Adrian Mannarino, né le à Soisy-sous-Montmorency, est un joueur de tennis français, professionnel depuis 2005 et surnommé « Le divin chauve ».
Sur le circuit ATP, il a remporté cinq titres en simple et atteint dix autres finales. Son meilleur classement ATP est une place obtenue en janvier 2024. Dans les tournois du Grand Chelem, il a réalisé ses meilleures performances à Wimbledon en atteignant les huitièmes de finale à trois reprises, à l'Open d'Australie en 2022 et 2024 ainsi qu’à l’US Open en 2025.
Biographie Adrian Mannarino est le fils d'un professeur de tennisMannarino, l'apprenti Petit As, sur Le Parisien, 26 janvier 2001. Il a une sœur et un frère, Morgan, qui l'a accompagné à ses débuts sur le circuit.
Formé depuis son enfance au CSM EaubonneMon club de cœur, par Adrian Mannarino, sur fft.fr, 2 mars 2022, il rejoint en 2009 les rangs du TC Boulogne-BillancourtLe cadeau d'adieu d'Adrian Mannarino, sur Le Parisien, 7 octobre 2008 avec lequel il reste pendant quatre ans. Il a par la suite joué pour les clubs du TS Maisons-Laffitte, AAS Sarcelles, TCP Ostwald et du Tennis club de Paris.
Durant son enfance, il a pour idole Marcelo RíosMannarino défie Federer, sur Eurosport, 23 juin 2011.
Il est surnommé « Le Divin Chauve » par ses fans, certains observateurs lui prêtent une ressemblance avec Zinédine Zidane.
Il est domicilié à Malte.
Carrière 2006-2007. Premiers succès sur le circuit secondaire Adrian Mannarino signe son premier fait d'armes au printemps 2006 lorsqu'il remporte son premier tournoi Futures à Melilla, en disposant en finale du Togolais Komlavi Loglo. Il récidive deux mois plus tard, toujours sur le sol espagnol, cette fois-ci à Santa Cruz de Tenerife en battant Albert Ramos-Viñolas. Ces deux succès lui permettent d'occuper en le mondial. En octobre, il est finaliste à Rodez contre Andrey Golubev et termine sa saison au rang mondial.
En 2007, il se voit offrir une wild card pour les qualifications des Internationaux de France où il chute au premier tour face à Marin Čilić. En fin de saison, il remporte deux nouveaux Futures en France et en Angleterre.
2008. L'explosion à Metz Classé français après avoir participé à de nombreux tournois Challenger où il a obtenu des résultats prometteurs, il reçoit une invitation pour le tournoi de Roland-Garros où il est opposé au premier tour à l'Argentin Diego Junqueira, spécialiste de la terre battue issu des qualifications, qui le bat 6-1, 6-2, 6-2.
À l'Open de Moselle, il réussit une très bonne performance en battant l'Italien Andreas Seppi, tête de série , au premier tour 6-3, 6-2, ce qui constitue sa première victoire sur le circuit ATP, puis Rik De Voest 6-4, 7-5. En quart de finale, il bat Marc Gicquel 6-4, 7-6 puis dispute sa première demi-finale, perdue contre Paul-Henri Mathieu 7-6, 7-6. La semaine suivante, il est battu en finale du Challenger de Rennes par Josselin Ouanna.
Adrian Mannarino dispute son premier Masters Series à Bercy où il reçoit une wild card, mais s'incline d'entrée contre Dmitri Toursounov. Mannarino participe au tournoi Challenger de Jersey, qu'il gagne en finale face à Andreas Beck.
La semaine suivante, il dispute son dernier tournoi de l'année : le Challenger d'Helsinki et s'incline au second tour contre Jan Hernych. Il participe en décembre au Masters France, où il est considéré comme un outsider. Placé par le tirage au sort dans le groupe bleu, il s'incline dans ses trois matchs de poule face à Michaël Llodra (6-3, 6-2), Paul-Henri Mathieu (6-1, 6-2) et Arnaud Clément (6-1, 6-4).
2009. Une blessure qui tombe mal Adrian Mannarino commence sa saison par une défaite face à Jean-René Lisnard (6-7, 6-2, 6-2) dès le premier tour du tournoi Challenger de Nouméa. Il reçoit quelques jours plus tard une wild card pour entrer directement dans le grand tableau du premier Grand Chelem de la saison, l'Open d'Australie. Il hérite d'un tirage au sort délicat, puisqu'il est amené à affronter au premier tour Fernando Verdasco. Le Val-d'Oisien ne peut éviter une sévère défaite, s'inclinant sèchement (6-0, 6-2, 6-2). Le gaucher espagnol réalisera par la suite un parcours homérique, ne s'inclinant qu'après un combat de plus de cinq heures, en demi-finale face au futur vainqueur, Rafael Nadal.
