La Queue-en-Brie (Prononciation en français standard retranscrite phonémiquement selon la norme API. ) est une commune française située dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Caudaciens. Géographie Situation vignette|200px|Localisation de La Queue-en-Brie dans la « petite couronne » de Paris. La Queue-en-Brie est située à à l'est-sud-est du centre de Paris, à vol d'oiseau (toutefois, une ancienne borne en pierre portait le chiffre 19). La commune est délimitée par Ormesson-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, Pontault-Combault, Noiseau, Sucy-en-Brie, Santeny, le Plessis-Trévise et Lésigny. Elle englobe une grande partie de la Forêt de Notre-Dame.
Elle est la commune située le plus à l'est du département du Val-de-Marne et, de ce fait, la commune la plus à l'est de la petite couronne de Paris.
En 1899 (loi du ), elle a perdu la partie nord de son territoire pour constituer la commune du Plessis-Trévise.
Le , en application de la loi du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, le département de Seine-et-Oise est supprimé et La Queue-en-Brie rejoint l'actuel département du Val-de-Marne.
Communes limitrophes
Hydrographie On compte un seul cours d'eau dans le territoire communal, il s'agit du Morbras, ruisseau affluent de la Marne de de long.
La forêt domaniale de Notre-Dame au sud de la commune, abrite une vingtaine de mares abritant de nombreux batraciens et reptiles.
Voies de communication et transports Voies routières La route nationale 4, devenue Route Départementale 4 est l'axe routier historique traversant la ville au sud.
Pistes cyclables La Queue-en-Brie détient plusieurs kilomètres de pistes cyclables.
Transports en commun Lignes de bus desservant la commune : Lignes 432, 437 et 446 du réseau de bus Marne et Seine ; Ligne 207 du réseau de bus Marne et Brie.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Neuilly-sur-Marne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Urbanisme Typologie Au , La Queue-en-Brie est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Quartiers, lieux-dits et écarts vignette|L'hôtel de ville, plus haut bâtiment de la commune, construit en 1975. Comme la plupart des villes médiévales, La Queue-en-Brie s'est développée en absorbant au fil du temps les écarts avoisinants le vieux-village.
Le vieux-village. Situé au sud de la commune, le quartier traversé par le Morbras représente le centre historique de La Queue-en-Brie. On y trouve donc naturellement l'essentiel du patrimoine historique et religieux caudacien. La Pierre Lais. Ancien lieu-dit, son toponyme est révélateur de la potentielle existence d'un monolithe aujourd'hui disparu. Les Marnières. Le lieu-dit des Marnières, accueillant depuis les années 1960 la résidence des Marnières, est un lieu avéré d'occupation gallo-romaine ; en témoigne l'abondance de scories retrouvées pendant des fouilles archéologiques. Le centre-ville. C'est le nouveau centre-ville de la commune depuis le déplacement de la mairie en 1975. Les Bordes. C'est un quartier résidentiel construit sur d'anciennes zones agricoles. Le bois des Friches. C'est un quartier résidentiel boisé et traversé par le Morbras dont les premières constructions ont été achevées au mois de juin 1975.. Les Ormoies C'est un ensemble de trois quartiers résidentiels situés entre le bois des Friches et l'actuel centre-ville. Le Val Fleuri C'est un quartier résidentiel construit entre le quartier des Marnières et le bois Lacroix. Les violettes C'est un quartier construit en 2001 sur un terrain vague et non constructible jouxtant la halle des Violettes et la vallée du Morbras. Le Chemin Vert Le Chemin Vert est un quartier se situant au nord-est de la commune, c'est le quartier le plus aisé de La Queue-en-Brie avec de nombreuses propriétés et manoirs. Elle est entourée par le Bois-Lacroix et le Champ-Garni.
Logement D'après l'INSEE, 68 % des ménages de La Queue-en-Brie sont propriétaires de leur résidence principale. Toponymie Attestée Cauda en 1147Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Cauda est le nom du château castro quod dicitur Cauda en 1151-1157DEPOIN (Joseph) Recueil des chartes et documents de l’abbaye de Saint-Martin des Champs, monastère parisien (1913), t. 2, p. 257., Caudam en 1185Par Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, page 1335.
De la langue d'oïl signifiant « queue » (« extrémité d'un pré ou d'un étang »). On disait autrefois « la queue du bois, la queue de l’étang ».
La « queue » est le nom donné à un bois de forme très allongée et étroite.
Histoire
Les origines La Queue-en-Brie se situe en bordure du massif forestier de l'Arc Boisé, haut lieu d'occupation préhistorique en Île-de-France.
Les différentes fouilles archéologiques menées lors de travaux de construction ont mis en évidence une occupation humaine importante dans la vallée du Morbras au cours du néolithique. Des terrasses ont pu être aménagées en bordure du Morbras, comme l'attestent les nombreux sites découverts sur le territoire communal ; ce qui indique l'occupation protohistorique des lieux.
