Alain de Bougrenet de La Tocnaye est un militant d'extrême droite français né le à Neuilly-sur-Seine et mort le à CavaillonRelevé des fichiers de l'Insee. Son nom reste associé à l'attentat du Petit-Clamart.
Biographie Descendant d'un vieille famille noble bretonne, notamment du contre-révolutionnaire Jacques-Louis de Bougrenet de La Tocnaye, il fait une partie de ses études au collège Sainte-Croix de NeuillyIL ne passe pas sa dernière année à Sainte-Croix-de-Neuilly, ne figurant pas sur la liste des élèves entermianles durant l'année 1943-1944 (cf. annuaire de Sainte-Croix)..
Il passe son baccalauréat en 1944 et échoue ensuite à obtenir sa licence de droit. Il reprend alors l'exploitation agricole de son père, avant de faire son service militaire comme sous-officier dans l'artillerie.
Rappelé en 1956 en Algérie, il monte en grades, passant de maréchal-des-logis-chef à sous-lieutenant en 1957. Il sert dans une SAS en Kabylie. Le 13 mai 1958, il est parmi l'un des premiers à participer au Comité de salut publicCahiers de Chiré 5, 1990, ..
Décoré de la Croix de la Valeur militaire (avec deux citations) pour ses bons états de service, il est promu lieutenant en au 1er RA.
Constatant que l'Algérie s'achemine vers l'autodétermination, il est désormais convaincu qu'il faut assasiner le général de Gaulle. Après le putsch d'Alger d', il déserte de l'armée et rejoint l'Organisation de l'armée secrète (OAS).
Arrêté deux fois, Alain de La Tocnaye s'évade de la prison de la Santé en Base de données de l'Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l'Algérie française (Adimad).Présentation de L'Attentat d'Armand Belvisi (Publibook, 2001), sur algerie-francaise.org.. Il travaille, avec Jean Bastien-Thiry et d'autres, un plan visant à enlever le général de Gaulle, qu'il considère comme un « cryptocommuniste ». Après l'échec de l'attentat du Petit-Clamart (connu aussi sous le nom d'« opération Charlotte Corday »), dont il a été le principal instigateur avec Jean Bastien-Thiry, il est arrêté, jugé par la Cour militaire de Justice au fort de Vincennes et condamné à mort le .
Le , sa peine est commuée en prison à perpétuitélefigaro.fr. Il est gracié et libéré en 1968, en même temps que le général Raoul Salan et que le colonel Antoine Argoud.
Après sa libération, Alain de La Tocnaye publie Comment je n'ai pas tué de Gaulle (éditions Nalis, 1969) et écrit dans diverses publications d'extrême-droite, dont Militant ou Rivarol.
Dans les années 1980-1990, il participe au Parti nationaliste français (PNF) Fiammetta Venner, « L'internationalisation comme espace de radicalisation de la droite radicale française », Association française de science politique, septembre 2002. et au Mouvement Travail Patrie (MTP)« Profils des maires anti-PaCS », ProChoix, 6 août 1999., avant de rejoindre le Front national« Les ennemis de De Gaulle », Le Point 1546, 3 mai 2002., dans lequel il n'a pas de responsabilité particulière.
Il est le père de Thibaut de La Tocnaye, conseiller régional en Provence-Alpes-Côte d'Azur, membre du bureau politique du Front national et délégué national à la formation au Front national.
Il meurt à Cavaillon le La Provence du 11 janvier 2009 et lefigaro.fr du même jour[V Fichier Insee des décès en France depuis 1970]..
Notes et références Notes
Références
Pour approfondir Articles connexes Famille de Bougrenet de La Tocnaye
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