Conscient des progrès qu'il lui reste à accomplir pour se hisser au niveau des tout meilleurs, le Français repart « bourlinguer » sur le circuit Challenger. Fin janvier, il s'incline en quart de finale à Heilbronn, face à Benjamin Becker (7-6, 0-6, 2-6). Au début de mars, Mannarino parvient à se hisser dans le dernier carré de l'épreuve de Cherbourg, mais subit la loi d'Arnaud Clément en demies (1-6, 2-6). Pourtant disputé sur terre battue, une surface qui ne réussit guère au Tricolore, en raison de son jeu de contre parfaitement adapté à la surface dure et à l'indoor, le tournoi de Saint-Brieuc, au début d'avril, voit l'Eaubonnais atteindre la première finale de sa saison. Une première ratée, puisqu'il ne parvient à se défaire des griffes de son compatriote Josselin Ouanna (5-7, 6-1, 4-6). Parvenu au mondial grâce à ses bons résultats sur le circuit secondaire, Adrian Mannarino tente à nouveau sa chance sur le grand circuit. Mais la surface ocre ne lui permet pas d'exploiter à plein ses capacités, et il s'incline au premier tour des qualifications à Rome (face à Arnaud Clément à nouveau (3-6, 6-3, 1-6), puis à Munich (face à Dinter Kindlmann (2-6, 2-6).
Bénéficiaire d'une wild card à Roland-Garros, Mannarino ne voit pas le jour face à Tommy Robredo, véritable « crocodile » sur l'ocre de la Porte d'Auteuil, et se voit infliger une véritable leçon par l'Ibère (2-6, 1-6, 2-6).
À Wimbledon, le gazon londonien le voit reverdir, l'intéressé franchissant les trois tours de qualification brillamment, face à Bruno Echagaray (7-6, 6-3), puis Stéphane Robert (2-6, 6-3, 6-4) et enfin Blaž Kavčič (6-3, 6-2, 7-6). Retrouvant un compatriote lors de son premier match dans le grand tableau du Grand Chelem Britannique, Marc Gicquel, Mannarino ne parvient à remporter sa première rencontre en Majeur, cédant en trois petits sets (2-6, 2-6, 4-6).
Au début d'août, le Français se distingue en parvenant à battre un membre du top 100, Marcel Granollers (7-6, 6-3), en demi-finale du Challenger de Ségovie. En finale, il s'incline logiquement face à l'atypique Feliciano López (3-6, 4-6), alors mondial. Cette performance lui permet, le , de faire pour la première fois de sa jeune carrière son entrée dans le très prisé top 100, à la .
Fin septembre, le Français améliore sa position au sein de la hiérarchie mondiale, occupant le . Mais cela lui importe peu, puisque sa préoccupation à la fin de la saison 2009 est une vilaine blessure au genou, qui le handicape depuis plusieurs mois et qu'il n'a jusqu'alors pas pris le temps de soigner. Contraint et forcé, le Val-d'Oisien met le pied à terre, et se retrouve éloigné des terrains pendant plusieurs mois.
2010. Retour sur le devant de la scène vignette|Adrian Mannarino à l'Open de Nice 2010. Éloigné des terrains jusqu'en mars 2010, le Français effectue son grand retour au Challenger de Jersey, où il s'incline dès le deuxième tour face au Belge Yannick Mertens (5-7, 3-6). Retombé au mondial, Adrian Mannarino parvient en mai à s'extirper des qualifications de l'Open de Nice, après un succès difficile face à Jonathan Eysseric (6-7, 7-6, 6-4). Éprouvé par cette rencontre, le Val-d'Oisien perd dès le premier tour du grand tableau, balayé par le Belge Olivier Rochus (3-6, 1-6). Lors des qualifications des Internationaux de France, il trébuche à une rencontre de l'accession au tableau final, s'inclinant en deux sets secs face à l'Indien Somdev Devvarman (4-6, 1-6). Même résultat aux qualifications de Wimbledon où, au troisième tour, il ne parvient pas à disposer de Jesse Huta Galung (3-6, 3-6, 3-6).
