La pronomination est une figure de style qui consiste à traduire par une périphrase l'objet du discours, et qui se substitue à un nom (propre ou commun) que le locuteur ne souhaite pas prononcer. La pronomination, chez Pierre Fontanier, est classiquement une figure d'élocution.

Exemples

: c'est tout simplement Dieu, créateur (périphrase).

Définition Définition linguistique : périphrase et pronomination Cette figure peut être facilement confondue avec la périphrase. Là où la pronomination est essentiellement allusive pour énoncer une chose à travers un de ses aspects déterminants, la périphrase vise à la faire universellement reconnaître tout entière, d'une manière détournée mais plus étirée, plus intensive, souvent plus luxueuse et plus noble. La pronomination est donc une forme d'allusion et d'euphémisme car elle passe sous silence l'objet du discours :

La Fontaine use d'une métaphore pour nommer l'objet qu'il veut présenter: le Chêne. La figure est souvent introduite et marquée par des locutions figées comme ou des tournures elliptiques telles :

Par ailleurs, la pronomination est une figure microstructurale (un trope)Voir entre autres : Georges Molinié., tandis que la périphrase est macrostructurale. Enfin, elle se fonde sur une métaphore ou sur une métonymie, par synecdoque.

Définition stylistique L'usage de la pronomination trahit souvent l'état d'esprit du locuteur; celui-ci peut y avoir recours pour dissimuler une opinion, par lâcheté, par souci d'hermétisme, par pédantisme ou par euphémisme. L'ironie peut également être employée, le locuteur prend alors une distance comique ou satirique avec son sujet comme dans ce vers des Fables de La Fontaine qui utilise beaucoup de la périphrase : pour désigner une oie, relativement à l'épisode des "oies du Capitole".

Notes et références

Figures proches

Bibliographie

Catégorie:Figure de style