Bernard Kohn et Atelier du Canal Villejean - Université et J.F. Kennedy Manuelle Gautrand

Aménagements Caractéristiques générales La station de métro rennaise typique est souterraine et comporte deux voies encadrées par deux quais latéraux. Le métro de Rennes ne compte aucune station à quai central. La station terminus J.F. Kennedy déroge à cette règle puisqu'elle ne compte qu'un unique quai latéral, un choix fait pour en diminuer le coût.. Le réseau compte toutefois cinq stations en viaduc : Atalante, Beaulieu - Université, Cesson - Viasilva, Pontchaillou et La Poterie, reprenant la configuration type des voies et des quais.

Le réseau aurait dû compter un nombre bien plus important de stations aériennes, mais l'opposition des riverains le long de la ligne A a conduit les décideurs, en 1990, à enterrer la plus grande partie de la ligne..

Le métro est intégralement accessible aux personnes à mobilité réduite conformément à la loi Handicap votée en 2005 : toutes les stations sont équipées d'ascenseurs avec textes en braille et leur nom est annoncé vocalement dans chaque rame à l'arrivée. Elles sont conçues sans obstacles pour les personnes à mobilité réduite de l'entrée en surface jusqu'à l'embarquement à bord des rames, et dotées d'un écartement quai-rame en grande majorité inférieur à . Dans une enquête menée en 2019 sur l'accessibilité des métros français, avant l'installation des portillons et l'ouverture de la ligne B, StreetPress salue le fait que , en soulignant cependant que les portillons anti-fraude, alors en cours d'installation, inquiètent les usagers les plus lourdement handicapés..

La longueur des stations de la ligne A est alignée sur celle du VAL 208, matériel roulant à deux caisses de de long et ne pouvant être rallongé à de long sauf à mener de lourds et coûteux travaux d'agrandissement, le gros œuvre n'ayant pas à l'époque été conçu dans ce but... Sur la ligne B en revanche, les stations sont conçues pour recevoir des Cityval à trois caisses soit de long, bien que la ligne soit exploitée depuis l'origine avec des rames à deux caisses, soit de long., ce qui permettra à l'avenir d'augmenter la capacité en ne modifiant que le matériel roulant.

Le temps d'arrêt en station d'une rame est de 12 à 25 secondes, selon l'affluence.

Accès Les stations sont signalées de façon générale par un mât de couleur bleue (rétroéclairé la nuit) surmonté d'un panneau où figure le logo du métro de Rennes, permettant ainsi aux voyageurs de repérer la station ou son entrée de loin. Le logo est également présent sur les ascenseurs, le nom de la station et les lignes la desservant. Chaque quai dispose au minimum de deux accès. L'architecture de l'accès aux ascenseurs et escaliers est plus ou moins travaillée, mais les ascenseurs présentent généralement un aspect plutôt monumental.

Certaines stations sont signalées différemment, notamment les stations en viaduc dont les édifices sont particulièrement remarquables de loin. Les stations souterraines disposent d'édicules comme Le Blosne ou leur accès est intégré à un autre bâtiment comme Gares (intégré à la gare de Rennes) ou Les Gayeulles dont l'accès est intégré au rez-de-chaussée du parc relais..