Juan Carlos Aparicio Pérez, né le à Burgos, est un homme politique espagnol, membre du Parti populaire (PP).
Brièvement numéro deux du gouvernement de Castille-et-León en 1989, il entame ensuite une carrière parlementaire nationale, occupant le deuxième secrétariat du Congrès des députés. En 1996, il est nommé secrétaire d'État à la Sécurité sociale, puis devient, en 2000, ministre du Travail.
Il est relevé de ce poste en 2002 et se fait élire, en 2003, maire de Burgos, fonction qu'il occupe pendant huit ans. En 2004, il entre au Sénat, mais revient au Congrès dès le scrutin suivant, en 2008.
Biographie Formation Après des études de sciences chimiques à l'université de Valladolid, il devient technicien en organisation des entreprises. En outre, il a été vice-secrétaire général de la Fédération des entreprises de la province de Burgos.
Débuts régionaux En 1983, il est élu député régional (procurador) aux Cortes de Castille-et-León, sous les couleurs de l'Union libérale (UL). Il devient, trois ans plus tard, député de la province de Burgos au Congrès des députés, sur la liste de la Coalition populaire (CP), et est nommé premier vice-président du gouvernement régional, conseiller à la Présidence et à l'Administration territoriale le , par le président José María Aznar.
Au Congrès des députés Il quitte ces fonctions dès le mois de septembre suivant, et se représente au Congrès des députés le mois suivant. Tête de liste du nouveau Parti populaire (PP) dans la province de Burgos, il remporte 43,4 % des suffrages, conservant ainsi la première place. À l'ouverture de la législature, le , il est élu deuxième secrétaire du Congrès « La sesión constitutiva de las Cortes Generales estuvo dominada por la impresión del atentado », El País, le .
Aux élections générales de , il augmente son score avec 49,5 % des voix. Le 29 de ce mois, il est réinvesti deuxième secrétaire de l'assemblée, avec 77 voix en sa faveur « Los nacionalistas vascos acceden por primera vez a la Mesa del Congreso », El País, le .
Haut fonctionnaire Après la victoire du Parti populaire aux élections générales de , il est nommé, le suivant, secrétaire d'État à la Sécurité sociale du ministère du Travail et des Affaires sociales « El Gobierno nombra a 56 altos cargos », El País, le . Il est maintenu dans ses fonctions lors du remaniement ministériel du 19 janvier 1999.
Ministre du Travail d'Aznar Le , à moins d'un mois des élections générales, il est nommé ministre du Travail et des Affaires sociales, à la suite de la démission surprise de Manuel Pimentel « Juan Carlos Aparicio será el nuevo ministro », El País, le . Lors de sa prise de fonction, à laquelle son prédécesseur n'assiste même pas, il ne prononce aucun mot le concernant « Pimentel culmina su brusca marcha con la ausencia en la toma de posesión de su sucesor », El País, le . Le PP ayant conservé le pouvoir lors du scrutin, il se voit reconduit dans ses fonctions le suivant « El nuevo Gabinete aumenta hasta 16 carteras y cuenta con ocho incorporaciones », El País, le .
Après l'échec des négociations avec les syndicats sur la réforme de l'assurance chômage en , le gouvernement décide de prendre un décret-loi le , qui entre en vigueur trois jours plus tard « Aznar responde a la huelga general con un 'decretazo' », El País, le . À l'issue d'un débat parlementaire virulent, le texte est approuvé par le Congrès des députés le , avec les seules voix du PP « El PP se queda solo en la aprobación del 'decretazo' por el Congreso », El País, le .
Une semaine après la grève générale du , Aparicio fait savoir aux députés qu'il ne compte pas reprendre le dialogue social et que le gouvernement se concentre uniquement sur la validation du décret-loi par les Cortes Generales « El Gobierno esquiva a los sindicatos y sólo discutirá el 'decretazo' en el Parlamento », El País, le .
À l'occasion du grand remaniement ministériel du 10 juillet 2002, il est remplacé par Eduardo Zaplana, président de la Généralité valencienne, en conséquence de la grève générale, alors que le conflit est dû à l'intransigeance de Rodrigo Rato et José María Aznar « Aznar cambia a ocho ministros para encarar sus dos últimos años en el poder », El País, le .
Maire de Burgos Il est aussitôt choisi comme tête de liste du PP dans la ville de Burgos pour les municipales du « La batalla por Burgos, una salida para el 'caído' Aparicio », El País, le . Avec 44,1 % des suffrages exprimés, il remporte 14 sièges sur 27 au conseil municipal, ce qui lui permet d'être investi maire le . Aux élections générales de , il quitte le Congrès et se présente au sénat, où il est facilement élu avec près de voix, le meilleur score de la province de Burgos.
Candidat à un second mandat municipal en , il s'impose avec 47,7 % des voix, ce qui lui donne un élu de plus que quatre ans plus tôt. À l'occasion des élections générales de , il décide de retourner au Congrès des députés. Menant la liste dans la province de Burgos, il obtient 50,5 % des suffrages, soit deux députés sur quatre. Au mois de , son premier adjoint, conseiller à l'Équipement et porte-parole du groupe conservateur, Javier Lacalle Lacalle, est investi pour lui succéder comme candidat aux élections municipales de « Javier Lacalle, candidato del PP para encabezar la lista al Ayuntamiento de Burgos », El Mundo, le .
Au premier plan du Congrès Le , il est élu, à l'unanimité, président de la commission parlementaire conjointe pour le contrôle de la radio-télévision publique, en remplacement de la nouvelle présidente de l'Aragon, Luisa Fernanda Rudi « El exministro Juan Carlos Aparicio, nuevo presidente de la Comisión Parlementaria de Control de RTVE », ABC, le . Après avoir remporté 54,2 % des voix et trois sièges sur quatre aux élections générales de novembre suivant, il est désigné pour présider la commission de l'Intérieur du Congrès « Aparicio asume la presidencia de la Comisión de Interior del Congreso "con ilusión" y consciente de la relevancia », 20 minutos, le , étant élu le .
Vie privée Il est marié et père de trois enfants.
Distinctions
Références
Voir aussi Articles connexes Gouvernement Aznar I ; Gouvernement Aznar II Manuel Pimentel
Liens externes Fiche sur le site du Congrès des députés : III, IV, V, VI, VII, IX et X législatures. Fiche sur le site du Sénat : VIII législature.
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