thumb|Les Maldives vignette|Géographie des Maldives Cet article présente les faits saillants de l’histoire des Maldives, un pays d'Asie du Sud-Ouest constitué de , dont , situées à environ au sud de l'Inde : pour environ (pour ), Maldiviens, parlant principalement le maldivien .
Formation L'extraordinaire disposition des îles et leur nombre véritablement impressionnant sont directement liés à l'origine même de l'archipel, dans une grande mesure due à l'action des polypes corallifères. Il s'agit en effet de véritables bancs et récifs de corail, qui pour la plupart se sont développés selon la caractéristique structure en atoll. Ce terme, qui désigne une typique disposition en anneau de la ligne côtière, dérive d'un mot d'origine maldivienne (atholhu).
Avant 1500 vignette|Routes maritimes de l'Océan Indien ancien Les premiers témoignages d'habitats remontent aux mais différentes légendes et théories scientifiques, en partie appuyées par des vestiges archéologiques, avancent l'hypothèse que les îles pourraient avoir été habitées un millénaire plus tôt. L'on trouve des témoignages écrits dignes de foi ayant trait à ces îles, laissés au par Ptolémée (qui dénombre 1378 îlesL’Encyclopédie, , 1751, article (Tome 17, ). lire en ligne.), au , par Pappus d'Alexandrie et Scholastique de Thèbes, et au par un autre Alexandrin, Cosmas Indicopleustès.
Les premiers peuplements sont probablement d'origine indienne, dravidienne (du Kerala et/ou de Ceylan).
L'histoire des îles Maldives (Divehi Rajje) remonte à plus de 2000 ans, avec une longue période bouddhisteRomero-Frias, Xavier, The Maldive Islanders, A Study of the Popular Culture of an Ancient Ocean Kingdom. Barcelona 1999, .. Le pays compte plus de mille îles et atolls de corail distribués comme un collier de perles au milieu de l'Océan Indien, au sud-ouest du Sri Lanka. Malé, l'île du roi, étant une escale pratique, elle est très tôt connue des marchands arabes et selon les sources, le voyageur marocain Abu Barakaat Yusuf al-Barbari ou Sheikh Yusuf Shamsuddin, un érudit de Tabriz, sont crédités pour la conversion de l'archipel. Des liens culturels et commerciaux de plus en plus étroits avec le monde arabe ont comme conséquence l'établissement d'un sultanat le . Cependant, plusieurs siècles sont nécessaires pour que l'islam devienne prépondérant sur les nombreuses îles et dans toute la société maldivienneMaldives-Religious Practices.
Durant une longue période difficile à dater, les Maldives servent de banque à tous les pays de l'océan Indien utilisant le cauri (coquilles du mollusque Monetaria moneta) comme monnaie, encore aujourd'hui symbole du Rufiya maldivien. L'arrivée des Portugais au et des monnaies métalliques fait que cet usage tombe en désuétude.
L'explorateur chinois musulman Zheng He, dans son expédition de 1413-1415, visite la région.
Navigation dans l'Antiquité, histoire du commerce dans l'océan Indien, histoire du commerce des épices Indosphère
, sans doute via le royaume indien de Kalinga, à l'époque de la dynastie Chola Échanges commerciaux entre la Rome antique et l'Inde, Périple de la mer Érythrée
Colonisation européenne (1558-1965) Colonie portugaise (1498-1545) Protectorat de Ceylan portugais (1597-1658), de Ceylan néerlandais (1640-1796), de la France (République batave, 1795-1806), de Ceylan britannique (1796/1802-1948)
vignette|Mare clausum ibérique. vignette|Inde portugaise.
Des mesures vigoureuses sont alors prises par les sultans afin de supprimer les croyances et les pratiques non musulmanes, mesures qui vont jusqu'à la réécriture de l'histoire et le désaveu de l'héritage pré-islamique des îles. Néanmoins, les sultans continuent à employer des titres antiques en sanskrit jusqu'au milieu du .
Au cours des siècles, les îles sont visitées. Leur développement est influencé par les marins des pays de la mer d'Arabie et du littoral de l'océan Indien. Les pirates Mopla de la côte de Malabar - actuellement l'État du Kerala en Inde - en font un théâtre de leurs actions.
L'archipel est abordé pour la première fois par un européen en 1506 : l'explorateur portugais Lourenço de Almeida.
