Le lycée Jean-Baptiste-Say est un établissement public local d'enseignement français regroupant un collège et un lycée ainsi que plusieurs classes préparatoires. Il est situé 11 bis, rue d'Auteuil à Paris, dans le et porte le nom d'un économiste classique français, Jean-Baptiste Say (1767-1832). Il est souvent désigné par le sigle JBS, et ses élèves sont les « Sayens ». Le lycée est desservi par les stations de métro Michel-Ange - Auteuil (lignes 9 et 10) et Église d'Auteuil (ligne 10).
Histoire Le pavillon central de l'actuel lycée, l'hôtel Galpin, est construit au début du . Cet hôtel particulier est racheté en 1804 par l'industriel de la laine Étienne Ternaux-Rousseau, qui le renomme « château Ternaux » ; il y meurt en 1830. L'abbé Lévêque rachète l'édifice en 1852 et y installe l'Institution Notre-Dame, un établissement catholique qui compta jusqu'à 300 élèves. L'abbé Chardon lui succède en 1864. L'école ferme en 1870, au début de la guerre franco-prussienneJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue d'Auteuil », .« Château Ternaux », structurae.net, consulté le 28 octobre 2021..
vignette|gauche|Plan du site à la fin du XIX siècle, distinguant le premier emplacement de l'École normale d'instituteurs, futur lycée Jean-Baptiste-Say (au nord) et le parc de la propriété Ternaux (au sud), sur lequel sont construits de nouveaux locaux où déménage l'École normale d'instituteurs en 1882.
En 1872, la ville de Paris rachète le bâtiment. Octave Gréard, directeur de l'enseignement du département de la Seine, y installe l'École normale d'instituteurs de Paris. L'inauguration a lieu en présence du ministre Jules Simon.
Le site accueille aussi un établissement municipal, une école primaire supérieure (EPS) dirigée par M. Menu de Saint Mesmin, qui en 1875-1876 prend le nom d'« école Jean-Baptiste Say ». En 1882, dans le parc de l'ancienne propriété Ternaux, sur le même pâté de maisons mais donnant au sud, 10 rue Molitor, l'École normale d'instituteurs de Paris déménage dans de nouveaux bâtiments, distincts de l'EPS (voir plan ci-contre). Pour sa part, l'EPS Jean-Baptiste Say est agrandie durant des travaux qui durent de 1882 à 1897 et qui encerclent l'ancien château Ternaux de locaux modernes, sur les plans de l'architecte Germain Sallard. Dirigée par M. Marguerin puis par M. Lévêque (1891-1899)Marie-Joseph Lévêque, né le 15 décembre 1844 à Gournay-en-Bray et décédé le 25 mai 1921 à Paris (16 arrondissement)., elle oriente ses formations vers l'enseignement scientifique et technologique afin de préparer ses élèves aux métiers du commerce et de l'industrie (cf. plus bas les photographies des inscriptions « Commerce » et « Industrie » sur deux frontons côté rue Chardon-Lagache).
Le ministre de l'Éducation nationale Jean Zay (1936-1939), considérant que les enseignements dispensés par les EPS et les lycées étaient devenus similaires, intègre les premiers à l'enseignement secondaire. À la suite de la loi du ministre Jérôme Carcopino du relative à l'organisation générale de l'enseignement public, l'EPS Jean-Baptiste-Say devient un « collège moderne ».
Enfin, en 1953, est créé le lycée d'État Jean-Baptiste Say, qui propose certaines filières technologiques. M. Place devient proviseur du lycée.
En , le journal du lycée Sayen Libéré est créé par des élèves du lycée. Publié avant chaque vacances, il disparaît en . Le journal du lycée réapparaît ensuite en sous le nom de Le Sayen. En , Le Sayen devient un journal entièrement numérique, abordant des thématiques aussi diverses que l'actualité du lycée, la politique, la culture ou encore le sport..
Architecture Une partie du lycée est classée au titre des monuments historiques, par arrêté du : il s'agit du pavillon central, constitué par l'ancien hôtel Galpin (ou château Ternaux), l'un des derniers hôtels particuliers d'Auteuil. La protection concerne la façade du bâtiment donnant sur la première cour (9 rue du Buis - 11 bis rue d'Auteuil), ainsi que l'aménagement intérieur de deux pièces (grand salon et bureau du proviseur)..
