Goven est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Géographie

Localisation La commune est située à environ au sud-ouest de Rennes. Les communes limitrophes voisines sont : Guichen (le chef-lieu du canton), Lassy, Baulon, Bréal-sous-Montfort, Mordelles, Chavagne, Bruz. Traditionnellement, la commune fait partie du Pays pourpre.

Goven n'est pas limitrophe de Saint-Thurial mais les deux frontières sont distantes d'une cinquantaine de mètres seulement.

Géologie et relief Goven est situé sur des affleurement de grès armoricain et de schistes pourprés, dits schistes pourprés de Pont-Réan ; l'érosion a particulièrement attaqué les schistes pourprés, plus tendres que le grès armoricain, ce qui a favorisé l'aménagement de plusieurs étangs (étang des Noës Cherel, étang du Pont aux Ânes, étang des Chassouillères, le Grand Étang, étang de Lampâtre,...)..

Les sols situés sur les bancs de schistes briovériens, tendres, argileux et friables, situés dans la partie nord de la commune, sont les plus fertiles ; ceux situés sur le grès armoricain, notamment aux alentours du bourg, sont plus légers, mais nécessitent un épierrage en raison des cailloux anguleux qu'ils contiennent ; les sols glaiseux des bas de versants et des fonds de vallée, lourds et humides, sont moins fertiles, écrit Pierre Biays en 1943.

Le relief est en pente générale vers l'Est en direction de la vallée de la Vilaine, laquelle sert de limite orientale à la commune, entrant sur son territoire vers 20 mètres d'altitude à la confluence du Meu (proche du château de Blossac) et en sortant vers 16 mètres d'altitude en amont de Pont-Réan. Les altitudes les plus élevées sont dans la partie occidentale de la commune (116 mètres entre la Jouannelaye et les Cucuères). Le bourg est vers 90 mètres d'altitude.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, un bras de la vilaine, le Meu, le Canut, la Roche, le Lampâtre, le Tréhélu, la Croix Macé, le ruisseau de Bondus, le ruisseau de la Crublais, le ruisseau de la Mare d'à-bas, le ruisseau de la Tournerais et le ruisseau du Grosmalon..

La Vilaine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'Océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé ..

Le Meu, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Vran et se jette dans un bras de la Vilaine à Chavagne, après avoir traversé ..

Le Canut (Saint-Senoux), d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plélan-le-Grand et se jette dans la Vilaine à Saint-Senoux, après avoir traversé ..

Sept plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Grand étang (), l'étang de Lampâtre (), l'étang des Chassouillères (), l'étang des Noës Chérel (), l'étang du Baignoir (), l'étang du Lohon, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang du Pont aux Ânes ().. Le lit majeur de la Vilaine est également parsemé de nombreux plans d'eau, traces de l'ancienne exploitation en carrière des alluvions, notamment des gravières pour les besoins en matériaux de construction principalement de la ville de Rennes toute proche.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Rheu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports

Le bourg de Goven est situé au carrefour de deux routes secondaires : la D 44 (axe est-ouest qui vient de Pont-Réan et va vers Baulon) et la D 39 (en provenance de Guichen; via la D 38). La partie nord-est de la commune est traversée par la D 36, un axe routier plus important qui vient côté Est de Bruz et va vers l'Ouest en direction de Bréal-sous-Montfort ; cet axe routier s'embranche au niveau de la zone artisanale de la Corbière sur la route la plus importante qui concerne Goven, la D 177 (ancienne Route nationale 177), axe routier Rennes-Redon, aménagé en voie express, qui traverse la partie orientale de la commune, desservie par deux échangeurs, celui de la Corbière au nord-est de la commune, et celui des Terres, à sa limite sud, qui se raccorde à la D 776 (ancienne Route nationale 776), laquelle longe à plusieurs reprises le territoire communal sans y pénétrer.

