Jean Antoine Brun, né le à Quaix en Chartreuse (Isère), mort le à Quaix en Chartreuse, près de Grenoble (Isère), est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Biographie Il s'engage comme canonnier, dans le régiment d'artillerie de La Fère le , et y sert jusqu'au .
Le , il est capitaine au de volontaires de l'Isère. Il sert à l'armée des Alpes en 1792 et 1793, et au siège de Toulon ; il y blessé par balle au genou gauche dans la journée du . Il entre, l'un des premiers, dans la redoute anglaise dont la prise entraîne celle de la place.
Quelques jours après la reddition de la ville, le capitaine d'un brick espagnol, ignorant que Toulon est au pouvoir des Français, vient aborder pendant la nuit avec une chaloupe. Étant de garde, Brun contribue à l'arrestation du capitaine et à la prise de son bâtiment. Il est nommé chef de bataillon dans le de l'Isère le 19 germinal suivant.
Envoyé à l'armée d'Italie, il y fait les campagnes des ans III et IV. À l'affaire de Neumarck en Styrie, au mois de germinal an V, avec 2 compagnies de carabiniers de la d'infanterie légère, dont il fait alors partie, il résiste à une colonne d'environ ou Tyroliens ; les ennemis cherchent à passer un pont pour se porter sur les arrières de la division du général Joubert ; il les oblige à se retirer en direction des montagnes, et leur prend 2 pièces d'artillerie.
Il fait partie de l'expédition d'Égypte de l'an VI à l'an IX. Au siège du Caire, il débusque, avec quelques grenadiers, plusieurs janissaires d'une maison, défendue avec opiniâtreté. Brun se précipite dans la brèche, faite par une mine, et entraîne sa petite troupe. Il est nommé chef de brigade à la légère, le 26 pluviôse an VIII. Le général Kléber le désigne, le 14 prairial suivant, pour prendre le commandement provisoire de la de ligne. Le gouvernement confirme cette nomination le 15 germinal an X.
Rentré en France au commencement de l'an X, il fait partie de l'armée d'Angleterre sous les ordres du général Ney. Le colonel Brun reçoit le , le brevet de membre de la Légion d'honneur, et celui d'officier le . Il est nommé le , commandant de la Légion d'honneur.
Il fait à la tête de son régiment, les guerres des ans XII et XIII sur les côtes de l'Océan, et celles de l'an XIV, de 1806 et 1807 à la Grande Armée ; il se distingue au combat de Dzialdow (Pologne), et est promu général de brigade le .
À la fin de cette campagne, il est envoyé au corps d'observation des côtes de l'Océan, et sert jusqu'au . Il est alors désigné pour faire partie de l'armée d'Espagne.
Mis en disponibilité le , le gouvernement l'envoie le suivant, à la armée d'Allemagne pour faire partie du corps.
Le de la même année, il est appelé dans la militaire et nommé le , au commandement du département du Var. Il quitte cette division le , pour faire partie de la . L'Empereur le charge de surveiller l'organisation du régiment de la Méditerranée, dont la formation vient d'être décrétée. Passé à la militaire le , il est compris le , dans les cadres de l'état-major du corps d'observation de l'Elbe, devenu de la Grande Armée (). Napoléon vient de lui conférer le titre de baron de l'Empire.
Nommé commandant à Grodno au , il évacue la ville le avec les restes de la Grande Armée en retraite de la campagne de Russie.
Prisonnier à Leipzig le , il rentre en France le , après la signature de la paix ; il est mis en .
Réintégré pendant les Cent-Jours, l'Empereur lui confie le , le commandement du département du Jura, qu'il conserve jusqu'au second retour des Bourbons. Mis à la retraite le , il meurt le et est enterré dans son village natal à Quaix (Isère).
Son nom est gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.
