Le Boulevard des Capucines est un tableau réalisé par le peintre impressionniste Claude Monet en 1873.

Le lieu Ce tableau a été peint depuis le balcon de l'atelier du photographe Nadar, au 35 rue des Capucines, à l'angle de la rue Daunou et du boulevard des Capucines, qui portera quelques mois plus tard le nom d' « Anciens Salons Nadar » Manet dira plus tard que Nadar était « bon comme du bon pain. ».

C'était en effet une chance pour le peintre de pouvoir observer de haut l'animation du boulevard des Capucines, avec des personnages qu'il interprète comme de minces notations graphiques.

En 1873, Monet a peint deux Boulevard de Capucines la même année. Le premier est l'œuvre présentée à la Première exposition des peintres impressionnistes du au Et non Carnaval sur le boulevard de Capucines, Monet n'a peint que deux Boulevard des Capucinesen 1873 : un vertical et un horizontal. L'horizontal est celui que Monet présente à la première exposition impressionniste sous le numéro 97, , il est actuellement la propriété du musée Pouchkine, Moscou. Carnaval boulevard des Capucines ne correspond à aucun titre répertorié, ni dans la presse d'époque où sont citées toutes les critiques et tous les journaux de 1874 à 1995, ni dans presse de cité en référence par Wildenstein.. Il porte le numéro 292 dans le catalogue raisonné de Daniel Wildenstein, le deuxième Boulevard des Capucines porte le numéro 293, il a été acheté en 1945 par Marshall Field IV en 1945, puis par le Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas city par l'entremise du Spencer Foundation Acquisition Fund.

Expositions et achats Le Boulevard des Capucines a ensuite été exposé en 1883 chez Paul Durand-Ruel (), puis chez Georges Petit en 1889, , il a ensuite fait partie des 17 tableaux de la collection Faure présentée chez Durand-Ruel en 1906 N°7. Acheté à Monet par l'entremise de Manet en 1874 par le baryton Jean-Baptiste Faure, Paris, il a été ensuite racheté à Durand-Ruel en 1907 par un collectionneur russe, Ivan Morozov, qui avait une prédilection pour les impressionnistes et dont la collection a été nationalisée en 1918, après la Révolution d'Octobre. Il est exposé aujourd'hui au musée Pouchkine de Moscou

Réception critique Louis Leroy, journaliste et critique au Charivari, qui vit Le Boulevard des Capucines à l’occasion de la première exposition impressionniste, la tourna en dérision dans un entretien fictif à cause de ces mêmes propriétés : , ,,,lire l'article intégral du Charivari sur Gallica. Mais comme tous les impressionnistes de l'exposition de 1874, Monet n'eut pas des détracteurs. Il y a eu aussi des défenseurs comme Ernest d'Hervilly qui écrit, dans Le Rappel du « On ne saurait trop encourager cette entreprise hardie, depuis longtemps conseillée par tous les critiques et tous les amateurs ». Jean Prouvais à son tour, le dans Le Rappel dit de l'exposition « qu'il y a là une entreprise audacieuse, qui à ce titre, aurait droit à nos sympathies (...). » Léon de Lora (pseudonyme de Alexandre Pothey) souligne dans Le Gaulois du , « l'intérêt du Déjeuner sur l'herbe de Monetà ne pas confondre avec Le Déjeuner sur l'herbe d'Édouard Manet qui n'exposait pas avec les impressionnistes un déjeuner sur l'herbe peint d'après nature mais où le réalisme n'a rien que de fort attrayant, et une esquisse brillante du Boulevard des Capucines », Jean Prouvais continue de défendre Les Coquelicots de Monet (1873), alors intitulé Promenade dans les blés qui « mêle heureusement les chapeaux fleuris des femmes aux coquelicots rouges des blés », et Jules Castagnary, bien qu'il confonde Manet et Monet ne tarit pas d'éloges sur « les emportements de main de Mr Monet qui font merveille » dans Le SiècleCastagnary, Le Siècle. À son tour, Ernest Chesneau, tout en confondant Manet et Monet rend hommage à la fois au déjeuner sur l'herbe et à « l'animation prodigieuse de la voix publique, le fourmillement de la foule sur l'asphalte [...] que Monet a réussi dans Boulevard des Capucines. »

L'importance de peindre en hauteur En retraçant les parcours de Monet dans la ville de Paris, Marianne Alphant remarque le peu de goût de l'artiste pour la peinture de rue.

En fait, Monet n'aime ni la foule, ni les manifestations foraines, ce qui expliquerait sa répugnance à l'égard de Paris. Il est conscient qu'un trottoir ne peut lui procurer l'état propice à la peinture. Déjà en 1871, il a peint une Vue du Pont-Neuf sous la pluie d'une fenêtre à l'étage d'un café du quai.

Deux ans après les Boulevard des Capucines, Monet est de nouveau au balcon, au cinquième étage du 198 rue de Rivoli chez Victor Chocquet d'où il peint une série de Jardins des Tuileries. C'est de là que Monet a peint plusieurs tableaux parmi lesquels Vue sur le jardin des Tuileries'' (1876) huile sur toile de .

Et c'est encore de deux balcons qu'il peint en 1878 deux toiles : La Rue Montorgueil et La Rue Mosnier aux drapeaux. Deux balcons qu'il a emprunté à des habitants qu'il ne connaissait pas, mais auxquels il avait demandé la permission.

Bibliographie Ouvrages utilisés pour les références

notice BNF.

Notes et références Notes

Références

Articles connexes Carnaval de Paris Grands boulevards

Catégorie:Tableau de Claude Monet Catégorie:Tableau réalisé en 1873 Catégorie:1873 en France Catégorie:Voie de Paris dans la peinture Catégorie:Œuvre exposée à la première exposition des impressionnistes Catégorie:Œuvre de Claude Monet en Russie Catégorie:Œuvre conservée au musée des Beaux-Arts Pouchkine