Le sultanat est attaqué par les Portugais en 1558 qui y bâtissent un comptoir à Malé. L'occupation portugaise, particulièrement dure et violente selon certaines sources, provoque plusieurs tentatives de rébellion, qui réussissent enfin grâce aux héroïques hauts-faits des trois frères Thakurufaan ; tandis que l'aîné est capturé et mis à mort, les deux autres mettent en œuvre une sorte de guérilla qui contraint les envahisseurs à se rendre, et est couronné sultan. Le sultanat regagne son indépendance en 1573.
En 1751, Louis de Jaucourt est l'auteur d'un article assez détaillé sur les Maldives dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert :
Bien que des relations commerciales étroites aient été établies avec les Hollandais après qu'ils ont mis la main sur Ceylan, les Maldives restent hors de l'influence des puissances occidentales pendant encore deux siècles, jusqu'à ce que les Britanniques se mettent à craindre que les îles ne tombent sous l'influence d'une autre puissance étrangère comme les Allemands et les Italiens qui développent leurs intérêts sur le littoral oriental de l'Afrique ou les Français sur les îles au large de la côte du sud-est.
En 1867, les îles deviennent un protectorat britannique et dépendent directement de la colonie de Sri Lanka. Les Anglais alimentent à leur profit le souvenir négatif de la courte tentative de colonisation portugaise de manière à se présenter comme une alternative préférable.
De la décolonisation (1963-1965) au présent Les révolutions de palais se suivent, les sultans sont renversés plusieurs fois, et une quasi-république est établie en 1953, sans aucune réaction des autorités de protectorat. L'expérience républicaine n'est pas couronnée de succès et en 1954 le sultanat est rétabli.
Le pays connaît une pleine indépendance le en vertu d'un accord signé avec le Royaume-Uni et le sultan Muhammad Fareed Didi est proclamé roi dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle. Les Maldives ont été admises aux Nations unies quelques mois plus tard.
Présidence d'Ibrahim Nasir Le pays devient une république dès le à la suite d'un référendum populaire du au cours duquel 93,34 % des participants votèrent en faveur de l'établissement d'une république.. Ibrahim Nasir, l'ancien premier ministre, accède à la Présidence. Le roi meurt six mois plus tard. Cependant, le nouveau régime conserve des tendances monarchistes, le nouveau président est d'ailleurs de famille noble et le régime, non seulement continue à respecter le système en place des pairs, mais attribue lui-même des nouveaux pairages.
Par la suite, en revanche, la république devient très anti-monarchiste, à tel point que la recherche historique, qui pourrait établir une légitimité de descendance royale à certains maldiviens, est « fortement découragée ».
Ibrahim Nasir nomme Ahmed Zaki comme nouveau Premier ministre. En 1973, Nasir est réélu pour un second mandat et Zaki est de son côté confirmé au poste de Premier ministre par le Conseil du Peuple. En , Zaki a été arrêté à la suite d'un coup d'état sans effusion de sang et a été banni dans un atoll isolé. Les observateurs ont suggéré que Zaki devenait trop populaire et donc une menace à la faction de Nasir. La popularité du gouvernement Nasir souffre également d'un déclin commercial dû au retrait la même année des britanniques de l'Aéroport international de Gan dont ils s'étaient réservés jusque là l'usage.
Le pouvoir autoritaire de Nasir prend fin brusquement en 1978 lorsqu'il s'enfuit à Singapour. Une enquête ultérieure a prétendu qu'il s'était enfui avec des millions de dollars du Trésor public. Cependant, il n'y a eu aucune preuve jusqu'ici et cette accusation passe pour un acte de propagande du nouveau gouvernement dans le but d'obtenir la popularité et le soutien des citoyens.
Présidence de Maumoon Abdul Gayoom Maumoon Abdul Gayoom a été élu président des Maldives en 1978 avec 92,96 % des voix (il sera plus tard réélu cinq fois comme candidat unique). L'élection pacifique a été considérée comme marquant le début d'une période de développement économique compte tenu de la priorité accordée par Gayoom au développement des îles les plus pauvres. Malgré tout, il a dû faire face à trois tentatives de coups d'État (en 1980, 1983 et 1988), les dernières ayant pour auteurs les séparatistes tamouls du Sri Lanka (lors de la tentative de coup d'État de 1988 l'Inde vint en renfort avec ).
