Les cimetières de la Guillotière sont deux cimetières de la ville de Lyon, situés dans le quartier de la Guillotière, dans les et de la ville. Ils ont été fondés au pour faire face à la pénurie de lieux où enterrer les morts. On distingue le cimetière ancien (ouvert en 1822) et le cimetière nouveau (ouvert en 1859) ; ils sont séparés par le boulevard des Tchécoslovaques, l'avenue Berthelot et la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles.
Histoire Avant la fin du n'existaient à Lyon que des cimetières paroissiaux de taille réduiteDans Rive gauche, , de septembre 2002, article d'Henri Hoquiné : Nos vieux cimetières, cité par www.guichetdusavoir.org.. En 1695 fut créé, pour accueillir notamment les morts de l'Hôtel-Dieu, le cimetière dit « de la Madeleine ». En 1807, sous le mandat de Nicolas Fay de Sathonay, est créé le cimetière de Loyasse, sur la colline de Fourvière.
Mais ceux-ci restent très insuffisants face aux besoins d'une cité industrielle en expansion démographique rapide.
Lors de la séance du Cimetières de France et d’ailleurs] LYON (69) : cimetière de La Guillotière. est décidée la création du cimetière ancien de la Guillotière, 92 boulevard des Tchécoslovaques, dans le lieu-dit Clos Macors (préféré aux Communaux de la Tête d'Or et à la Loge de la Bienfaisance, située aux Brotteaux)Dans Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Lyon pendant la Révolution., sur la commune de La Guillotière, le long de la grand'route de Grenoble. Ce terrain appartenait précédemment à Balthazard Jean Macors ; celui-ci fut condamné à mort, le par la commission révolutionnaire de Lyon, en tant que contre-révolutionnaireguillo-m..
Cependant, le cimetière n'ouvre qu'en 1822. Lors du rattachement de la commune de La Guillotière à Lyon en 1852, il devient ainsi le principal cimetière de la ville de Lyon. Néanmoins, dès 1854, il s'avère insuffisant. De nouvelles extensions du cimetière de Loyasse sont envisagées, mais c'est finalement ici qu'est ouvert un nouveau cimetière, en , au sud de la route de Grenoble. Les deux cimetières, distant d'une centaine de mètres, sont actuellement séparés par le croisement de l'avenue Berthelot et le faisceau de voies ferrées reliant la gare de la Part-Dieu à celle de Perrache.
D'après un recensement effectué en 1990, les deux cimetières de la Guillotière comptaient à cette date environ .
Description Cimetière ancien Le cimetière ancien ouvre en , son entrée se trouvait à l'origine rue du Repos. Aujourd'hui, son entrée se trouve au 92 boulevard des Tchécoslovaques, dans le de Lyon. Il est le plus petit des deux, avec une superficie de . Il est délimité par la rue de l’Épargne au nord, le boulevard des Tchécoslovaques à l'est, l'avenue Berthelot au sud et la rue du Repos à l'ouest.
À l'ouest du cimetière, du côté de l'ancienne entrée, l'on trouve les tombes anciennes de familles qui ont marqué l'histoire de la ville. À l'est, du côté de l'entrée actuelle, les sépultures plus modernes datent pour la plupart des années 1980. Ainsi, deux époques, et deux identités s'inscrivent dans un même lieu..
Cimetière nouveau Le cimetière nouveau est créé en . Il est le plus grand cimetière lyonnais avec une superficie de . Son entrée se trouve au 228 avenue Berthelot, dans le de Lyon. Il est délimité par l'avenue Berthelot au nord-est, la rue Audibert et Lavirotte au sud-est, la rue Pierre Delore au sud-ouest et la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles au nord-ouest. Organisé en allées concentriques par Joseph Gay, plusieurs tombes monumentales ont été construites, notamment : le tombeau des Rancy, circassiens, surmonté de têtes de chevaux ; la chapelle des frères Lumière ; ainsi que des sépultures ornées de statues le long de l'allée centrale menant au crématorium..
Il accueille depuis ou (selon les sources) le crématorium de Lyon. Conçu par l'architecte Étienne Curny sous l'impulsion du maire Édouard Herriot, il fait partie de la première génération des crématoriums français et demeure aujourd'hui l'un des plus anciens crématoriums encore en activité en France.
Personnalités
De nombreux Lyonnais célèbres y sont enterrés- Les cimetières lyonnais sur le site officiel de la Ville de Lyon. ; on peut citer : dans l'ancien cimetière : le peintre Paul Louis Séraphin Jenoudet (1886). dans le nouveau cimetière : Eugène Vintras prophète autoproclamé (1875), le peintre Hector Allemand (1886), le directeur de cirque Théodore Rancy (1892), le prix Nobel de chimie Victor Grignard (1935), la « maman des poilus » Clotilde Bizolon (1940), les frères Auguste (1954) et Louis Lumière (1948), le constructeur automobile Marius Berliet (1949), l'acteur Georges Grey (1954), le champion de jeu de dames René Fankhauser (1985), le fondateur du musée automobile de Rochetaillée Henri Malartre (2005), la pilote de chasse Élisabeth Boselli (2005), l'animateur de télévision Jacques Martin (2007).
Galerie
Notes et références
Annexes Bibliographie
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Articles connexes Monument aux morts italiens de Lyon dans le nouveau cimetière. Crématorium de Lyon
Liens externes Les deux cimetières sur OpenStreetMap
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