La Cavalerie est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : le dolmen de la Fabière, classé en 1889, et les fortifications, inscrit en 1998.

Géographie Localisation Dans le quart sud-est du département de l'Aveyron, la commune de La Cavalerie est située sur le causse du Larzac, à l'intérieur du parc naturel régional des Grands Causses. Le territoire communal, qui s'étend sur , n'est arrosé par aucun cours d'eau. Le réseau hydrographique de surface de la commune se limite à quelques mares ou lavognes.

L'altitude minimale, avec 763 Arrêté complémentaire modifiant les conditions d'exploitation de la carrière "Le Cavet", Préfecture de l'Aveyron, 14 janvier 2020, consulté le 19 juin 2020. ou Deux valeurs différentes, sur le plan annexé à un arrêté préfectoral et 764 sur l'ancien site de l'IGN., se trouve localisée dans le sud-est, à l'intérieur de la carrière « Le Cavet ».. L'altitude maximale avec est située dans le nord-est, près du lieu-dit Lestournel..

Le territoire communal est parcouru par deux sentiers de grande randonnée, le (tour du Larzac) et le (templier et hospitalier) qui se croisent au niveau du bourg de La Cavalerie.

Communes limitrophes La Cavalerie est limitrophe de cinq autres communes.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , La Cavalerie est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Millau, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2014 et de en 2009..

Parmi ces logements, 74,1 % étaient des résidences principales, 11,7 % des résidences secondaires et 14,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 71,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 27,8 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à La Cavalerie en 2020 en comparaison avec celles de l'Aveyron et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de logements vacants (14,2 %) supérieure à celle du département (10,9 %) et à celle de la France entière (8,2 %). Concernant le statut d'occupation des résidences principales, 51,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (55,1 % en 2014), contre 69,4 % pour l'Aveyron et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à La Cavalerie en 2020. Typologie La Cavalerie Aveyron. France entière. Résidences principales (en %)74,171,882,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)11,717,39,7 Logements vacants (en %)14,210,98,2

Voies de communication et transports Transport ferroviaire Sur la ligne ferroviaire de Béziers à Neussargues, la gare de Millau est à du bourg de La Cavalerie.

Transport routier (bus) La Cavalerie est desservie par deux lignes de bus, la première : la 217 de Saint-Jean-du-Bruel à Millau via Nant et La Cavalerie, du réseau LIO transport Occitanie, la seconde la 681 de Millau à Montpellier des réseaux LIO transport Occitanie et Hérault Transport.

Transports routiers desservant le bourg chef-lieu Un kilomètre à l'ouest, l'autoroute A75 borde le bourg et y permet un accès direct par son échangeur , dernière sortie avant le viaduc de Millau en venant de Montpellier).

Le bourg est également traversé par l'ancienne route nationale 9 (), devenue route départementale . À la suite de la baisse du trafic sur cette importante route depuis la mise en service de l'A75, une rénovation de la portion passant dans l'agglomération () a permis de nombreux aménagements à visées commerciale et touristique. Il est le point de convergence de routes en provenance des fermes du Larzac, des vallées de la Dourbie, du Durzon, du Cernon, de la Sorgues et du Tarn, notamment les .

La Cavalerie se situe à de l'entrée de la ville de Millau, à de celle de Rodez, à de celle de Lodève et à de celle de Montpellier.

Transport aérien La commune de La Cavalerie est limitrophe de celle de L'Hospitalet-du-Larzac où se trouve l'aérodrome de Millau-Larzac dévolu à l'aviation légère.

Toponymie La mention écrite la plus ancienne concernant La Cavalerie date de 1174 sous la forme La Cavalaria, ayant pour signification soit un lieu où sont élevés des chevaux, soit le fief d'un chevalier, soit une commanderie.

Le toponyme La Cavalerie (en occitan rouergat ) est basé sur le mot occitan lo caval qui désigne le cheval..

Histoire Préhistoire et Antiquité Le peuplement du Larzac est sans doute très ancien, comme en témoignent les mégalithes érigés sur le territoire de la commune.

Construite au sur les vestiges d'une ancienne piste gauloise, la voie romaine Segodunum-Condatomagus-Luteva-Cessero (Rodez-Millau-Lodève-Saint-Thibéry) traverse le Larzac du nord au sud pour rejoindre la via Domitia (voie Domitienne). Près de la voie, un kilomètre au nord de la commune actuelle, un premier village se développe sur le lieu-dit Lestrade.