Habitat et paysages Goven présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux ("villages") et fermes isolées. La commune, malgré la proximité de Rennes, a peu été touchée par la rurbanisation ; par contre le bourg, traditionnellement d'importance modeste, a beaucoup grossi avec la création de plusieurs lotissements à sa périphérie depuis la décennie 1980.

Urbanisme

Typologie Au , Goven est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de GovenUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,4 %), terres arables (23,3 %), prairies (15,7 %), forêts (15,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,5 %), zones urbanisées (2,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,3 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Gouen (1101), Goven en 1202, Guoven (1330), Govain (), Gauvan (1630), Gauvain (1665)..

Goven tiendrait son nom de saint Goulven (évêque de Léon dans le Finistère). Cette étymologie est contestée par Erwan Vallerie, pour qui l'attribution de saint Goulven au toponyme Goven paraît abusive. Cette tradition signale toutefois que ce nom, Goven, est perçu comme celui d'un saint fondateur. L'association de ce saint repose peut-être sur une remarque de l'abbé Henri Le Breton, citée par E. Vallerie, selon laquelle saint Goulven ou Golven, évêque de Léon « d'après certains érudits aurait été jadis honoré à Goven à cause d'un séjour qu'il y aurait fait ». Dans la liste des saints et des lieux où ils sont honorés, établie par Joseph Loth, la commune de Goven est absente. On peut y observer que tous les lieux cités conservent le -l- de Gou-l-ven.

En gallo, le nom s'écrit Govin..

Le nom de la commune en breton est Goven..

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,0 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 353.

Histoire

Antiquité De nombreuses données archéologiques (série d'enclos, gisements d'imbrices, et de tegulae, dépôt monétaire, etc.) issues de divers points du territoire de la commune indique que celui était peuplé probablement dès l'époque gauloise. Il est possible que la voie romaine de Vannes à Rennes ait traversé le territoire de Goven selon un tracé non décrit mais connu localement sous le nom de "Chemin ferré".

Moyen-Âge

D'après Amedée Guillotin de Corson, Goven est une "très-ancienne" paroisse. Elle est attestée indirectement dès 1085, car elle devait payer la dîme levée dans le fief des seigneurs de Blossac à l'abbaye de Paimpont, d'où éventuellement le nom du hameau Paimpont au Nord de la commune actuelle sur le bord de la route départementale 36. Selon Erwan Vallerie, Goven compte parmi les "paroisses primitives" fondées autour du au moment de la colonisation de l'Armorique par les Bretons, dont la limite orientale était marquée par la Vilaine depuis Redon et du Meu jusqu'à Talensac. Cette limite correspond également à la frontière entre l'évêché d'Alet (plus tard Saint-Malo), auquel appartenait Goven, et l'évêché de Rennes sur les rives gauches du Meu et de la Vilaine. La paroisse englobait d'après l'auteur les terres de Lassy, Baulon, Saint-Thurial, Bréal-sous-Montfort, et, avec quelques doutes, celles de Guichen. Cet ensemble occupait un territoire estimé à () environ. La croissance démographique et l'urbanisation au et siècles entrainaient la création de bourgs et la construction de nouvelles églises. La paroisse de Goven était alors démembrée en plusieurs trèves. devenant ultérieurement des paroisses à leur tour La plus ancienne paroisse née de ce démembrement est sans doute Baulon au , puis Guichen avec Lassy, et enfin Saint-Thurial qui précède Bréal.

Au Sud du bourg, près de la limite avec Bréal-sous-Montfort, se situe la butte de Gourmalon, en fait une motte de 6 m de haut. Pour Paul Banéat, il semble certain, qu'elle ait servi d'assiette (assise) pour un château antérieur au , dont on n'a cependant pas trouvé de traces. L'historien évoque des hypothèses de "certains auteurs" selon lesquelles le comte Gourmailhon de Cornouaille y aurait construit une forteresse au , qu'il s'agirait d'un ancien oppidum gaulois ou bien d'un tumulus ayant servi de défense. Plusieurs légendes se racontent au sujet de ce lieu.