Des indices d'occupation gallo-romaine ont été trouvés au sud du domaine des Marmousets (meule du Meule du ), et des foyers ayant servi à la réduction de minerai de fer ont été mis en évidence aux Marnières.
La découverte d'une amulette en plomb à l'effigie d'une vierge allaitant l'enfant Jésus datée du. ??
Le Moyen Âge En 1182, une Adèle, Dame de la Queue-en-Brie (veuve du comte Mathieu II de Beaumont-sur-Oise) épouse Amaury de Meulan (1150-†1196), Seigneur de Beaumont et de Gournay s/Marne. Les châtellenies de Gournay et La Queue resteront longtemps dans la famille de Meulan. Le château est achevé vers 1200.
Il reste un vestige de l'époque du Moyen Âge : la tour de La-Queue-en-Brie. Elle fut construite entre le et le . Mesurant plus de trente-trois mètres à l'origine, cette tour servait à défendre la route de Paris. Abîmée durant la guerre de Cent Ans, puis écroulée en 1866, il n'en reste plus que la base mesurant aujourd'hui cinq mètres..
En 1269, la Queue-en-Brie passe à Alix de Bretagne, fille du duc Jean Ier, et épouse du comte de Blois et de Chartres (Jean de Châtillon). Elle fait fortifier la place. La seigneurie entre alors dans l'entourage royal : sa fille Jeanne épouse en 1277 un fils de saint Louis, Pierre d'Alençon, frère du roi Philippe le Hardi ; mais ils n'ont pas d'enfant survivant. Lui succède (1327) la reine Jeanne d'Évreux, dernière et très jeune épouse de Charles IV le Bel (+ 1328), qui ne lui donnera que des filles. La seigneurie dépend alors de Brie-Comte-Robert (où elle mourra). En 1343, on trouve encore la reine Jeanne de Bourgogne, fille du duc Robert II, et épouse de Philippe de Valois, devenu le successeur de Charles IV (Philippe VI , + 1350, époque de la grande peste).
Durant ce temps, les Meulan (dont Jean de Meulan (1353-1363) évêque de Meaux, Noyon, puis de Paris) sont toujours seigneurs en partie.
En 1364, Pierre Blanchet, secrétaire du Roi, reçoit de Charles V la seigneurie de la Queue-en-Brie avec quatorze terres attenantes. Elles sont rapidement dispersées entre ses héritiers. En 1408, un arrêt du parlement de Paris entérine le partage de la seigneurie (lot par devers l’Hôpital et lot devers le Moustier). De 1408 à 1436, la ville est sous domination anglaise. En 1429, La Queue est brièvement libérée par les Français, puis reprise et détruite par Suffolk l'année suivante. C'est vers 1460, après le retrait des Anglais, sous les Reilhac (héritiers par alliance des Blanchet par les Chanteprime), que la châtellenie porte pour le première fois le titre de baronnie. Les Reilhac et leurs co-héritiers les Picot (de Santeny) gardent des parts de la seigneurie jusqu'au début du XVIIe siècle.
L'époque moderne En 1563, Huguenots et Allemands pillent et brûlent le village.
En 1578, la dame Corneille de Reilhac est co-seigneur avec le chancelier René de Birague (qui a acquis sa part des Picot). Elle épouse Claude des Chapelles, et leur fille Anne épouse Charles de Lameth en 1620. Suivent leur fils Augustin (hommage de 1649), puis sa fille Catherine de Lameth (héritière par transaction en 1691) qui épouse Armand de Béthune, marquis de Charost.
En 1652, les Frondeurs du duc de Lorraine commettent de terribles exactions.
: Armand de Béthune vend son domaine (le moitié de la Queue, avec les Bordes et Montlavée) à Henry-François de Paule Lefèvre d’Ormesson (1681-1756).
Octobre 1758 : Des lettres patentes de Louis XV accordent à son fils, Marie François de Paule le Fèvre d’Ormesson (1710-1775), conseiller d'État, la création d'un marquisat englobant Amboile (qui prend le nom d'Ormesson), La Queue-en-Brie (en partie), les Bordes et Montlevée, avec Noiseau et Chennevières. L'autre moitié appartient à des personnes éminentes, le prince de Dombes (Louis Auguste de Bourbon), le comte (de la Forest) d'Armaillé, et finalement le comte d'Eu (Louis-Charles de Bourbon), qui l'acquiert en 1767, puis c'est son cousin le riche duc de Penthièvre (Louis-Jean-Marie de Bourbon), qui en hérite (1775).
L'époque contemporaine
Politique et administration vignette|Ancienne mairie.
Jumelage La ville de La-Queue-en-Brie est jumelé avec :
Pataias (Portugal) depuis le
Rattachements administratifs et électoraux Jusqu’à la loi du Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne, la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais au Val-de-Marne et à son arrondissement de Nogent-sur-Marne après un transfert administratif effectif le .