Aujourd'hui, l'archipel bénéficie d'une certaine stabilité politique fondée sur le tourisme et l'industrie de la pêche qui sont très importants, mais les Maldives doivent porter un intérêt tout particulier aux problèmes de l'environnement, comme le changement climatique de la planète, qui provoque une élévation inquiétante du niveau des mers, ce qui est alarmant pour cet archipel en raison de la très faible altitude du territoire (quelques mètres).
Tsunami du 26 décembre 2004
Lors du séisme du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien, 187 des environ 200 îles habitées des Maldives, comptant au moment du drame et environ , ont été au moins partiellement envahies par les eaux, dont 29 % sur plus du tiers de leur surface et 35 % dans leur intégralité. Au total, 57 % de la surface habitée du pays ont été plus ou moins submergés. On a compté et , 15 % de la population a été affectée par ce désastre. ont dû être déplacés. des du pays, soit 14 % du total, ont été affectés par le tsunami dont détruits. Cet État a perdu près de 60 % de son PNB, qui dépend essentiellement de la pêche et du tourisme. Au mois de , étaient fermées, soit 25 % du potentiel d’accueil ( avant le tsunami) et fin 2005, plusieurs établissements n'avaient pas rouvert L’évacuation des populations aux Maldives après le tsunami du , Alexandre Magnan, Mappemonde (4-2006).
Instabilité politique Lors de l'élection présidentielle de 2008, Mohamed Nasheed est élu président de la République et Mohammed Waheed Hassan vice-président. Le , ce dernier succède au président Nasheed à la suite d’une mutinerie de l’armée et le 15, nomme Mohammed Waheed Deen au poste de vice-président.
Dirigeants des Maldives Dynastie Hilali 1388-1397 : Husain Ier 1397 : Ibrahim Ier 1397-1408 : Husain Ier (restauré) 1408-1410 : Nasr ud-Dîn 1410-1411 : Hassan II 1411 : 'Isa 1411-1419 : (restauré) 1419-1420 : Usman II 1420-1421 : Danna Mohammed 1421-1442 : Yusuf II 1442 : 1442-1466 : al-Haj Hassan III 1466-1467 : Sayyid Mohammed 1467-1468 : al-Haj (restauré) 1468-1479 : al-Haj Mohammed 1479-1480 : 1480-1484 : 1484-1486 : 1486-1489 : (restauré) 1489-1491 : 1491 : 1491 : Hilali Mohammed 1491-1492 : 1492-1494 : 1494-1508 : Hilali Kalu Mohammed 1508-1510 : 1510-1512 : Sayyid Ahmed 1512-1513 : 1513-1528 : Hilali Kalu Mohammed (restauré) 1528-1548 : 1548-1550 : Mohammed Ibn Omar 1550-1552 : (Emmanuel) 1552-1554 : Domination portugaise 1554-1556 : 1556-1558 : 1558-1573 : Domination portugaise 1558-1573 : Emmanuel () (restauré)
Dynastie Uthimu 1573-1584 : Ghazi Mohammed Thakurufa'an Akbar al-'Alam 1584-1607 : . 1607-1609 : Kuda Kalu Kamanafa'anu (femme) 1609-1620 : Famuderi 1620-1648 :
1658-1798 : Protectorat hollandais
1648-1687 : 1687-1691 : 1691-1692 : Muhi ud-Dîn
Dynastie Hamawi 1692 : al-Hamawi Shams ud-Dîn Mohammed Dynastie Isidh 1692-1700 : 1700-1701 : 'Ali 1701 : Hassan 1701-1705 : Ibrahim Muzhir ud-Dîn Dynastie Dhiyamigili 1705-1721 : . 1721-1749 : 1749-1754 : Al-Mukarram Mohammed Imad al-Dîn 1754-1759 : Vacance du pouvoir Dynastie Hura'age Protectorat britannique de 1887 à 1965
1760-1766 : Al-Ghazi Hassan Izz al-Dîn 1766-1773 : Al-Ghazi Mohammewd Ghiyas al-Dîn 1773-1779 : Mohammed Muiz al-Dîn 1779-1798 : 1798-1834 : Muin al-Dîn Iskander 1834-1882 : 1882-1900 : Ibrahim Nur al-Dîn 1900-1904 : 1904-1935 : 1935-1945 :