est un écrivain et guitariste japonais né le à Isawa, dans la préfecture de Yamanashi, et mort le à Shōbu, dans la préfecture de Saitama : .

Biographie

Il termine ses années de collège puis mène une vie de vagabond et devient guitariste. En 1954 il se produit au .

Sa première nouvelle, , gagne le prix de l'Homme nouveau du magazine Chūōkōron en 1956, et est deux fois adaptée au cinéma. D'abord par Keisuke Kinoshita en 1958 (La Ballade de Narayama), puis par Shôhei Imamura en 1983 (La Ballade de Narayama). Ce dernier remporte la Palme d'or au Festival de Cannes 1983.

Affaire Shimanaka

En , l'éditeur Chūōkōron Shinsha publie sa satire historique Traduction de Fūryū mutan du japonais à l'anglais, sur le site HelloDamage, dans laquelle le narrateur rêve que la gauche a pris le pouvoir au palais impérial et a décapité le prince Akihito et la princesse Michiko devant une foule admirative. Cette fiction provoque la colère de l'Agence impériale, et les nationalistes japonais manifestent quotidiennement devant le siège de l'éditeur, réclamant l'exil de Fukazawa et la fermeture de Chūōkōron.

Le , , un adolescent de 17 ans membre de l'organisation d'extrême droite , fils du député et procureur de Nagasaki, se présente au domicile de , président de Chūōkōron Shinsha, et demande à le rencontrer. C'est sa domestique, , qui lui ouvre, mais Shimanaka est absent. Komori force alors le passage, tue Maruyama en la poignardant au cœur, et poignarde à plusieurs reprises l'épouse de l'éditeur, Masako Shimanaka, au sein et au bras gauche, lui infligeant une coupure longue de et profonde de . Avant de s'évanouir, Masako Shimanaka demande à son jeune fils d'appeler une ambulance. Tôt le lendemain, Komori se rend à la police et avoue avoir ciblé Hōji Shimanaka.

À la suite de ce meurtre, l'éditeur Hōji Shimanaka présente ses excuses de nombreuses fois. Chūōkōron Shinsha, jusque-là fier de sa réputation de défenseur de la liberté d'expression, commence à s'auto-censurer, et annule la publication d'un numéro spécial sur le système impérial. Shichirō Fukazawa se cache pendant cinq ans à Hokkaidō et a ouvert un petit commerce d'imagawayaki. Asahi Shinbun publie un éditorial où il conseille aux auteurs de ne pas risquer leur vie pour la liberté d'expression : Bien que Fūryū mutan ne soit pas la première fiction à critiquer l'empereur, c'est la première à avoir déclenché de telles réactions.

Cette affaire, connue sous le nom de , est un tournant dans la liberté d'expression au Japon : depuis , il n'y a plus eu aucune œuvre (autre qu'underground) présentant un point de vue anti-impérial. On parle du « Tabou du chrysanthème », en référence au sceau impérial du Japon.

Prix

1956 : Prix de l'Homme Nouveau du magazine Chūōkōron pour 1981 : Prix Tanizaki pour

Liste des œuvres traduites en français

1956 : Etude à propos des chansons de Narayama (楢山節考), nouvelle traduite par Bernard Frank, Gallimard, 1959 ; Gallimard (collection "Folio"), 1980 ; Gallimard (collection "L'Imaginaire"), 2008. 1959 : Le Plus somptueux des trônes (東京のプリンスたち), dans Le Serpent à Plumes n°19, nouvelle traduite par Jean-Jacques Tschudin, Le Serpent à Plumes, 1993.

Liens externes

Références

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