Sainte-Maxime est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Avec en 2022, il s'agit de la ville la plus importante du golfe de Saint-Tropez. Ses habitants sont appelés les Maximois et les Maximoises.

Géographie

La station borde la rive nord du golfe de Saint-Tropez. Protégée du mistral par les collines boisées du massif des Maures, elle s'ouvre au sud. Le sud de la commune, en bordure de la mer Méditerranée, est à une altitude proche de zéro. Plusieurs vallées, des fleuves côtiers traversant le territoire communal jusqu'à la mer, dans le sens nord-sud, sont entourées des collines du massif des Maures. Le point culminant de Sainte-Maxime, le Peigros, proche du col de Gratteloup, a une altitude de . Plusieurs fleuves côtiers traversent la commune de Sainte-Maxime : le Préconil, se jetant dans la mer Méditerranée près du port, ainsi que son affluent, le « Vallon de Bouillonnet » ; la Garonnette, se jetant dans la mer Méditerranée en limite de commune, à l'est, près des Issambres ; le « Vallon du Puèro ».

Climat

vignette|Végétation typique de maquis dans les hauteurs de Sainte-Maxime, au printemps. Le climat de Sainte-Maxime est de type méditerranéen, avec des étés chauds et secs et des hivers frais et humides. Octobre est le mois le plus arrosé, mais les précipitations restent abondantes jusqu'en février. Juin, juillet et août sont les mois les plus secs avec parfois plusieurs semaines sans pluie. Il pleut en moyenne par an. Les extrêmes climatiques sont rares à cause de la proximité de la mer même s'il y a parfois des épisodes de canicule, moins marqués que dans les terres néanmoins. Les températures négatives sont plutôt rares et les chutes de neige sont exceptionnelles, et elle fond souvent au cours de la journée. Grâce au massif des Maures, l'influence du mistral est moins marquée que pour les communes situées plus à l'ouest de la Provence comme Marseille ou Toulon.

La végétation est typiquement méditerranéenne avec une alternance de forêts de chênes, de pinèdes ainsi que du maquis où coexiste une forte biodiversité végétale : cistes, bruyères, lavandes, romarin. Ce climat très doux permet notamment la plantation de nombreuses espèces tropicales dans les jardins de la commune.

Communes limitrophes

Voies de communications et transports

Réseau routier : Sainte-Maxime est accessible par la route départementale RD 559 (ex-RN 98), qui longe le bord de mer depuis Fréjus, à l'est, ou Grimaud à l'ouest. La RD 25 permet de rejoindre l'autoroute A8 ( Le Muy) et l'arrière-pays varois, par le col de Gratteloup. Transports en commun : les bus verts (simplicity/circuit vert et bleu) assurent toute l'année des navettes sur le territoire de Sainte-Maxime, 7 jours sur 7 durant la période estivale et du lundi au samedi en basse saison et pour un euro seulement. Transports maritimes : une navette maritime assure, dix mois par an, une liaison entre le port de Sainte-Maxime et celui de Saint-Tropezliaison maritime pour Saint Tropez. Transports ferroviaires : les gares TGV les plus proches sont celles de Saint-Raphaël-Valescure et des Arcs - Draguignan. Des liaisons de bus relient chacune des gares à Sainte-Maximetransports ferroviaires.

Urbanisme Typologie Au , Sainte-Maxime est catégorisée centre urbain intermédiaire selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Sainte-MaximeUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Sainte-Maxime comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Maxime, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC). vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). +Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain continu 0,7 %56Tissu urbain discontinu 14,3 %1174Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 0,9 %77Espaces verts urbains 0,6 %50Équipements sportifs et de loisirs 0,7 %58Vignobles 0,1 %6Vergers et petits fruits 1,0 %103Systèmes culturaux et parcellaires complexes 4,7 %384Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 0,9 %77Forêts de feuillus 4,1 %341Forêts de conifères 0,5 %38Forêts mélangées 23,7 %1951Végétation sclérophylle 47,7 %3927Forêt et végétation arbustive en mutation 1,0 %86Mers et océans 0,1 %11Source : Corine Land Cover.

Toponymie En provençal, la ville était appelée Santa Maxima selon la norme classique ou Santo Maimo selon la norme mistralienne. Son nom provient de Maxime de Callian, sainte patronne de la commune, dont l'église paroissiale abrite des reliques.

Histoire Préhistoire et protohistoire Le territoire de Sainte-Maxime n'a pas livré de gisements préhistoriques majeurs ou d'artefacts paléolithiques notables répertoriésComte de Guignard de Germond. Stations néolithiques du Var. In: Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 34, n°5, 1937. pp. 257-260. https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1937_num_34_5_4532. Mais des traces d'occupation protohistoriques ont notamment été identifiées sur des sites côtiers comme celui du Meunier, au-dessus de la pointe des Sardinaux. Ils témoignent d'une fréquentation de cette frange littorale du Golfe de Saint-Tropez avant l'urbanisation antiqueSainte-Maxime, site le Meunier, archéologie, 2008: https://www.burillon.net/fr/sainte-maxime-site-le-meunier-archeologie-2008.php.