L'été 2010 marque le retour d'Adrian Mannarino au premier plan, le gaucher français brillant lors de plusieurs tournois Challengers. Fin juillet, il s'incline en finale à Recanati, sur surface dure extérieure, face à Stéphane Bohli (0-6, 6-3, 6-7). Deux semaines plus tard, il se hisse en finale à Ségovie, toujours sur surface dure, mais ne peut rien face à Daniel Gimeno-Traver, membre du Top 100 (4-6, 6-7). Le Challenger d'Istanbul en Turquie voit le Français triompher brillamment, et concrétiser sa bonne forme du moment. En finale, Adrian Mannarino se paye le luxe de battre Mikhail Kukushkin (6-4, 3-6, 6-3).
vignette|gauche|Adrian Mannarino à l'US Open en 2010. Revenu à son meilleur niveau, il poursuit sur sa lancée à l'US Open où, après s'être extirpé des qualifications, il gagne son premier match en Grand Chelem face à l'Espagnol Pere Riba en 5 sets (3-6, 6-1, 6-4, 4-6, 7-6). Au tour suivant, il est battu par Fernando Verdasco en trois petits sets (1-6, 2-6, 2-6). Cette performance lui permet d'entrevoir à nouveau le top 100, puisque le , il est classé mondial.
Bénéficiaire d'une wild card à Metz, tournoi qui l'avait révélé en 2008 lorsqu'il avait atteint la demi-finale du tournoi lorrain, Adrian Mannarino s'incline dès son entrée en lice, face à son bourreau de 2008, Paul-Henri Mathieu (3-6, 3-6). Au début d'octobre, le Français remporte le plus grand tournoi de sa carrière à Mons, son deuxième titre en Challenger de la saison. Il s'offre le scalp du Jamaïcain Dustin Brown en demi-finale (7-5, 6-3), avant de disposer du local Steve Darcis en finale (7-5, 6-2). Également inscrit à Montpellier, il franchit aisément le stade des qualifications, avant de faire tomber le mondial, Lukáš Lacko, lors de son premier tour (6-3, 6-7, 6-4). Au deuxième tour, il livre le meilleur match de sa jeune carrière face au géant américain John Isner, mondial, auquel il parvient à prendre un set (6-7, 7-6, 3-6). Il termine l'année 2010 au meilleur classement de sa carrière, à la mondiale.
2011. Une explosion attendue L'année 2011 commence de bien belle manière pour Adrian, puisqu'il bat la tête de série et mondial Juan Mónaco (6-4, 6-3) au tournoi d'Auckland. Opposé au Français Arnaud Clément au deuxième tour, il remporte le match 7-5, 6-4. Cette victoire lui offre un nouveau quart de finale dans un tournoi ATP et lui permettra d'atteindre le meilleur classement de sa carrière à l'ATP. Il est battu en demi-finale par Nicolás Almagro dans un match accroché, 7-6, 6-7, 6-2. Mais cette défaite apparaît comme encourageante pour la suite de la saison et confirme le début d'une explosion du jeune joueur français.
vignette|redresse|Adrian Mannarino au tournoi du Queen's en 2011. À l'Open d'Australie, Adrian Mannarino se défait au premier tour du jeune Américain Ryan Harrison, dix-huit ans (dont John McEnroe a déclaré qu'il serait sans doute l'avenir du tennis américain), sur le score de 6-4, 6-3, 6-4. Puis il perd au deuxième tour contre Richard Gasquet (3-6, 6-7, 4-6).
Au tournoi de Johannesburg, Adrian Mannarino (tête de série , profitant de son statut de mondial), gagne son premier tour face à Yuri Schukin (7-6, 7-6), puis se qualifie pour les quarts de finale en battant Denis Gremelmayr (6-7, 6-4, 6-4). Il parvient à entrer dans le dernier carré d'un tournoi ATP 250 pour la deuxième fois de sa carrière, en s'imposant face à Frank Dancevic (6-3, 6-2). En demi-finales, il perd contre Kevin Anderson (6-7, 6-0, 6-4). Il va jusqu'en huitièmes à Memphis et à Delray Beach.
Pour la saison sur terre battue, il se qualifie pour le tableau principal du Masters de Madrid et remporte une victoire prometteuse contre Juan Ignacio Chela (4-6, 6-4, 6-4). Au second tour, il résiste à David Ferrer, sixième mondial et spécialiste de la surface, mais finit par céder (5-7, 6-0, 0-6).
De même qu'en 2008 et 2009, il ne passe pas le premier tour à Roland-Garros cette année puisqu'il est dominé par un autre Français, Guillaume Rufin.