Moyen Âge

Les Templiers et les Hospitaliers En 1151, l’abbé Raimond de Saint-Guilhem-le-Désert fait don de l’église de Sainte-Eulalie-de-Cernon aux chevaliers de l'ordre du Temple. Grâce aux donations des seigneurs locaux, notamment celle de Raimond Bérenger, roi d’Aragon et comte de Barcelone, les Templiers s'implantent durablement dans le Larzac.

La commanderie de La Cavalerie est fondée en 1154. Au départ, les Templiers fondent deux villages : La Cavalerie Vieille, au lieu-dit Lestrade et La Cavalerie Neuve sur le lieu de l'actuelle commune. Finalement, à la suite d'un litige avec la ville de Milhau concernant la juridiction du lieu-dit Lestrade, les Templiers abandonnent progressivement La Cavalerie Vieille et obligent les populations à se regrouper dans le lieu de La Cavalerie Neuve. La Cavalerie Vieille disparait dans le courant du .

L'existence de l'église Sainte-Marie de la Cavalerie est mentionnée en 1180 : l'église et son cimetière étaient inclus dans la maison des Templiers qui regroupait autour d'une cour intérieure les bâtiments agricoles, une tour carrée et le logis des chevaliers. Après l'édification de l'église, les Templiers construisent un château (autour de l'actuelle place de l'église) dont il ne subsiste que peu de traces. Après la chute de l'ordre du Temple, tous les biens des Templiers sont transmis Ad providam à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem vers 1312. Les Hospitaliers transforment au fil des ans La Cavalerie en commanderie de grande importance.

Les Hospitaliers fortifient le bourg en 1435, neuf ans avant La Couvertoirade et quatorze ans avant Sainte-Eulalie-de-Cernon. L'enceinte quadrangulaire est pourvue de trois tours rondes et d'une tour carrée appelée donjon carré des Templiers et située au niveau du chœur de l'église actuelle. La Cavalerie devient alors un bourg prospère comptant marchands, notables, professions libérales. Autour des remparts, les « jasses » et les « » alternent avec les jardins.

Lors des guerres de Religion, La Cavalerie est prise et pillée deux fois par les protestants en 1568 et en 1578. Le château des Hospitaliers est presque entièrement détruit en 1580. Quelques années plus tard, les tours rondes sont abaissées et démilitarisées.

Au , la prospérité retrouvée de La Cavalerie se traduit par la construction d'hôtels particuliers et de la tour carrée existante aujourd'hui.

Au , les intendants du roi décident d’améliorer la route qui relie la Haute-Guyenne et le Languedoc. Pour La Cavalerie, c’est la naissance du « grand chemin ». Bientôt, un relais de poste est construit ; les tavernes, auberges et hôtels se développent et l’activité économique principale des Cavalériens devient le transport de marchandises.

À la Révolution française, les terres et les greniers du commandeur sont vendus à des particuliers. Lors de le vente des biens nationaux en 1794, les restes du château des Templiers sont mentionnés comme .

L’exode rural modifie la courbe de croissance démographique de La Cavalerie, dès le milieu du . Le bourg s’écarte de ses racines templières mais reste quand même le siège de nombreuses fermes d'exploitations agricoles.

En 1818, la commune de L'Hospitalet-du-Larzac (créée en 1793) fusionne avec La Cavalerie (mais il existe toujours deux paroisses). En 1834, l’Hospitalet-du-Larzac redevient commune indépendante.

En s'achève la construction du camp militaire du Larzac. La Cavalerie est le lieu de passage pour de nombreux appelés du contingent qui viennent y faire leurs classes. L'activité économique engendrée par l'armée complète l'activité agricole usuelle de la commune et de nombreux bars et hôtels voient le jour face à l'entrée du camp militaire.

Vers la fin des années 1950, le camp militaire devient un centre d'assignation à résidence surveillée pour les membres du Front de libération nationale (FLN). À la suite d'une dénonciation des conditions sanitaires par la Croix-Rouge et de nombreuses manifestations, le centre est transformé en centre d'accueil des rapatriés d'Algérie en 1962. Plus de et leurs familles ont alors été accueillis sous des tentes.