Les premiers habitants de Sainte-Maxime furent certainement des Ligures, qui se trouvaient sur place lors de l’arrivée des Romains. Ces populations avaient l’habitude de planter de grandes pierres à la mémoire de leurs chefs défunts. Il en subsiste quelques-uns sur le territoire de la communeJean-Daniel de Germond, Sainte-Maxime, le temps retrouvé, 1993, p.3.

Antiquité

De la période romaine, différents vestiges ont été identifiés, notamment sur le site des Sardinaux, officiellement fouillé en octobre 2002. On y a trouvé des amphores, de la vaisselle, des vases en verre et des bouteilles datés de la fin du Ier siècle et du début du IIe siècle. Ces découvertes confirment la présence d’une villa romaine à proximité immédiate du siteLe vivier romain des Sardinaux: https://www.sainte-maxime.com/explorer/culture-traditions/le-vivier-romain/.

Moyen Âge

Après la chute de l’empire romain, on assiste à des invasions sur toute la côte varoise : Wisigoths (fin du Ve siècle), Ostrogoths (VIe et VIIe siècles) et Sarrasins (à de nombreuses reprises à partir du VIIIe siècle) créant une insécurité permanente qui a poussé les habitants à se replier sur les hauteurs à Gassin, Ramatuelle, Cogolin, Grimaud…) ou plus à l’intérieur des terres (abbaye du Thoronet XII-XIII ème siècle).

Vers 973, Guillaume Ier de Provence prend le contrôle de la région, un évènement qui constitue l'épisode fondateur du pouvoir comtal provençal.

A cette époque, de vastes étendues de la côte varoise furent confiées à des moines. Celles de l'Ouest furent attribuées à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille et celles de l'Est à l’abbaye de Lérins. Celle-ci échangea des terres avec les cisterciens de l'abbaye du Thoronet, dont celles de "Sancta Maxima". Mais celles-ci étaient en friche et inexploitées.

Pour tenter de remédier à cela, François de Rivière, Abbé du Thoronet, décida en 1520 de faire construire le premier niveau d’une tour qui devrait protéger des incursions des pirates les habitants qui accepteraient de s'installer à proximité pour exploiter les terres.

Cette disposition ne fut pas suffisante. Aussi, son successeur, l’abbé des Ursins, résolut-il en 1557 de faire venir des “accaptants” pour peupler la terre inhabitée de Sainte-Maxime. Il leur donnait à cultiver environ une trentaine d’hectares. En échange, ils devaient poursuivre la construction de la tour, et verser une redevance.

Les nouveaux habitants élevèrent la tour d’un étage et tentèrent de travailler pendant quelques années. Mais, en 1563, on constata qu’il y avait eu “déguerpissement”. Les hommes ne pouvaient assumer cette redevance et avaient préféré tout laisser sur place et s’en aller ailleurs.

Temps modernes

On n’entendra plus parler de cette communauté pendant un siècle. Puis la vie reprit, comme en atteste l'érection en paroisse de la succursale de Sainte-Maxime le 21 juillet 1672.

Au XVIIIe siècle, la localité se structure et devient un bourg côtier actif. La population croît nettement au cours de la seconde moitié du siècle. Elle passe ainsi à près de 680 habitants dans les années 1760 pour atteindre environ 1.200 habitants à la veille de la Révolution française (en 1793).

Le petit port bénéficie d'une réelle prospérité grâce à son activité commerciale. Une flotte de voiliers locaux s'active pour acheminer vers Marseille et l'Italie des productions régionales phares : le bois, le liège, l'huile d'olive et le vin.

Symbole de cette vitalité retrouvée et de l'augmentation de la population, une nouvelle église paroissiale est érigée en 1762 puis agrandie au siècle suivant. La localité s'affranchit de son isolement passé pour s'affirmer comme un village de marins, de pêcheurs et de commerçants solidement ancré sur les rives du Golfe de Saint-Tropez.

Période contemporaine

Entre 1889 et 1949, la commune est desservie par la ligne à voie métrique de Toulon à Saint-Raphaël des chemins de fer de Provence.

Dès le début du , la ville connaît les débuts du tourisme, qui ne fera que se développer par la suite.

Dès le , les plages de la Nartelle et des Eléphants comptent parmi les sites qui accueillirent les Alliés lors du débarquement de ProvenceChemins de mémoire : Provence août 44.Mémorial du Débarquement des forces alliées. La commune est décorée, le , de la Croix de guerre 1939-1945Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945.

Après la Seconde Guerre mondiale, Sainte-Maxime connaît une métamorphose profonde, passant d'un bourg essentiellement tourné vers la mer et l'agriculture locale à une station balnéaire de la Côte d'Azur.