Le quart denier était, dans la France de l'Ancien Régime, du au , une taxe prélevée par le roi sur la vente des charges de judicature ou de finances, les parties casuelles, et qui s'élevait au quart du prix de cette vente.
Traditionnellement, la taxe s'exprimait en denier, partie de la livre tournois.
Les « parties casuelles » sont en termes de comptes et de finances relevant du roi, les deniers qui lui reviennent aux titres des choses non encore réglées ou fixées, comme les ventes des offices vacants, divers droits annuels, comme la paulette, etc. « Partie en matière de compte », In: Dictionnaire de l'Académie, édition de 1762, — sur Gallica.
C'est une forme d'intérêt sur le produit de ces ventes spécifiques, le roi considérant, à bon droit, qu'elle est une forme de prêt, temporaire, puisque dépendant des aléas de la vie. Sur le plan pratique, on désirait acheter une charge, un office, qui ouvrait à une fonction publique, quand en réalité, la somme demandée était souvent trop élevée pour la régler en une fois, d'où le règlement sous la forme d'annuités, sur lesquelles étaient demandées des délais, etc., entrainant une cascade de retards et de dettes. Le quart denier était considéré par le roi comme inaliénable. « Quart dernier » par Antoine-Gaspard Boucher d'Argis, In: Diderot & D'Alembert, Encyclopédie — ARTLF, Chicago University.
Souvent contestée dans les provinces du royaume, cette pratique fiscale a été régulée par l'édit de Louis XIII de . Les Caquets de l'accouchée , journée — sur Gallica.
En conséquence, il y eut des personnes chargées de collecter cette taxe, on les appelait les « trésoriers des parties casuelles et deniers extraordinaires ».
Références
Voir aussi Deniers publics et deniers privés, expressions dérivées
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