(prononcé ) est une chanson des Beatles, écrite par John Lennon et Paul McCartney et créditée Lennon/McCartney. Elle est parue pour la première fois sur l'album le en Grande-Bretagne, et dix jours plus tard aux États-Unis. Écrite en 1957, c'est l'une des premières compositions du tandem Lennon/McCartney encore adolescent. Les Beatles l'enregistrent en , pendant les sessions de , mais des erreurs de jeu et son résultat peu convaincant font qu'ils l'abandonnent.
La chanson refait surface durant les sessions du projet et fait partie des titres interprétés dans le film , notamment lors du concert sur le toit de l'immeuble d'Apple le . Elle ne paraît cependant que plus d'un an après, sur l'album . La version présente sur ce disque est d'ailleurs enregistrée en direct pendant ce concert sur le toit. Une version dépouillée et modernisée figure également sur l'album de 2003 .
Historique Genèse thumb|20 Forthlin Road, la maison de Paul McCartney où One After 909 fut composée. John Lennon et Paul McCartney auraient composé la chanson en 1957, peu de temps après leur rencontre, à l'époque des Quarrymen. Ceci en fait l'une des toutes premières compositions portant leur signature, parmi les « plus de cent » que les deux compères prétendent avoir déjà écrites avant « Songwriting & Recording Database: Let It Be », The Beatles Ultimate Experience. Consulté le 7 mars 2011.. À cette époque, elle est intitulée . Paul McCartney raconte : .
Le numéro 9 joue un rôle important dans la vie de John Lennon. Dans sa fameuse interview fleuve au journal Playboy, recueillie par la journaliste David Sheff en 1980, il explique : « C'est quelque chose que j'ai écrit vers mes 17 ans. J'habitais au 9, Newcastle Road, je suis né le , le neuvième mois (sic ?). C'est juste un chiffre qui me suit, mais apparemment, je serais plutôt un numéro 6, ou 3, ou quelque chose du genre, mais tout ça fait partie du 9 ». Dix ans plus tard, il enregistrera la pièce d'avant-garde Revolution 9 pour le Double blanc des Beatles, où on entend, répété de manière insistante « number nine » (numéro neuf). De la même façon, en forme d'hommage, Apple choisira la date du (09/09/09) pour la réédition de tout le catalogue remastérisé du groupe.
Quant à Paul McCartney, revenant sur cette composition précoce avec son ami Barry Miles dans le livre Many Years From Now, il souligne : « Ce n'était pas une grande composition, mais c'est une de mes favorites, car j'ai de grands souvenirs de John et moi en train d'essayer d'écrire une chanson bluesy à la manière de . Il y avait pas mal de chansons américaines dans le genre à l'époque, comme , Freight Train, Rock Island Line. C'était ça, le One After 909 [...] ».
Premiers enregistrements
En , , cette composition originale Lennon/McCartney, est enregistrée avec un magnétophone GrundigMark Lewisohn, , Harmony Books, 2013, page 326 dans la salle de bain familiale des McCartney au 20 Forthlin Road à Liverpool.. Jouées par Paul McCartney, John Lennon et Stuart Sutcliffe, dix-neuf chansons dont 6 originales sont enregistrées sur cette bande magnétique. De ces dernières, You'll Be Mine et Cayenne, en plus de Hallelujah I Love Her So de Ray Charles seront ultimement incluses dans Anthology 1.
a ensuite été enregistrée, le même mois, dans le studio privé de par Lennon, Harrison et McCartney. Ce disque acétate uniface a été perdu. C'est le même studio dans lequel avaient été enregistrées In Spite of All the Danger et That'll Be the Day deux ans auparavantMark Lewisohn, , Harmony Books, 2013, page 289.
De plus, cette chanson aurait pu être présente sur l'une des premières publications des Beatles, puisqu'une tentative d'enregistrement de ce titre a lieu le aux studios EMI d'Abbey Road, lors de la séance où le troisième single du groupe, , et sa face B , sont mis en boîte. Ces deux chansons enregistrées, les Beatles souhaitent enregistrer deux vieux titres : et . La séance étant sur le point de s'achever, le groupe ne s'attaque qu'à .
Les Beatles tentent de l'enregistrer quatre fois, dans un arrangement plus relâché que sur et avec une ligne vocale plus monotone de la part de John Lennon. Les trois premiers essais s'achèvent prématurément, lorsque Paul McCartney, qui a égaré son médiator, n'est pas capable de suivre le rythme sur sa basse, ou quand Lennon se trompe et redémarre un refrain avant la fin du solo de George HarrisonAnthology 1 (disque 1, pistes 25 et 26), 1995, prises 2, 3, 4 et 5 de la première version de One After 909.. La seule tentative qui soit complète n'est pas jugée concluante, et John Lennon critique la contribution de Harrison : . Cet enregistrement est abandonné et laissé dans les archives d'Abbey Road, jusqu'à ce qu'il soit publié sur le disque en 1995.
Enregistrement pour Let It Be La chanson ne refait surface que six ans plus tard, pour se retrouver incluse dans la liste des titres interprétés pour le futur album . Les séances dites « Get Back » ne débutent que onze semaines après celles de l'« Album blanc », de ce fait John Lennon propose de dépoussiérer celle-ci .. Si le de 1963 est un rock 'n' roll classique, composé de en boucle, et ponctué en son milieu d'un solo de George Harrison peu convaincant, celui de est d'un autre calibre. Il est joué plus rapidement, plus « lourd », soutenu par un riff de piano électrique de Billy Preston, avec le même George Harrison beaucoup plus assuré à la guitare solo, et un chant très énergique de Paul McCartney et John LennonOne After 909 rooftop concert sur Youtube.
Le titre présent sur Let It Be (1970) étant à l’origine l'enregistrement « live » du rooftop concert du , le producteur Phil Spector n’y a pas ajouté effets sonores variés ou d'ajouts vocaux ou instrumentaux comme sur la plupart des autres chansons de ce disque. Par conséquent, la version publiée en 2003 sur Let It Be… Naked, l'album débarrassé des artifices de production de Spector — une initiative de Paul McCartney —, ne diffère pas fondamentalement de la précédente, si ce n’est un son « modernisé » à travers un remixage et une remasterisation efficaces. Un vers de la chanson traditionnelle irlandaise est entendu en finale, à l'initiative de Lennon, mais coupée avec un fondu en fermeture rapide pour la version « Naked ». La prise 3, enregistrée le dans le studio du Saville Row avec Billy Preston jouant sur le piano à queue Blüthner, est placée dans le premier disque de suppléments de la version Super Deluxe de l'album et dans le disque bonus de la version en deux disques, publiés en ..
Fiche technique Musiciens The Beatles John Lennon – chant, guitare rythmique Paul McCartney – chant, basse George Harrison – guitare rythmique, guitare solo Ringo Starr – batterie
Musicien additionnel Billy Preston – piano électrique
Équipe de production George Martin – producteur Glyn Johns – ingénieur du son Alan Parsons – ingénieur du son
Références
Bibliographie
Catégorie:Chanson interprétée par les Beatles Catégorie:Chanson de 1970 Catégorie:Chanson écrite par Lennon/McCartney Catégorie:Chanson produite par Phil Spector