État de service Canonnier dans le régiment d'artillerie de La Fère ( - ) ; Capitaine dans le de volontaires de l'Isère () ; Chef de bataillon dans le de l'Isère ) ; Chef de brigade de la légère en 1794 Chef de brigade à la suite de la légère (à titre provisoire le , confirmé le ; Affecté au corps de la Grande Armée ( - ) ; Général de brigade () ; Commandant de la de la du corps de la Grande Armée ( - ) ; ; Affecté à la du de l'armée d'Espagne ( - ) ; Commandant de la de la du de l'armée d'Espagne ( - ) ; Mis en disponibilité ( - ) ; Affecté à la Grande Armée ( - ) ; Commandant de la de la du de l'armée d'Allemagne ( - ) ; Affecté à la militaire ( - ) ; Commandant du département du Var ( - ) ; Affecté à la militaire ( - ) ; Affecté à la militaire ( - ) ; Commandant d'une brigade de la du corps d'observation de l'Elbe () - ) ; Commandant d'une brigade du corps de la Grande Armée ( - 1812) ; Commandant à Pillau (1812 - ) ; Commandant à Grodno ( - ) ; Commandant de la brigade de la du corps de la Grande Armée ( - ) ; En captivité ( - ) ; Mis en non-activité () ; Commandant du département du Jura ( - ) ; Admis à la retraite ().
Campagnes
Armée des Alpes (1792-1793) : Siège de Toulon (1793) ; Armée d'Italie (an III - an IV) : Affaire de Neumarck (Styrie) ; Expédition d'Égypte (an VI - an IX) : Siège du Caire ; Armée d'Angleterre (an X) ; Armée des côtes de l'Océan (an XII - an XIII) ; Campagne d'Autriche (1805) ; Campagne de Prusse (1806) ; Campagne de Pologne (1807) ; Campagne d'Espagne (1808) ; Campagne de Saxe (1813) : Bataille de Leipzig.
Faits d'armes
Siège de Toulon (1793) : Il pénètre l'un des premiers dans la redoute anglaise dont la prise détermine celle de la place ; Il contribue par sa présence d'esprit à l'arrestation d'un capitaine de brick espagnol, et à la prise de son bâtiment. Affaire de Neumarck (germinal an V) : avec 2 compagnies de carabiniers, il résiste à une colonne d'environ ou Tyroliens qui cherchent à passer un pont pour se porter sur les arrières de la division Joubert, les oblige à se retirer dans la direction des montagnes, et leur prend 2 pièces de canon.
Blessures
Au siège de Toulon (1793), il reçoit un coup de feu au genou gauche dans la journée du 12 frimaire an II.
Décorations
Légion d'honneur : Légionnaire (19 frimaire an XII : ), puis, Officier (25 prairial an XII : ), puis, Commandant de la Légion d'honneur (4 nivôse an XIV : ) ; Ordre royal et militaire de Saint-Louis : Chevalier de Saint-Louis ().
Titres
Baron de l'Empire ().
Hommage, Honneurs, Mentions...
Le nom de « BRUN » est gravé au côté Est, de l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris
Armoiries
Figure Blasonnement Armes du baron Brun et de l'Empire (décret du , lettres patentes du (Saint-Cloud))
D'azur, au palmier d'or terrassé du même sur le fût duquel broche un lion passant d'argent armé d'une épée du même ; au comble d'argent chargé d'un croissant de gueules entre deux étoiles d'azur ; franc quartier des barons tirés de l'armée brochant sur le tout.La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.frPLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
Livrées : jaune, blanc, bleu, rouge.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Fastes de la Légion-d'honneur: biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Par A Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Édition: 2, Publié par Bureau de l'administration, 1844.
Articles connexes Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire ; Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile.
Liens externes
Service Historique de l'Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 8 Yd 1 108.
Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1807 Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1805 Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Naissance en avril 1761 Catégorie:Naissance dans la province du Dauphiné Catégorie:Naissance dans la province du Dauphiné (dans le département actuel de l'Isère) Catégorie:Décès en septembre 1826 Catégorie:Décès à 65 ans Catégorie:Décès en Isère