Dans le petit jardin entre les cours intérieures se trouve le monument aux morts de la Première Guerre mondiale, inauguré le , œuvre du sculpteur Raoul Lamourdedieu, ainsi que Le Travail, une statue en bronze de Charles-Auguste Lebourg réalisée par la fonderie Thiébaut Frères.
Depuis 1954, la plupart des salles du lycée ont été nommées en l'honneur de personnages illustres, parmi lesquels des anciens élèves du lycée membres de la Résistance, des grands scientifiques et des auteurs célèbres.
Le lycée compte trois cours de récréation et un petit square, ainsi qu'un amphithéâtre, une « cour » et un « pavillon d'honneur », en plus des salles de classe (numérotées de 1 à 77). De plus, depuis quelques années, un préfabriqué occupe le centre d'une des cours de récréation, regroupant six salles (B1 à B6).
Résultats Baccalauréat En 2018, selon un palmarès établi par L'Express, le lycée se classe sur 108 au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et au niveau nationalClassement départemental et national des lycées français.. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)Méthodologie du classement national des lycées français..
Classes préparatoires Le lycée Jean-Baptiste-Say comporte trois classes préparatoires scientifiques : PSI, PT, BCPST.
En 2023, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2023 : Filière Élèves admis dansune grande école* Tauxd'admission* Taux moyensur 5 ans Classementnational PSI / PSI* Classement 2015 des prépas PSI 13 / 37 élèves 35,1 % 30,4 % 41esur 122 PT / PT* Classement 2015 des prépas PT 35 / 35 élèves 100,0 % 91,4 % 1esur 62 BCPST Classement 2015 des prépas BCPST 21 / 32 élèves 65,6 % 58,9 % 11esur 55Source : Classement 2023 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2023).* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. En filières scientifiques, c'est un panier de 11 à 17 écoles d'ingénieurs qui a été retenu par L'Étudiant selon la filière (MP, PC, PSI, PT ou BCPST).
Liste des proviseurs
Personnalités liées au lycée vignette|Photo de 1881.
Le lycée dans les arts Cinéma et télévision 1978 : La Carapate, film de Gérard Oury 1978 : Le PionLycée cité au générique., film de Christian Gion 1994-2006 : Madame le Proviseur 1980 : Au bon beurre, téléfilm d'Édouard Molinaro (lycée dans lequel Léon Lécuyer enseigne après la guerre) « Plot Summary for "Au bon beurre" (1981) », Internet Movie Database. 1995 : Les Allumettes suédoises, trilogie de téléfilms, d'après le roman éponyme de Robert Sabatier 2006 : Paris 2011, La Grande Inondation, docu-fiction de Bruno-Victor Pujebet 2007 : Le Cœur des hommes 2, film de Marc Esposito 2009 : LOL, film de Lisa Azuelos 2010 : La Rafle, film de Rose Bosch 2010 à actuel : Clem, série télévisée de Joyce Buñuel 2012 : L'Homme de ses rêves, téléfilm de Christophe Douchand 2014 : Joséphine, ange gardien, épisode 69 : « Double foyer » 2020 : Faites des gosses 2023 : Le Consentement, film de Vanessa Filho
Littérature Le roman La Petite Bande (Grasset, 2022) de Vincent Jaury raconte les retrouvailles, vingt ans après leur scolarité, de cinq amis du lycée Jean-Baptiste-Say..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie . Intendance universitaire, n°60, année, . Jean-Pierre Levert, Thomas Gomart et Alexis Merville, Un lycée dans la tourmente. Jean-Baptiste Say 1934-1944, Calmann-Lévy, 1994. Préface de René Rémond.
Articles connexes Lycée Paul-Valéry
Liens externes
Site internet du lycée Site internet de l'amicale des anciens du lycée Photographies anciennes du lycée
* Jean-Baptiste-Say Jean-Baptiste-Say Jean-Baptiste-Say Catégorie:Monument historique dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Monument historique inscrit en 1928